Récits génératifs

Produire un court métrage par IA génératives, de l’écriture au mixage. Les compétences techniques d’un pipeline complet — sur un lieu réel que vous documentez, ou sur un monde que vous inventez de toutes pièces.

Generative Narratives

Producing a short film with generative AI, from writing to the final mix. The technical skills of a complete pipeline — on a real place you document, or on a world you invent from nothing.

Édition 2026.1 · Années 1 à 5Years 1 to 5 · L’École de Design Nantes Atlantique

Préambule Front matter

Comment utiliser ce manuel

How to use this manual

Ce manuel se lit de trois façons, parce qu’on ne consulte pas un manuel dans le même état d’esprit selon le moment.

  • Du début à la fin, comme un cours. Les parties I à VII suivent l’ordre réel de la production : comprendre, aller sur le terrain, écrire, verrouiller, générer l’image, animer, sonoriser, monter. Tout le manuel repose sur un seul film, et chaque chapitre s’achève sur une de ses étapes.
  • Par dérive, quand votre personnage a changé de visage entre le plan 7 et le plan 8, à 23 h la veille du jury. Filez à l’Index Dérive → Correction : il est classé selon ce que vous voyez à l’écran, et non par chapitre.
  • Par question, via la recherche en haut de page, la FAQ Étudiants, ou la bibliothèque de prompts.
  • Par outil, si vous voulez savoir ce que vous pilotez : Sous le capot nomme les modèles et les flux de l’atelier, y compris ceux que ce manuel ne couvre pas, et donne les liens vers les projets d’origine.

Étiquettes d’année

Ce manuel sert de la première à la cinquième année. Le contenu est donc étiqueté par le niveau à partir duquel il devient utile, et les étiquettes sont cumulatives : une section marquée A3+ concerne la troisième année et les suivantes.

  • Non étiqueté — le pipeline de base. Tout le monde, dès la première année. C’est ce qui produit un film fini, et c’est l’essentiel du manuel.
  • A3+ — la production tenue : budget de calcul, contrôle de la continuité, discipline d’itération, choix des prises.
  • A4+ — l’approfondissement : contrôle par carte de profondeur, prévisualisation 3D, transfert de mouvement, entraînement de LoRA, reconstruction du site en 3D.

Utilisez le filtre A1·2 / A3 / A4·5 de la barre d’outils pour masquer ce qui ne vous concerne pas encore. Votre choix est mémorisé. Voir le parcours par année pour ce que chaque niveau doit lire et rendre.

Un film réalisé entièrement en technique de base peut être excellent. Un film qui empile les techniques avancées sans découpage solide ne l’est jamais — et cela vaut en cinquième année autant qu’en première.

Conventions

  • Menu > Sous-menu — un chemin d’interface à cliquer.
  • Réglage — le nom exact d’un paramètre, ou quelque chose à taper.
  • Un bloc prompt avec bouton Copier se copie tel quel. Ce qui est EN COULEUR est à remplacer par votre contenu.
  • Toute affirmation vérifiée dans la documentation officielle d’un modèle ou d’un outil porte la mention Documenté et peut être tenue pour fiable. Ce qui est marqué Pratique d’atelier relève du métier et non de la spécification : discutez-en si vous avez mieux.
Les modèles changent plus vite que ce manuel

Ce champ bouge tous les deux mois. Les noms de modèles cités ici seront périmés avant vos diplômes ; la méthode ne le sera pas. Le chapitre 3 et la page Prompts & modèles concentrent volontairement tout ce qui est périssable, pour que le reste du manuel reste juste. Quand le manuel et votre installation ne sont pas d’accord sur un nom de nœud ou un réglage, croyez le logiciel.

Ce manuel ne remplace pas un regard

Un modèle génératif produira toujours une image « correcte ». Il ne vous dira jamais que votre film n’a rien à dire. Les étapes de relecture humaine inscrites dans le pipeline ne sont pas des formalités administratives : ce sont les seuls moments où une décision de design est réellement prise. Ne les sautez pas parce que la machine va vite.

This manual is built to be read three different ways, because students use a manual in three different situations.

  • Front to back, as a course. Parts I to VII follow the real order of production: understand, go on site, write, lock, generate the image, animate, add sound, edit. The whole manual runs on one film, and each chapter ends with a stage of it.
  • By drift, when your character's face has changed between shot 7 and shot 8 at 23:00 the night before a crit. Go straight to the Drift → Fix index. It is organised by what you see on screen, not by chapter.
  • By question, using the search box at the top, the Student FAQ, or the prompt library.
  • By tool, if you want to know what you are driving: Under the hood names the models and the studio's workflows, including the ones this manual does not cover, and links to the upstream projects.

Year tags

This manual serves years one to five. Content is therefore tagged with the level at which it becomes useful, and the tags are cumulative: a section marked A3+ concerns third year and everything above it.

  • Untagged — the core pipeline. Everyone, from first year. This is what produces a finished film, and it is most of the manual.
  • A3+ — production under control: compute budget, continuity control, iteration discipline, choosing takes.
  • A4+ — depth: depth-map control, 3D previz, motion transfer, LoRA training, 3D reconstruction of the site.

Use the A1·2 / A3 / A4·5 filter in the toolbar to hide what you do not need yet. Your choice is remembered. See the year pathways for what each level should read and submit.

A film made entirely with core technique can be excellent. A film that piles on advanced technique without a solid breakdown never is — and that holds in fifth year as much as in first.

Conventions

  • Menu > Submenu — a UI path you click through.
  • Setting — the exact name of a parameter, or something you type.
  • A prompt block with a Copy button is meant to be copied as it stands. Anything IN COLOUR is for you to replace.
  • Every claim verified against a model's or tool's official documentation is marked Documented and can be trusted. Anything marked Studio practice is craft, not specification — argue with it if you have a better way.
Models move faster than this manual

This field turns over every couple of months. The model names quoted here will be stale before you graduate; the method will not. Chapter 3 and the Prompts & models page deliberately concentrate everything perishable, so the rest of the manual stays true. Where the manual and your installation disagree about a node name or a setting, believe the software.

This manual is no substitute for judgement

A generative model will always produce a "correct" image. It will never tell you your film has nothing to say. The human review steps written into the pipeline are not administrative formalities: they are the only moments at which a design decision is actually made. Do not skip them because the machine is fast.

Préambule Front matter

Le projet et ce que vous rendez

The project and what you submit

Ce cours repose sur un seul film, mené de bout en bout : 60 secondes, 20 plans de 3 secondes. Il n’y a pas d’exercices séparés sur des sujets séparés. Chaque chapitre s’achève sur une étape de ce film unique, et chaque étape produit quelque chose qui finit dans le rendu final ou dans les décisions qui le justifient.

Votre film peut se passer n’importe où — y compris nulle part

Ce manuel est un cours de compétences techniques. Le pipeline est le même que votre film soit situé dans un lieu réel que vous êtes allé documenter ou dans un monde entièrement inventé — science-fiction, anticipation, fable, abstraction. Les deux voies sont également légitimes et également exigeantes.

Ce qui ne change pas, c’est qu’il vous faut un référentiel : un ensemble d’images et de sons spécifiques qui empêchent le modèle de retomber sur sa moyenne. Le chapitre 6 décrit les deux façons de le construire — la voie captée et la voie construite — et à partir du chapitre 7 le manuel ne fait plus la différence.

Ce format est celui de la troisième année

Le manuel est écrit pour 60 secondes et vingt plans, et c’est ce format que tous les exemples emploient. En première et deuxième année, le film fait 30 secondes et dix plans ; en quatrième et cinquième, 60 à 90 secondes avec des exigences techniques supplémentaires. Le pipeline, lui, est exactement le même aux trois niveaux. Voir Parcours par année.

Pourquoi 60 secondes et 20 plans

Ce format n’est pas une contrainte arbitraire, c’est un choix pédagogique.

  • 3 secondes par plan correspond à ce qu’un modèle vidéo génère nativement et bien. Au-delà, la dérive s’installe : les visages bougent, les mains se réorganisent, le décor se réinvente. Vous apprenez le métier dans la zone où l’outil est fiable.
  • 20 plans est assez pour qu’il faille une méthode de cohérence — à 5 plans, on s’en sort à l’œil ; à 20, non — et assez peu pour qu’un échec de méthode reste réparable dans le temps du module.
  • 60 secondes obligent à raconter par le montage et le son plutôt que par le dialogue. C’est un exercice de design, pas d’écriture de série.

Les trois livrables

QuoiConstruit aux étapes
A Le dossier de production — le référentiel visuel et sonore (capté ou construit), la feuille de plans complète, et les trois chartes (personnage, lieu, style). C’est le document qui prouve la méthode. 2, 3, 4 · figé à l’étape 5
B Le storyboard — 20 images clés validées, chacune accompagnée du prompt exact qui l’a produite et de sa graine (seed). 6, 7
C Le film — 60 secondes, 20 plans, son mixé, générique incluant la déclaration des outils utilisés. 8, 9, 10
Le livrable A est un travail noté, pas un brouillon

Parce que le dossier de production est rendu, tout ce qui relève des chapitres 6, 9 et 10 est évalué directement : la qualité de la captation sur site, la précision du découpage, la rigueur des chartes. Un film joli produit sans feuille de plans ni charte est un livrable A faible, quelle que soit la beauté de C — parce qu’il n’est pas reproductible, et qu’un procédé non reproductible n’est pas une méthode.

La règle de réconciliation

Le film que vous rendez doit être le film que votre feuille de plans décrit. Vous découvrirez des impossibilités pendant les étapes 6 et 8 : un plan que le modèle refuse de produire, un raccord qui ne tient pas. Ces problèmes se corrigent en amont, dans la feuille de plans et les chartes, jamais en bricolant en aval et en laissant le document mentir. Si A et C ne racontent pas la même chose, les deux sont faux.

Ce qui est évalué

La grille détaillée est donnée par votre encadrant, mais les quatre axes sont annoncés d’emblée, parce qu’ils déterminent où mettre votre effort.

AxeCe qu’on regarde
SpécificitéLe film a-t-il un monde à lui, ou un décor génériquement plausible que le modèle a produit par défaut ? On compare le film à votre référentiel : les matières, la lumière et les singularités que vous avez réunies s’y retrouvent-elles ?
CohérencePersonnage, lieu, lumière et style tiennent-ils sur les 20 plans ? Les dérives sont-elles absentes, ou assumées et signifiantes ?
IntentionLe découpage sert-il un propos, ou est-ce une suite de belles images ? Le son travaille-t-il avec l’image ou la double-t-il ?
MéthodeLe dossier de production permet-il à quelqu’un d’autre de refaire votre film ? Les outils sont-ils déclarés honnêtement ?
Pratique d’atelier

Le piège de ce module est de confondre vitesse de production et avancement du projet. Vous pouvez générer 400 images en une soirée et n’avoir rien décidé. Une séance productive se mesure au nombre de choix arrêtés — un cadrage retenu, une charte figée, un plan validé — pas au nombre de fichiers produits.

This course runs on one film, carried the whole way through: 60 seconds, 20 shots of 3 seconds. There are no separate exercises on separate subjects. Every chapter ends with a stage of that single film, and each stage produces something that ends up in the final submission or in the decisions behind it.

Your film can be set anywhere — including nowhere

This manual is a course in technical skills. The pipeline is the same whether your film is set in a real place you went and documented or in a wholly invented world — science fiction, speculation, fable, abstraction. Both routes are equally legitimate and equally demanding.

What does not change is that you need a reference set: a body of specific images and sounds that stop the model falling back on its average. Chapter 6 describes the two ways to build one — the captured route and the constructed route — and from chapter 7 onwards the manual stops distinguishing between them.

This format is the third-year one

The manual is written for 60 seconds and twenty shots, and every example uses that format. In first and second year the film is 30 seconds and ten shots; in fourth and fifth, 60 to 90 seconds with additional technical requirements. The pipeline itself is exactly the same at all three levels. See Year pathways.

Why 60 seconds and 20 shots

The format is not an arbitrary constraint. It is a teaching decision.

  • 3 seconds per shot is what a video model natively generates well. Past that, drift sets in: faces move, hands rearrange themselves, the set reinvents itself. You learn the craft inside the range where the tool is reliable.
  • 20 shots is enough to force an actual consistency method — at 5 shots you can eyeball it; at 20 you cannot — and few enough that a failure of method is still repairable within the module.
  • 60 seconds forces you to tell the story through editing and sound rather than dialogue. This is a design exercise, not television writing.

The three deliverables

WhatBuilt in stages
A The production dossier — the visual and sound reference set (captured or constructed), the complete shot sheet, and the three bibles (character, place, style). This is the document that proves the method. 2, 3, 4 · frozen at 5
B The storyboard — 20 signed-off key frames, each with the exact prompt that produced it and its seed. 6, 7
C The film — 60 seconds, 20 shots, mixed sound, end credits including a declaration of the tools used. 8, 9, 10
Deliverable A is marked work, not a rough draft

Because the production dossier is submitted, everything in chapters 6, 9 and 10 is assessed directly: the quality of the site capture, the precision of the breakdown, the rigour of the bibles. A pretty film produced with no shot sheet and no bible is a weak Deliverable A however beautiful C is — because it is not reproducible, and a process that cannot be reproduced is not a method.

The reconciliation rule

The film you hand in must be the film your shot sheet describes. You will discover impossibilities during stages 6 and 8: a shot the model refuses to produce, a cut that does not hold. Those are fixed upstream, in the shot sheet and the bibles — never by patching downstream and letting the document lie. If A and C tell different stories, both are wrong.

What is assessed

Your tutor gives the detailed rubric, but the four axes are announced up front, because they determine where to put your effort.

AxisWhat we look at
SpecificityDoes the film have a world of its own, or a generically plausible set the model produced by default? We compare the film against your reference set: do the materials, light and singularities you assembled actually show up in it?
ConsistencyDo character, place, light and style hold across 20 shots? Is drift absent — or deliberate and meaningful?
IntentDoes the breakdown serve an argument, or is it a run of nice images? Does the sound work with the picture or merely double it?
MethodCould someone else remake your film from the production dossier? Are the tools declared honestly?
Studio practice

The trap in this module is confusing production speed with project progress. You can generate 400 images in an evening and have decided nothing. A productive session is measured in settled choices — a framing kept, a bible frozen, a shot approved — not in files produced.

Préambule Front matter

Parcours par année

Year pathways

Ce manuel est employé de la première à la cinquième année. Le pipeline ne change pas d’un niveau à l’autre — c’est tout l’intérêt d’avoir un seul document : ce que vous apprenez en première année reste vrai en cinquième, et vous n’avez rien à désapprendre. Ce qui change est le format, la profondeur technique et ce que l’on attend de votre argumentation.

Le principe

Un première année traverse les sept étapes en entier, sur un film plus court. Il ne fait pas « un morceau du cours » : il fait tout le cours, en plus petit. C’est la seule façon d’apprendre un pipeline — et c’est pourquoi le format se réduit mais jamais le nombre d’étapes.

Le format selon l’année

AnnéeFormatChartesAxes hybrides exigés
A1 · A2
découverte
30 s · 10 plans de 3 s
Structure en cinq blocs réduite à 2·2·2·2·2
Les chartes de lieu et de style. Un lieu, pas de personnage — ou un personnage vu de dos. 1 · la preuve
4 · le métier
A3
le format de référence
60 s · 20 plans de 3 s
Les cinq blocs complets (3·5·4·5·3)
Les trois chartes : personnage, lieu, style. 1 · la preuve
3 · la matière
4 · le métier
A4 · A5
recherche
60 – 90 s, découpage libre, 20 plans minimum Les trois, versionnées et datées, avec justification des révisions. Les quatre, dont l’axe 2 · le contrôle, démontré sur au moins deux plans.

Tout le reste du manuel s’écrit pour le format de référence — 60 secondes, vingt plans. Quand vous lisez « vos vingt plans » en première année, comprenez « vos dix plans » : les proportions de la structure en cinq blocs restent les mêmes.

Ce que vous rendez, selon l’année

A1 · A2A3A4 · A5
A dossier Base de références + feuille de plans + chartes de lieu et de style + journal Dossier complet : les trois chartes, journal tenu à chaque étape Dossier complet + une note de positionnement de deux pages (chapitre 18)
B storyboard 10 images clés validées, avec prompts 20 images clés validées, avec prompts et graines Idem, plus la planche de cohérence et les graphes employés
C film 30 s, son mixé, générique déclarant les outils 60 s, son mixé, générique déclarant les outils 60 – 90 s, son mixé, générique déclarant les outils
D transmission Un actif réutilisable et documenté légué à l’atelier : un graphe ComfyUI, une LoRA avec son jeu d’images, une reconstruction de site, ou une fiche de technique. Il servira à la promotion suivante.
Pourquoi un livrable D en fin de cycle

Parce qu’à ce niveau la compétence attendue n’est plus de faire un film mais de rendre une technique transmissible. Un graphe que personne d’autre ne sait rouvrir n’est pas un acquis d’école. C’est aussi ainsi que le laboratoire du chapitre 3 s’enrichit : par les promotions précédentes.

Le parcours de lecture

Le manuel se lit en entier à tous les niveaux — mais pas avec la même attention. Cette table dit où mettre la vôtre. Utilisez le filtre A1·2 / A3 / A4·5 de la barre d’outils pour masquer directement ce qui n’est pas encore pour vous.

ChapitreA1 · A2A3A4 · A5
1 Le pipelineLireLireLire
2 Le principe hybrideSauf §2.4ToutTout
3 Le laboratoire§3.1 · §3.2 · §3.4+ §3.3 VRAMTout
4 Le dossier de projetLireLireLire
5 Problématique et briefLireLireLire · documentation étendue
6 Construire le référentiel§6.1 – §6.4 · §6.6 – §6.10Idem+ §6.5 reconstruction 3D
7 Du brief au pitchLireLireLire
8 Piloter le LLMLireLireLire · critique de la sortie
9 Découpage et feuille de plansLireLireLire
10 Les chartes§10.2 lieu · §10.3 style · §10.4 formatToutTout · versionné
11 Super-prompt et ancrage§11.1 · §11.2 · §11.5+ §11.3 références multiples+ §11.4 prompt structuré
12 Générer le storyboardLireLireLire
13 Contrôle et validation§13.3 animatique+ §13.1 contours et profondeurTout · §13.2 prévisualisation
14 De l’image au plan animéLireLireLire
15 Contrôle avancé et finition§15.1 · §15.3 · §15.4Idem+ §15.2 vidéo de contrôle
16 Conception sonoreLireLireLire
17 Montage, étalonnage, livraisonLireLireLire
18 Droit, éthique et créditsLireLireLire · note écrite exigée
Trois chapitres ne se sautent à aucun niveau

Le 4 (le dossier de projet), le 16 (le son) et le 17 (le montage) sont les trois que tout le monde est tenté de survoler, et les trois qui décident si le film existe. Un cinquième année qui néglige le son rend un film plus faible qu’un première année qui l’a travaillé. Ce n’est pas une question de niveau, c’est une question de métier.

Si vous refaites ce module

Plusieurs d’entre vous traverseront ce manuel deux ou trois fois au cours des cinq années. Ne refaites pas le même film en plus long : changez d’axe.

  • Deuxième passage — gardez le format, changez de forme narrative (chapitre 7). Si vous avez fait une révélation, faites une confrontation. La contrainte est d’écriture, pas de technique.
  • Troisième passage — gardez la forme, changez d’axe hybride dominant. Un film construit sur l’axe 2, le contrôle géométrique, est un autre métier qu’un film construit sur l’axe 1.
  • À tout moment — un film sans personnage, ou un film entièrement en plans fixes, sont des contraintes fortes et productives. Elles produisent souvent le meilleur travail du groupe.

This manual is used from first year to fifth. The pipeline does not change between levels — that is the whole point of having one document: what you learn in first year is still true in fifth, and you have nothing to unlearn. What changes is the format, the technical depth, and what is expected of your argument.

The principle

A first-year goes through all seven stages, on a shorter film. They are not doing "part of the course": they are doing the whole course, smaller. That is the only way to learn a pipeline — and it is why the format shrinks but the number of stages never does.

Format by year

YearFormatBiblesRequired hybrid axes
A1 · A2
discovery
30 s · 10 shots of 3 s
Five-block structure reduced to 2·2·2·2·2
The place and style bibles. One place, no character — or a character seen from behind. 1 · evidence
4 · craft
A3
the reference format
60 s · 20 shots of 3 s
The full five blocks (3·5·4·5·3)
All three bibles: character, place, style. 1 · evidence
3 · material
4 · craft
A4 · A5
research
60 – 90 s, free breakdown, 20 shots minimum All three, versioned and dated, with revisions justified. All four, including axis 2 · control, demonstrated on at least two shots.

The rest of the manual is written for the reference format — sixty seconds, twenty shots. When you read "your twenty shots" in first year, read "your ten shots": the proportions of the five-block structure stay the same.

What you submit, by year

A1 · A2A3A4 · A5
A dossier Reference library + shot sheet + place and style bibles + log Complete dossier: all three bibles, log kept at every stage Complete dossier + a two-page position paper (chapter 18)
B storyboard 10 approved key frames, with prompts 20 approved key frames, with prompts and seeds The same, plus the consistency sheet and the graphs used
C film 30 s, mixed sound, credits declaring the tools 60 s, mixed sound, credits declaring the tools 60 – 90 s, mixed sound, credits declaring the tools
D handover One reusable, documented asset left to the studio: a ComfyUI graph, a LoRA with its image set, a site reconstruction, or a technique sheet. It will serve the next cohort.
Why a Deliverable D at the end of the cycle

Because at that level the competence expected is no longer making a film but making a technique transmissible. A graph nobody else can reopen is not a school asset. It is also how the chapter 3 lab grows: through the cohorts before you.

The reading path

The manual is read in full at every level — but not with the same attention. This table says where to put yours. Use the A1·2 / A3 / A4·5 filter in the toolbar to hide outright what is not for you yet.

ChapterA1 · A2A3A4 · A5
1 The pipelineReadReadRead
2 The hybrid principleExcept §2.4AllAll
3 The lab§3.1 · §3.2 · §3.4+ §3.3 VRAMAll
4 The project folderReadReadRead
5 Brief and questionReadReadRead · extended documentation
6 Building the reference set§6.1 – §6.4 · §6.6 – §6.10Same+ §6.5 3D reconstruction
7 From brief to pitchReadReadRead
8 Directing the LLMReadReadRead · critique the output
9 Breakdown and shot sheetReadReadRead
10 The bibles§10.2 place · §10.3 style · §10.4 formatAllAll · versioned
11 Super-prompt and anchoring§11.1 · §11.2 · §11.5+ §11.3 multi-reference+ §11.4 structured prompting
12 Generating the storyboardReadReadRead
13 Control and sign-off§13.3 animatic+ §13.1 edges and depthAll · §13.2 previz
14 From still to moving shotReadReadRead
15 Advanced control and finishing§15.1 · §15.3 · §15.4Same+ §15.2 control video
16 Sound designReadReadRead
17 Edit, grade, deliveryReadReadRead
18 Law, ethics and creditsReadReadRead · written paper required
Three chapters are skipped at no level

Chapter 4 (the project folder), 16 (sound) and 17 (the edit) are the three everyone is tempted to skim, and the three that decide whether the film exists. A fifth-year who neglects sound submits a weaker film than a first-year who worked on it. That is not a question of level, it is a question of craft.

If you take this module again

Several of you will go through this manual two or three times across the five years. Do not remake the same film longer: change axis.

  • Second pass — keep the format, change the narrative form (chapter 7). If you did a reveal, do a confrontation. The constraint is one of writing, not of technique.
  • Third pass — keep the form, change the dominant hybrid axis. A film built on axis 2, geometric control, is a different craft from a film built on axis 1.
  • At any point — a film with no character, or a film entirely in static shots, are strong and productive constraints. They often produce the best work in the group.

Partie I · Fondations

Ce qu’il faut avoir compris avant d’ouvrir un seul outil. Le pipeline, la nature exacte de l’hybridation, le matériel, et l’organisation des fichiers.

Part I · Foundations

What you need to understand before opening a single tool. The pipeline, the exact nature of the hybrid, the hardware, and how the files are organised.

Chapitre 1 · Fondations Chapter 1 · Foundations

Le pipeline, de bout en bout

The pipeline, end to end

Avant de toucher au moindre bouton, il faut vous représenter ce qui se joue lorsqu’une intention de film traverse une chaîne de modèles génératifs. Presque toutes les difficultés que vous rencontrerez dans ce cours viennent de l’absence de cette représentation.

1.1 Trois familles d’outils, trois idées incompatibles de ce qu’est un plan

C’est l’élément le plus utile de ce chapitre. Vous allez enchaîner trois types de modèles, et aucun des trois ne se représente un film de la même façon.

OutilPour lui, un plan est…Ce qu’il ignore totalement
Le LLM
(Gemma, Claude, Mistral…)
…un paragraphe de texte. Une description, une intention, une durée annoncée. À quoi ressemble l’image. Il écrira « plan large sur la halle » sans aucune idée de ce que la halle contient.
Le modèle d’image
(FLUX.2, Qwen-Image, Nano Banana…)
…une image isolée, fabriquée à partir de bruit. Une seule, sans avant ni après. Qu’il existe 19 autres images. Chaque génération est la première de sa vie.
Le modèle vidéo
(Wan, LTX, Kling, Veo…)
3 secondes de mouvement partant d’une image de départ. Le plan précédent, le plan suivant, et ce que le personnage était censé faire avant.
Documenté · le fait central de tout ce manuel

Aucun de ces modèles n’a de mémoire entre deux appels. Un modèle de diffusion d’images génère chaque image indépendamment ; un modèle vidéo conditionné par une image de départ ne connaît que cette image. La continuité que le spectateur perçoit dans votre film n’est jamais produite par l’outil. Elle est produite par vous, et elle est stockée dans des documents : la feuille de plans et les trois chartes.

C’est pour cette raison que le livrable A existe et qu’il est noté. Ce n’est pas de la paperasse pédagogique : c’est littéralement l’organe de mémoire de votre film.

1.2 Les sept étapes

Le schéma ci-dessous est la carte de tout le manuel. Chaque étape porte des décisions qui lui appartiennent, et remet à la suivante un artefact précis. Si vous ne pouvez pas nommer l’artefact que vous venez de produire, l’étape n’est pas terminée.

Before touching a single button, you need a mental picture of what happens when an intention for a film passes through a chain of generative models. Almost every difficulty you will meet in this course comes from not having that picture.

1.1 Three families of tool, three incompatible ideas of what a shot is

This is the most useful thing in the chapter. You are going to chain three kinds of model, and none of the three pictures a film the same way.

ToolTo it, a shot is…What it knows nothing about
The LLM
(Gemma, Claude, Mistral…)
…a paragraph of text. A description, an intention, a stated duration. What the image looks like. It will write "wide shot of the market hall" with no idea what the hall contains.
The image model
(FLUX.2, Qwen-Image, Nano Banana…)
…a single isolated image, built out of noise. One, with no before and no after. That 19 other images exist. Every generation is the first of its life.
The video model
(Wan, LTX, Kling, Veo…)
3 seconds of movement starting from one input frame. The previous shot, the next shot, and what the character was supposed to have been doing before.
Documented · the central fact of this entire manual

None of these models has memory between calls. An image diffusion model generates each image independently; a video model conditioned on a start frame knows only that frame. The continuity a viewer perceives in your film is never produced by the tool. It is produced by you, and it is stored in documents: the shot sheet and the three bibles.

That is why Deliverable A exists and why it is marked. It is not pedagogical paperwork: it is literally the memory organ of your film.

1.2 The seven stages

The diagram below is the map of the whole manual. Each stage carries decisions that belong to it, and hands the next one a specific artefact. If you cannot name the artefact you have just produced, the stage is not finished.

Les sept étapes du pipeline et leur chemin de retour DOSSIER DE PROJET — UN SEUL, PORTABLE, NOMMÉ PROJECT FOLDER — ONE, PORTABLE, NAMED 1 TERRAIN · Quel site, quel angle · Protocole de captation · Ce qui fait preuve SORT références/ FIELDWORK · Which site, which angle · Capture protocol · What counts as evidence HANDS ON references/ 2 ÉCRITURE · Pitch en une phrase · Ton et point de vue · Ce qu’on ne montre pas SORT script.md WRITING · One-sentence pitch · Tone and point of view · What you withhold HANDS ON script.md 3 DÉCOUPAGE · 20 plans × 3 s · Échelles et raccords · Où va l’émotion SORT plans.csv BREAKDOWN · 20 shots × 3 s · Sizes and cuts · Where the emotion lands HANDS ON shots.csv 4 VERROUILLAGE · Traits immuables · Signature du lieu · Suffixe de style SORT chartes.md LOCKING · Immutable traits · Signature of the place · Style suffix HANDS ON bibles.md 5 IMAGE · Cadre et lumière · Références injectées · Ce qui est validé SORT 20 × clé.png IMAGE · Frame and light · References injected · What gets approved HANDS ON 20 × key.png 6 MOUVEMENT · Mouvement caméra · Action dans le plan · Prise retenue SORT 20 × plan.mp4 MOVEMENT · Camera movement · Action in frame · Take selected HANDS ON 20 × shot.mp4 7 SON & MONTAGE · Rythme du montage · Ambiances et voix · Étalonnage final LIVRABLE C film_60s.mp4 SOUND & EDIT · Cutting rhythm · Ambience and voice · Final grade DELIVERABLE C film_60s.mp4 « Le visage a changé » — la charte était trop vague “The face changed” — the bible was too vague « Le raccord ne tient pas » — le découpage était faux “The cut doesn’t hold” — the breakdown was wrong « Ce n’est pas mon site » — la captation était trop pauvre “That isn’t my site” — the capture was too thin Les flèches rouges remontent : un défaut constaté en aval a été commis en amont. The red arrows point back: a fault noticed downstream was made upstream.
Fig 1.1 — Les sept étapes, ce que chacune décide, ce qu’elle remet à la suivante. L’étape 4 est encadrée en rouge parce que c’est la seule dont l’oubli est irréparable en aval.
Fig 1.1 — The seven stages, what each one decides, what it hands on. Stage 4 is boxed in red because it is the only one whose omission cannot be repaired downstream.

1.3 Le chemin de retour

Les flèches rouges du schéma sont la partie la plus importante. Elles décrivent une régularité que vous allez vivre plusieurs fois :

Un défaut constaté en aval a presque toujours été commis en amont.

Le réflexe naturel, quand le plan 12 est raté, est de regénérer le plan 12. Vingt fois s’il faut. C’est presque toujours une perte de temps, parce que le plan 12 n’est pas la cause du problème :

Ce que vous constatezOù le problème a été crééCe qu’il faut réellement corriger
Le personnage n’a pas le même visage qu’au plan 7Étape 4La charte personnage est trop vague, ou vous ne l’avez pas collée intégralement
Deux plans consécutifs ne se raccordent pasÉtape 3Le découpage ne respecte pas l’unité de temps et d’espace
Le film est joli mais ne ressemble à aucun lieu réelÉtape 1Vous n’avez pas capté assez de matière sur site, ou vous ne l’injectez pas
Le montage ne tient pas le rythmeÉtape 3Les durées ont été décidées après coup au lieu d’être écrites
Chaque plan a un style légèrement différentÉtape 4Le suffixe de style a changé en cours de route

D’où la seule discipline qui compte vraiment dans ce cours : quand un plan résiste, remontez d’une étape avant de regénérer. Ouvrez la feuille de plans, ouvrez les chartes, et demandez-vous ce qui y manque. Neuf fois sur dix la réponse est écrite là.

1.4 Ce que le pipeline ne fait pas

Le schéma pourrait laisser croire qu’un film sort d’une chaîne d’outils. Il faut être clair sur les trois choses qu’aucune étape ne produit.

  • Un propos. Aucun modèle ne sait pourquoi votre film existe. Cela se décide à l’étape 1, avec le brief, et se vérifie à l’étape 2.
  • Un point de vue. Un LLM à qui l’on demande un scénario produit la moyenne statistique des scénarios : trois actes, un obstacle, une résolution. Si vous acceptez sa première proposition, vous rendez la moyenne.
  • Le tri. C’est le travail le plus sous-estimé du module. Générer est gratuit et rapide ; choisir reste entièrement à votre charge, et c’est là que se voit le designer.

Les étapes de relecture inscrites dans le pipeline — après le script, après le découpage, après chaque image, après chaque plan — sont les moments où ces trois choses arrivent. Elles sont dans le schéma d’origine de ce cours et elles y restent.

Étape 1 · Répétition à blanc du pipeline

Ce que vous faites

Avant tout repérage, avant toute écriture sérieuse : traversez les sept étapes en une seule séance, sur un sujet bidon, sans jamais chercher à ce que ce soit beau. Cinq plans de 3 secondes, soit 15 secondes de film. Fixez-vous 90 minutes et arrêtez quand elles sont écoulées, dans l’état où vous en êtes.

Ce que cela produit

Un film jetable de 15 secondes, et surtout la liste écrite de chaque endroit où vous avez été bloqué, perdu, ou obligé de deviner. Cette liste ouvre votre journal de projet — un document unique que vous alimenterez à chaque étape, où vous consignez les décisions prises et leur raison.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • Les sept étapes ont été traversées une fois, aussi mal que ce soit.
  • Un fichier vidéo existe, avec au moins un son dessus.
  • Votre liste de blocages est écrite quelque part, pas seulement dans votre tête.

On n’optimise pas un processus qu’on n’a jamais mené à terme. Faites la version laide d’abord — rien de tout cela n’est rendu.

1.3 The return path

The red arrows on the diagram are the most important part of it. They describe a regularity you are going to live through several times:

A fault noticed downstream was almost always made upstream.

The natural reflex when shot 12 is bad is to regenerate shot 12. Twenty times if necessary. That is nearly always wasted effort, because shot 12 is not the cause of the problem:

What you observeWhere it was createdWhat actually needs fixing
The character's face differs from shot 7Stage 4The character bible is too vague, or you did not paste it in full
Two consecutive shots do not cut togetherStage 3The breakdown does not respect unity of time and space
The film is pretty but resembles no real placeStage 1You did not capture enough material on site, or you are not injecting it
The edit does not hold its rhythmStage 3Durations were decided afterwards instead of being written
Every shot has a slightly different lookStage 4The style suffix changed along the way

Hence the one discipline that really matters in this course: when a shot resists, go back one stage before regenerating. Open the shot sheet, open the bibles, and ask what is missing from them. Nine times out of ten the answer is written there.

1.4 What the pipeline does not do

The diagram might suggest a film comes out of a chain of tools. Be clear about the three things no stage produces.

  • An argument. No model knows why your film exists. That is decided at stage 1, with the brief, and verified at stage 2.
  • A point of view. An LLM asked for a screenplay produces the statistical average of screenplays: three acts, an obstacle, a resolution. If you accept its first offer, you submit the average.
  • Selection. This is the most underestimated work in the module. Generating is free and fast; choosing remains entirely yours, and that is where the designer shows.

The review steps written into the pipeline — after the script, after the breakdown, after each image, after each shot — are the moments at which those three things happen. They were in this course's original schema and they stay in it.

Stage 1 · Pipeline dry run

What you do

Before any scouting, before any serious writing: run all seven stages in one sitting, on a throwaway subject, never once trying to make it look good. Five shots of 3 seconds — 15 seconds of film. Set yourself 90 minutes and stop when they are up, in whatever state you are in.

What it produces

A disposable 15-second film, and more importantly a written list of every point where you got stuck, lost, or had to guess. That list opens your project log — a single document you will add to at every stage, recording the decisions you make and why.

Ready to move on when

  • You have been through all seven stages once, however badly.
  • A video file exists, with at least one sound on it.
  • Your blocker list is written down somewhere, not just remembered.

You cannot optimise a process you have never completed. Do the ugly version first — none of this is submitted.

Chapitre 2 · Fondations Chapter 2 · Foundations

Le principe hybride

The hybrid principle

« Hybride » est le mot le plus galvaudé de ce champ. Dans ce cours il a un sens précis et étroit : mêler du matériau génératif et du matériau non génératif. Il désigne quatre choses différentes qu’il faut savoir distinguer, parce qu’elles n’entrent pas au même endroit du pipeline et ne résolvent pas les mêmes problèmes.

Le problème que l’hybridation résout

Un modèle génératif produit la moyenne de ce qu’il a vu. Demandez-lui « une halle industrielle » ou « une cité orbitale » : il vous donnera une halle et une cité plausibles, génériques, qui n’existent nulle part. Elles seront belles. Elles ne diront rien de votre film, et n’importe qui aurait pu les obtenir avec le même prompt.

L’hybridation est l’ensemble des techniques par lesquelles vous forcez le modèle à parler de votre sujet plutôt que de sa moyenne. C’est ce qui sépare un exercice de prompt d’un travail de design.

Hybride ne veut pas dire documentaire

C’est le contresens le plus fréquent sur ce mot, et il faut l’écarter tout de suite. Hybrider ne signifie pas « filmer un lieu réel ». Un film de science-fiction dont les décors viennent de maquettes que vous avez photographiées, dont les bruitages sont enregistrés sur votre bureau et dont les mouvements de caméra sortent d’une prévisualisation Blender est plus hybride qu’un documentaire produit entièrement à partir de prompts textuels.

Ce qui compte n’est pas que votre monde soit réel. C’est que le matériau qui l’ancre soit le vôtre.

2.1 Les deux voies du référentiel

Quoi que vous racontiez, il vous faut un référentiel : un ensemble d’images et de sons spécifiques, triés et nommés, que vous injecterez dans le modèle et dont vous tirerez vos chartes. C’est le même artefact dans les deux cas, et il se construit de deux façons.

Voie captéeVoie construite
Le monde est Réel, existant, visitable. Inventé — anticipation, fable, abstraction, univers non figuratif.
Le référentiel vient de Vos photographies, vidéos et enregistrements sur site. Vos images de recherche générées puis triées, vos dessins, vos maquettes et objets photographiés, vos textures, des références sous licence compatible.
Le risque propre Rester descriptif : un beau relevé qui ne raconte rien. Rester flottant : un monde qui change de règles d’un plan à l’autre parce qu’il n’a jamais été fixé.
La discipline propre Aller chercher assez de matière, et la bonne. Trancher. Générer est facile ; décider que c’est ça et plus autre chose est le travail.
Produit au bout 01_references/ trié, nommé, indexé — identique dans les deux voies

Le chapitre 6 détaille les deux voies. À partir du chapitre 7, le manuel ne fait plus la différence : le pipeline technique est exactement le même.

Les deux voies se mélangent très bien

C’est même le cas le plus fréquent, et souvent le plus fort : un monde inventé dont les matières viennent de photographies réelles. Une cité orbitale dont les parois sont les textures de béton d’un parking que vous avez photographié tiendra mieux que la même cité décrite en texte — parce que la matière est vraie, même si le lieu ne l’est pas.

2.2 Les quatre axes

AxeCe que votre matériau apporteEntre au stadeNiveau
1 · Le référentiel Vos images — photographiées sur site, ou générées puis triées, ou dessinées — servent de références injectées dans la génération. Le modèle ne devine plus la matière, il la copie. Étapes 1 → 5 A1+
2 · Le contrôle Une géométrie que vous fournissez — carte de profondeur, contours, pose, maquette, rendu 3D — impose au modèle une structure qu’il n’a pas le droit de réinventer. Étapes 5 → 6 A3+
3 · La matière Des éléments captés entrent tels quels dans le film fini : ambiances, bruitages, plans réels, textures, maquettes photographiées. Rien ne sonne comme un vrai son — y compris pour un monde inventé. Étapes 6 → 7 A1+
4 · Le métier Le montage, l’étalonnage et le mixage restent des gestes traditionnels, faits dans des outils traditionnels. C’est là que 20 clips deviennent un film. Étape 7 A1+

Deux de ces axes sont exigés dans le livrable, deux sont facultatifs — voir Parcours par année pour votre niveau. Un film qui n’utilise que l’axe 1 et l’axe 4 est un film hybride recevable, qu’il soit documentaire ou de pure fiction. Un film qui n’utilise aucun des quatre est une suite d’images générées, et ce n’est pas ce que ce module demande.

"Hybrid" is the most overused word in this field. In this course it has a precise, narrow meaning: mixing generative material with non-generative material. It covers four different things you need to keep apart, because they enter the pipeline at different points and solve different problems.

The problem hybridising solves

A generative model produces the average of what it has seen. Ask it for "an industrial market hall" or "an orbital city" and it gives you a plausible, generic hall and city that exist nowhere. They will be beautiful. They will say nothing about your film, and anyone could have got them from the same prompt.

Hybridising is the set of techniques by which you force the model to talk about your subject rather than its average. It is what separates a prompting exercise from design work.

Hybrid does not mean documentary

This is the commonest misreading of the word, and it needs clearing up at once. Hybridising does not mean "filming a real place". A science-fiction film whose sets come from maquettes you photographed, whose foley you recorded on your desk, and whose camera moves come out of a Blender previz is more hybrid than a documentary produced entirely from text prompts.

What matters is not that your world is real. It is that the material anchoring it is yours.

2.1 The two routes to a reference set

Whatever you are telling, you need a reference set: a body of specific images and sounds, sorted and named, which you will inject into the model and from which you will draw your bibles. It is the same artefact either way, and there are two ways to build it.

Captured routeConstructed route
The world is Real, existing, visitable. Invented — speculative, fable, abstraction, non-figurative.
The reference set comes from Your photographs, video and recordings on site. Your research images generated then selected, your drawings, your photographed maquettes and objects, your textures, references under a compatible licence.
Its particular risk Staying descriptive: a fine survey that says nothing. Staying loose: a world that changes its rules shot to shot because it was never fixed.
Its particular discipline Going out and getting enough material, and the right material. Deciding. Generating is easy; settling on this one and nothing else is the work.
Produces, in the end 01_references/ sorted, named, indexed — identical on both routes

Chapter 6 details both routes. From chapter 7 onwards the manual stops distinguishing: the technical pipeline is exactly the same.

The two routes mix very well

That is in fact the commonest case, and often the strongest: an invented world whose materials come from real photographs. An orbital city whose walls are the concrete textures of a car park you photographed will hold better than the same city described in text — because the material is true, even though the place is not.

2.2 The four axes

AxisWhat your own material contributesEnters atLevel
1 · Reference set Your images — photographed on site, or generated then selected, or drawn — act as references injected into generation. The model no longer guesses the material, it copies it. Stages 1 → 5 A1+
2 · Control Geometry you supply — depth map, edges, pose, maquette, 3D render — imposes a structure on the model that it is not allowed to reinvent. Stages 5 → 6 A3+
3 · Material Captured elements enter the finished film as they are: ambience, foley, real plates, textures, photographed maquettes. Nothing sounds like a real sound — including in an invented world. Stages 6 → 7 A1+
4 · Craft Editing, grading and mixing remain traditional gestures in traditional tools. That is where 20 clips become a film. Stage 7 A1+

Two of these axes are required in the submission, two are optional — see Year pathways for your level. A film using only axis 1 and axis 4 is an acceptable hybrid film, whether documentary or pure fiction. A film using none of the four is a run of generated images, and that is not what this module asks for.

Les quatre points d’entrée du réel dans le pipeline génératif LA CHAÎNE GÉNÉRATIVE — CE QUE LA MACHINE FABRIQUE THE GENERATIVE CHAIN — WHAT THE MACHINE MAKES 1 Terrain 2 Écriture 3 Découpage 4 Verrou. 5 Image 6 Mouvement 7 Montage 1 Field 2 Writing 3 Breakdown 4 Locking 5 Image 6 Movement 7 Edit LE RÉEL — CE QUE VOUS ÊTES ALLÉ CHERCHER THE REAL — WHAT YOU WENT OUT AND GOT photos · vidéos · sons · relevés · votre œil photos · video · sound · surveys · your eye 1 · LA PREUVE images de référence injectées dans la génération 1 · EVIDENCE reference images injected into generation 2 · LE CONTRÔLE profondeur · contours · pose · rendu 3D du site 2 · CONTROL depth · edges · pose · 3D render of the site 3 · LA MATIÈRE · 4 · LE MÉTIER ambiances captées, montage, étalonnage, mixage 3 · MATERIAL · 4 · CRAFT captured ambience, edit, grade, mix Plus le réel entre tôt et souvent, moins le film ressemble à celui de tout le monde. The earlier and more often the real enters, the less the film looks like everyone else's.
Fig 2.1 — Les quatre axes ne sont pas des options décoratives : ce sont quatre points d’injection, à quatre endroits précis de la chaîne.
Fig 2.1 — The four axes are not decorative options: they are four injection points, at four precise places in the chain.

2.3 Axe 1 — Le référentiel A1+

C’est l’axe fondateur, et le seul qui soit strictement obligatoire dans ce module. Il consiste à traiter votre référentiel comme un matériau de génération, et non comme une documentation qu’on regarde avant de prompter.

Concrètement, les modèles d’image actuels acceptent une ou plusieurs images de référence en entrée, en plus du texte. Le prompt décrit l’intention ; les références fournissent la vérité matérielle : la couleur exacte de la brique, la façon dont la lumière tombe dans cette halle-là, la texture du sol.

Documenté

La génération conditionnée par référence est aujourd’hui une capacité de premier plan des modèles d’image. FLUX.2 [dev] accepte jusqu’à dix images de référence simultanées pour maintenir la cohérence d’un sujet ou d’un décor ; les modèles de la famille Nano Banana Pro sont documentés pour un usage à trois à cinq références vues sous des angles différents. Les valeurs exactes évoluent — vérifiez la documentation de la version que vous avez installée.

La conséquence pratique est directe et elle explique l’insistance du chapitre 6 : la qualité de votre film est plafonnée par la qualité de votre référentiel. Vous ne pouvez pas injecter une matière que vous n’avez ni photographiée, ni générée, ni dessinée.

2.4 Axe 2 — Le contrôle A3+

La référence contraint la matière. Le contrôle contraint la géométrie. C’est ce qui vous permet de dire non pas « une halle avec une verrière » mais « cette halle, vue depuis ce point, avec la verrière exactement à cet endroit du cadre ».

Trois voies, de la plus légère à la plus lourde :

VoieCe que vous fabriquezCoût
Contours / profondeur d’une photoVous extrayez la carte de profondeur ou les contours d’une de vos photos de site et vous l’imposez au modèle. Le cadrage réel est conservé, la matière est réinventée.Faible — une photo suffit
Prévisualisation 3D (Blender)Vous bloquez le plan en 3D grossière : un pantin, une caméra, un mouvement. Le rendu sert de guide de mouvement au modèle vidéo, qui suit votre caméra au lieu d’en inventer une.Moyen — demande de savoir bloquer un plan
Reconstruction du siteVous reconstruisez le lieu en 3D à partir de vos prises de vue (splats gaussiens, photogrammétrie), puis vous y placez des caméras impossibles à tenir à la main.Élevé — voir chapitre 6
Pratique d’atelier

N’allez pas au contrôle avant d’en avoir besoin. Le contrôle coûte du temps et il en fait gagner exactement dans un cas : quand un plan précis résiste à toutes vos tentatives en texte seul, parce que sa géométrie est trop spécifique pour être décrite. C’est un outil de déblocage, pas une étape obligatoire.

2.5 Axe 3 — La matière A1+

Certains éléments captés n’ont aucun besoin d’être générés, et perdent tout à l’être. Le son en tête.

  • Les ambiances. Le son réel d’un lieu porte une information que même un bon générateur n’invente pas : la réverbération exacte du volume, les sons lointains qui situent le quartier. Trois minutes d’enregistrement sur site valent mieux qu’une heure de génération.
  • Les plans réels. Rien n’interdit qu’un de vos 20 plans soit filmé. Un détail, une texture, une main — un plan réel au milieu de plans générés produit un effet de vérité qui rejaillit sur les autres.
  • Les textures. Photographiées à plat, elles servent en post-traitement graphique : grain, salissures, reflets, imperfections de vitre.

2.6 Axe 4 — Le métier A1+

Le dernier axe est le moins spectaculaire et le plus déterminant. Vos 20 plans sortis du modèle vidéo ne forment pas un film : ce sont 20 clips de 3 secondes de qualité inégale, de colorimétrie légèrement divergente, sans son. Ce qui les transforme en film est du travail de monteur, dans un outil de montage.

Documenté · c’est aussi la pratique professionnelle

Les productions professionnelles qui intègrent de la vidéo générative en 2026 la traitent comme une source parmi d’autres, dans un montage non-linéaire classique — Premiere Pro, DaVinci Resolve — aux côtés de prises réelles. Aucun pipeline sérieux ne livre directement la sortie brute d’un modèle. Les courts métrages hybrides primés en festival cette année suivent tous ce schéma.

Le chapitre 17 y est entièrement consacré. Retenez dès maintenant qu’il faut lui réserver du temps : le réflexe d’étudiant est de tout dépenser en génération et de monter la veille du rendu.

2.3 Axis 1 — The reference set A1+

This is the founding axis and the only one strictly required in this module. It means treating your reference set as generation material rather than as documentation you glance at before prompting.

Concretely, current image models accept one or more reference images as input alongside the text. The prompt describes the intention; the references supply material truth: the exact colour of the brick, the way light falls in that hall, the texture of the floor.

Documented

Reference-conditioned generation is now a headline capability of image models. FLUX.2 [dev] accepts up to ten simultaneous reference images to hold a subject or a set consistent; the Nano Banana Pro family is documented for use with three to five references seen from different angles. Exact figures move — check the documentation for the version you have installed.

The practical consequence is direct, and it explains why chapter 6 insists: the quality of your film is capped by the quality of your reference set. You cannot inject a material you have neither photographed, nor generated, nor drawn.

2.4 Axis 2 — Control A3+

References constrain material. Control constrains geometry. It is what lets you say not "a hall with a glass roof" but "this hall, seen from this point, with the glass roof exactly here in frame".

Three routes, lightest to heaviest:

RouteWhat you makeCost
Edges / depth from a photoYou extract the depth map or edge map from one of your site photographs and impose it on the model. The real framing is kept; the material is reinvented.Low — one photo is enough
3D previz (Blender)You block the shot in rough 3D: a dummy, a camera, a move. The render acts as a motion guide for the video model, which follows your camera instead of inventing one.Medium — you must be able to block a shot
Site reconstructionYou rebuild the place in 3D from your footage (Gaussian splats, photogrammetry), then place cameras there that no hand could hold.High — see chapter 6
Studio practice

Do not reach for control before you need it. Control costs time and saves it in exactly one case: when a specific shot resists every text-only attempt because its geometry is too particular to describe. It is an unblocking tool, not a compulsory stage.

2.5 Axis 3 — Material A1+

Some captured elements have no need to be generated, and lose everything by being generated. Sound first.

  • Ambience. The real sound of a place carries information even a good generator does not invent: the exact reverberation of the volume, the distant sounds that place the neighbourhood. Three minutes of recording on site beats an hour of generation.
  • Real plates. Nothing forbids one of your 20 shots being filmed. A detail, a texture, a hand — one real shot among generated ones produces an effect of truth that rubs off on the others.
  • Textures. Photographed flat, they serve in graphic post-treatment: grain, dirt, reflections, imperfections in glass.

2.6 Axis 4 — Craft A1+

The last axis is the least spectacular and the most decisive. Your 20 shots out of the video model are not a film: they are 20 three-second clips of uneven quality and slightly divergent colour, with no sound. What turns them into a film is an editor's work, in an editing tool.

Documented · this is also professional practice

Professional productions integrating generative video in 2026 treat it as one source among others, inside a conventional non-linear edit — Premiere Pro, DaVinci Resolve — alongside real footage. No serious pipeline delivers a model's raw output directly. The hybrid shorts that placed at festivals this year all follow that pattern.

Chapter 17 is devoted to it. Note now that you must reserve time for it: the student reflex is to spend everything on generation and edit the night before the deadline.

Chapitre 3 · Fondations Chapter 3 · Foundations

Le laboratoire

The lab

Le chapitre périssable

Tout ce qui suit est daté d’août 2026 et sera partiellement faux dans six mois. C’est volontaire : ce chapitre concentre l’information périssable pour que le reste du manuel reste juste. Les rôles décrits ici — un modèle de texte, un modèle d’image, un modèle vidéo, un modèle audio — sont stables. Les noms ne le sont pas. Voir aussi la page Prompts & modèles, tenue à jour séparément, et Sous le capot, qui nomme les projets d’origine et donne un protocole pour juger un modèle que vous ne connaissez pas.

3.1 Les quatre rôles

Quelle que soit l’époque, votre installation doit remplir quatre rôles. Raisonnez par rôle, pas par marque.

RôleCe qu’il fait dans votre filmÉtapes
Texte (LLM)Écrit et restructure : synopsis, scénario, découpage, rédaction des prompts d’image. Un modèle multimodal peut en plus regarder vos photos de site et les décrire.2, 3, 4
ImageProduit les 20 images clés du storyboard, accepte des références, fait le transfert de style et les retouches.5
VidéoAnime une image clé sur 3 secondes. Certains modèles produisent le son en même temps.6
AudioVoix, musique, bruitage. Complète — ne remplace pas — vos captations de terrain.7
Documenté · les rôles commencent à fusionner

Ce découpage en quatre rôles reste le bon cadre pour penser votre installation, mais un même modèle peut désormais en tenir plusieurs. MiniMax H3, publié le 3 août 2026, lit du texte, des images, de la vidéo et de l’audio dans un seul contexte et rend de la vidéo avec son son : il occupe à lui seul les rôles vidéo et audio. LTX-2 produit également image et son en une passe.

Cela ne change pas la méthode : il vous faut toujours un texte, une image clé, un mouvement et un son. Cela change le nombre d’outils à installer — et cela vous oblige à décider ce que vous gardez du son que le modèle vous donne, ce qui est traité au chapitre 16.

3.2 Comment vous accédez au laboratoire

Le laboratoire fonctionne en local, sur les GPU de l’école. Vous n’installez rien : l’atelier a développé deux outils maison qui vous donnent accès aux modèles depuis n’importe quelle machine du réseau. Ils sont l’œuvre de b2renger, à l’École de Design Nantes Atlantique.

OutilCe qu’il vous donneCe que vous faites
LlmOnLan
« LOL » · le texte
Un assistant de conversation local, calculé sur les GPU de l’école et non dans le nuage. Le modèle servi par défaut est Gemma 4. Vous installez l’application, elle se connecte toute seule, vous discutez. Aucune configuration, aucun compte, aucune clé d’API.
ComfyQ
l’image, la vidéo, le son
Un accès partagé à ComfyUI sur les GPU de l’atelier, avec réservation de créneaux et file d’attente. Vous ouvrez une adresse dans un navigateur, vous réservez un créneau, vous remplissez les paramètres, vous regardez le calcul avancer. Rien à installer — cela marche depuis un téléphone.
Rien à retenir, rien à configurer

Vous n’avez aucune adresse à mémoriser et aucune liste à consulter : les applications trouvent elles-mêmes les serveurs actifs sur le réseau de l’école. Le client de conversation se connecte seul ; Discovery liste les machines ComfyQ qui tournent et vous ouvre la bonne.

C’est ce qui rend ce chapitre durable : les machines changent, s’ajoutent, tombent en panne et repartent sans que rien de ce manuel devienne faux. Les liens de téléchargement et les consignes d’accès sont sur la page interne Local AI as a Service.

Ce que vous installez, vous

Deux applications de bureau, qui se mettent à jour toutes seules ensuite.

ApplicationÀ quoi elle sertTéléchargement
Client LlmOnLan
indispensable
La conversation avec le modèle : toute la partie écriture, chapitres 7 à 9. Releases · v0.1.25
ComfyQ Discovery
vivement conseillée
Voir quelles machines de l’atelier tournent, ce qu’elles servent, et ouvrir la page de réservation de celle qui vous convient. Releases

Le client LlmOnLan existe pour les trois systèmes ; prenez le fichier qui correspond au vôtre.

Votre machineLe fichierAu premier lancement
Windows LlmOnLan-Setup-version.exe · ≈ 100 Mo SmartScreen affiche un avertissement : Informations complémentaires → Exécuter quand même. Une seule fois.
macOS Apple Silicon LlmOnLan-version-arm64.dmg · ≈ 110 Mo Gatekeeper bloque : clic droit → Ouvrir → Ouvrir. Une seule fois.
Linux LlmOnLan-version.AppImage · ≈ 120 Mo chmod +x puis lancer. Sur Ubuntu / Mint, il faut parfois sudo apt install libfuse2.
Trois choses à savoir avant de cliquer
  • Prévoyez environ 1 Go et un peu de patience. L’installeur fait 100 Mo, mais au premier lancement l’application télécharge son moteur de conversation (Open WebUI, ≈ 700 Mo) une fois pour toutes. Faites-le avant la séance, pas pendant : vingt-cinq téléchargements simultanés sur le réseau de l’école, c’est une heure perdue pour tout le monde.
  • L’avertissement de sécurité est normal, pour les deux applications. Les installeurs ne sont pas signés — c’est le prix d’un outil d’école, pas un signe de danger. Le contournement est celui décrit ci-dessus, et il ne se fait qu’une fois par application.
  • Mac Intel : pas de client LlmOnLan. Il n’existe qu’en Apple Silicon (M1 et suivants). Sur un Mac Intel, passez par un poste de l’atelier pour la partie écriture, ou demandez à votre encadrant. ComfyQ Discovery, lui, existe bien en version Intel — et ComfyQ s’ouvre de toute façon dans un navigateur.

Une fois lancée, l’application se connecte toute seule au réseau de l’école et vous dépose dans une conversation. Il n’y a ni compte, ni clé, ni adresse à saisir. Si elle ne trouve rien, c’est que le service n’est pas démarré : demandez à votre encadrant plutôt que de chercher un réglage.

Trouver la machine libre · ComfyQ Discovery

Les serveurs de l’atelier s’annoncent d’eux-mêmes sur le réseau. ComfyQ Discovery les écoute et les liste : nom de la machine, GPU et mémoire, état, flux de travail servi avec sa description, travaux en attente. Un bouton ouvre directement la page de réservation de la machine choisie.

C’est par là que vous entrez dans ComfyQ : plutôt que de demander une adresse ou d’ouvrir six onglets à l’aveugle, vous voyez d’un coup d’œil quel GPU est libre et lequel sert le flux dont vous avez besoin. L’application ne commande rien à distance — elle regarde.

Le réflexe de début de séance

Ouvrez Discovery avant de commencer. Une machine grisée s’est tue depuis un moment ; une machine qui sert déjà un flux différent du vôtre ne vous servira à rien. Trente secondes ici évitent de réserver un créneau sur le mauvais GPU et de le découvrir vingt minutes plus tard.

Ce que LlmOnLan sait faire, et que vous allez utiliser

Ce n’est pas seulement une fenêtre de conversation. Quatre capacités servent directement des étapes de ce manuel.

  • Il regarde vos images. Le modèle servi est multimodal : vous pouvez déposer vos photographies de référence dans la conversation et lui demander de les décrire. C’est exactement le prompt du §6.9.
  • Il cherche sur le web. La recherche est active par défaut, sans rien à configurer. Utile pour la documentation et la recherche de précédents du chapitre 5.
  • Il lit vos documents scannés. Une extraction de texte par modèle de vision est disponible : une étude en PDF image, une archive photographiée deviennent interrogeables.
  • Il peut piloter Blender. En option, la conversation commande un Blender ouvert sur votre machine — créer des objets, exécuter du Python, inspecter la scène. Voir le chapitre 13.
Documenté · vos conversations ne quittent pas votre machine

C’est le point d’architecture qui compte pour vous. Le côté école calcule et n’enregistre rien : toutes vos conversations, vos documents et vos index de recherche restent sur votre machine, dans un dossier que vous choisissez. Rien ne part sur un serveur tiers, et rien n’est visible par les autres étudiants ni par vos enseignants.

Cela vaut aussi pour le droit : sur un projet de commanditaire soumis à confidentialité, c’est la différence entre un outil utilisable et un outil interdit (chapitre 18).

Pourquoi le local plutôt qu’un service en ligne, dans un cadre pédagogique :

  • Le graphe est visible. Dans ComfyUI vous voyez le chemin complet — modèle, échantillonneur, graine, conditionnement. Une interface web vous cache exactement ce que ce cours cherche à vous apprendre.
  • Pas de compteur. L’itération est le cœur du métier. Un système au crédit vous pousse à accepter la troisième image au lieu de la trentième.
  • Vos images restent vos images. Les photos du site, les visages, les projets de commanditaires ne partent pas sur un serveur tiers.
  • Reproductibilité. Même modèle, même graine, même prompt, même image. Indispensable pour que le livrable A veuille dire quelque chose.

3.3 Ce qui tient dans quelle carte A3+

La VRAM est la seule contrainte qui décide de ce que vous pouvez charger. Ordres de grandeur constatés en août 2026, en quantisation courante :

Rôle / modèleVRAM utileRemarque
LLM — Gemma 4 (E4B / 26B / 31B)4 – 24 GoOuvert sous Apache 2.0, 256 k de contexte, vision et audio natifs, 140+ langues. Les tailles E2B/E4B tournent sur un portable.
Image — FLUX.2 [dev]≈ 19 Go en Q4 · ≈ 32 Go en FP8Jusqu’à 10 références. Les variantes allégées (Klein) descendent à 12–16 Go.
Image — Qwen-Image 2.012 – 24 GoLe meilleur pour le texte dans l’image (panneaux, enseignes, cartons).
Vidéo — Wan 2.2 TI2V 5B≈ 24 Go5 s en 720p sur une seule carte de 24 Go. Le point d’entrée raisonnable.
Vidéo — Wan 2.2 A14B (MoE)40 Go et plusMeilleure qualité, hors d’atteinte d’un poste étudiant standard.
Vidéo — LTX-2.x12 – 24 Go en fp8 (720p)Génère l’image et le son synchronisé en une passe. Nettement plus rapide à itérer.
Vidéo — HunyuanVideo 1.514 Go avec déchargement8,3 Md de paramètres. L’option des petites cartes.
Vidéo + audio — MiniMax H316 – 24 Go en INT4 / INT833 Md de paramètres, dont ≈13 Md en branches AdaLN inutiles à l’inférence. 2K (petit côté 768 par défaut), 4 à 15 s en durées entières, 24 im/s, son stéréo 32 kHz dans le même fichier. Natif dans ComfyUI 0.30.0 et au-delà. Licence à territoire restreint : lisez le §18.3 avant de l’employer.
Documenté

Wan 2.2 est publié par Alibaba sous licence Apache 2.0, poids téléchargeables et usage commercial autorisé. Gemma 4, publié le 2 avril 2026 par Google DeepMind, est également sous Apache 2.0, en tailles E2B, E4B, 26B et 31B. Ces deux licences permettent un usage en projet de commande. Ce n’est pas le cas de tous les modèles ouverts. MiniMax H3 est publié sous une licence communautaire dont le territoire d’application n’inclut pas l’Union européenne : les poids se téléchargent librement, mais leur usage ici demande une autorisation distincte. Vérifier cela fait partie du travail — voir le §18.3.

Pratique d’atelier · choisissez petit

Un modèle deux fois plus lourd n’améliore pas un film. Un modèle deux fois plus rapide améliore toujours un film, parce qu’il vous laisse faire trente essais au lieu de huit. Sur les postes de l’atelier, prenez systématiquement le plus léger des modèles qui passe le test du chapitre 12, et gardez les gros pour le rendu final d’un plan déjà validé.

3.4 Le reste de la chaîne

FonctionOutilsStatut
Accès aux GPU de l’atelierComfyQ · outil maisonIndispensable
Accès au LLMLlmOnLan · outil maisonIndispensable
Graphe génératifComfyUIIndispensable
Montage, étalonnage, mixageDaVinci Resolve (gratuit) · Premiere ProIndispensable
Retouche et planchesPhotoshop · Affinity Photo · GIMP · KritaIndispensable
Enregistrement terrainEnregistreur dédié ou téléphone + micro-cravateIndispensable
Prévisualisation 3DBlenderAvancé
Reconstruction 3DLichtFeld Studio · PolycamAvancé
Agrandissement, interpolationNœuds ComfyUI · TopazFinition
Vérification · votre poste est-il prêt

Ce que vous faites

Sur la machine où vous travaillerez réellement, produisez une image en 1024 px et un clip de 3 secondes, et notez les durées au chronomètre.

Ce que cela produit

Deux nombres, écrits dans votre journal de projet. Ils gouvernent tout votre planning : si un clip prend 9 minutes, 20 plans en 3 prises font 9 heures de calcul. Cela ne se découvre pas la veille du rendu.

Vous êtes prêt quand

  • Le client LlmOnLan est installé, il a fini de télécharger son moteur, et il s’est connecté. À faire avant la première séance, chez vous.
  • Vous savez à quelle adresse ouvrir ComfyQ, et vous avez réservé un créneau au moins une fois.
  • Une image sort en moins de 60 secondes.
  • Un clip de 3 s sort en moins de 10 minutes.
  • Vous savez relancer exactement la même image depuis sa graine.
The perishable chapter

Everything below is dated August 2026 and will be partly wrong in six months. That is deliberate: this chapter concentrates the perishable information so the rest of the manual stays true. The roles described here — a text model, an image model, a video model, an audio model — are stable. The names are not. See also the separately maintained Prompts & models page, and Under the hood, which names the upstream projects and gives a protocol for judging a model you have never used.

3.1 The four roles

Whatever the era, your installation has to fill four roles. Think in roles, not brands.

RoleWhat it does in your filmStages
Text (LLM)Writes and restructures: synopsis, screenplay, breakdown, drafting the image prompts. A multimodal model can additionally look at your site photographs and describe them.2, 3, 4
ImageProduces the 20 storyboard key frames, accepts references, does style transfer and retouching.5
VideoAnimates a key frame over 3 seconds. Some models produce sound at the same time.6
AudioVoice, music, foley. Complements — does not replace — your field recordings.7
Documented · the roles are starting to merge

These four roles remain the right frame for thinking about your installation, but one model can now fill several of them. MiniMax H3, released 3 August 2026, reads text, images, video and audio in a single context and returns video with its own sound: it occupies the video and audio roles by itself. LTX-2 likewise produces picture and sound in one pass.

This does not change the method: you still need a text, a key frame, a movement and a sound. It changes how many tools you install — and it forces you to decide what you keep of the sound the model hands you, which chapter 16 deals with.

3.2 How you actually reach the lab

The lab runs locally, on the school's GPUs. You install nothing: the studio has built two in-house tools that give you the models from any machine on the network. They are the work of b2renger, at L'École de Design Nantes Atlantique.

ToolWhat it gives youWhat you do
LlmOnLan
"LOL" · the text
A local chat assistant, computed on the school's GPUs rather than in the cloud. The model served by default is Gemma 4. You install the app, it connects by itself, you chat. No configuration, no account, no API key.
ComfyQ
image, video, sound
Shared access to ComfyUI on the studio GPUs, with slot booking and a job queue. You open a URL in a browser, book a slot, fill in the parameters, watch the compute progress. Nothing to install — it works from a phone.
Nothing to remember, nothing to configure

There is no address to memorise and no list to consult: the applications find the running servers themselves on the school network. The chat client connects on its own; Discovery lists the ComfyQ machines that are running and opens the right one for you.

That is what makes this chapter durable: machines change, get added, break and come back without anything in this manual becoming false. Download links and access instructions live on the internal Local AI as a Service page.

What you install yourself

Two desktop applications, which update themselves from then on.

ApplicationWhat it is forDownload
LlmOnLan client
essential
The conversation with the model: the whole writing side, chapters 7 to 9. Releases · v0.1.25
ComfyQ Discovery
strongly advised
See which studio machines are running, what they are serving, and open the booking page of the one you want. Releases

The LlmOnLan client exists for all three systems; take the file that matches yours.

Your machineThe fileOn first launch
Windows LlmOnLan-Setup-version.exe · ≈ 100 MB SmartScreen warns: More info → Run anyway. Once only.
macOS Apple Silicon LlmOnLan-version-arm64.dmg · ≈ 110 MB Gatekeeper blocks it: right-click → Open → Open. Once only.
Linux LlmOnLan-version.AppImage · ≈ 120 MB chmod +x then run. On Ubuntu / Mint you may need sudo apt install libfuse2.
Three things to know before you click
  • Allow about 1 GB and a little patience. The installer is 100 MB, but on first launch the app downloads its chat engine (Open WebUI, ≈ 700 MB) once and for all. Do that before the session, not during: twenty-five simultaneous downloads on the school network is an hour lost for everyone.
  • The security warning is normal, for both applications. The installers are unsigned — that is the price of a school tool, not a sign of danger. The bypass is the one described above, and you do it once per application.
  • Intel Mac: no LlmOnLan client. It exists only for Apple Silicon (M1 and later). On an Intel Mac, use a studio workstation for the writing side, or ask your tutor. ComfyQ Discovery does ship an Intel build — and ComfyQ opens in a browser anyway.

Once running, the app connects by itself to the school network and drops you into a conversation. There is no account, no key, no address to type. If it finds nothing, the service is not running: ask your tutor rather than hunting for a setting.

Finding the free machine · ComfyQ Discovery

The studio servers announce themselves on the network. ComfyQ Discovery listens and lists them: machine name, GPU and memory, state, the workflow being served with its description, queued jobs. A button opens the booking page of the machine you pick.

This is how you get into ComfyQ: instead of asking for an address or opening six tabs blind, you see at a glance which GPU is free and which one is serving the workflow you need. The app commands nothing remotely — it watches.

The start-of-session reflex

Open Discovery before you start. A dimmed machine has gone quiet for a while; a machine already serving a workflow other than yours is no use to you. Thirty seconds here saves you booking a slot on the wrong GPU and finding out twenty minutes later.

What LlmOnLan can do that you will actually use

It is not only a chat window. Four capabilities serve stages of this manual directly.

  • It looks at your images. The model served is multimodal: you can drop your reference photographs into the conversation and ask it to describe them. That is exactly the §6.9 prompt.
  • It searches the web. Search is on by default, with nothing to configure. Useful for the documentation and precedent research of chapter 5.
  • It reads your scanned documents. Vision-model text extraction is available: a study that is an image-only PDF, a photographed archive, become searchable.
  • It can drive Blender. Optionally, the chat commands a Blender open on your machine — create objects, run Python, inspect the scene. See chapter 13.
Documented · your conversations do not leave your machine

This is the architectural point that matters to you. The school side computes and stores nothing: all your chats, documents and search indexes stay on your machine, in a folder you choose. Nothing goes to a third-party server, and nothing is visible to other students or to your tutors.

It matters legally too: on a client project under confidentiality, that is the difference between a usable tool and a forbidden one (chapter 18).

Why local rather than an online service, in a teaching context:

  • The graph is visible. In ComfyUI you see the whole path — model, sampler, seed, conditioning. A web interface hides exactly what this course is trying to teach you.
  • No meter running. Iteration is the core of the craft. A credit system pushes you to accept the third image instead of the thirtieth.
  • Your images stay yours. Site photographs, faces and client projects do not leave for a third-party server.
  • Reproducibility. Same model, same seed, same prompt, same image. Essential if Deliverable A is to mean anything.

3.3 What fits in which card A3+

VRAM is the only constraint that decides what you can load. Orders of magnitude observed in August 2026, at common quantisation:

Role / modelWorking VRAMNote
LLM — Gemma 4 (E4B / 26B / 31B)4 – 24 GBApache 2.0, 256 k context, native vision and audio, 140+ languages. The E2B/E4B sizes run on a laptop.
Image — FLUX.2 [dev]≈ 19 GB at Q4 · ≈ 32 GB at FP8Up to 10 references. The lighter Klein variants come down to 12–16 GB.
Image — Qwen-Image 2.012 – 24 GBBest for text inside the image (signage, shopfronts, title cards).
Video — Wan 2.2 TI2V 5B≈ 24 GB5 s at 720p on a single 24 GB card. The sensible entry point.
Video — Wan 2.2 A14B (MoE)40 GB and upHigher quality, out of reach of a standard student workstation.
Video — LTX-2.x12 – 24 GB at fp8 (720p)Generates picture and synchronised sound in one pass. Markedly faster to iterate.
Video — HunyuanVideo 1.514 GB with offloading8.3 B parameters. The small-card option.
Video + audio — MiniMax H316 – 24 GB at INT4 / INT833 B parameters, of which ≈13 B sit in AdaLN branches not needed for inference. 2K (default short side 768), 4 to 15 s in integer durations, 24 fps, 32 kHz stereo sound in the same file. Native in ComfyUI 0.30.0 and later. Territory-restricted licence: read §18.3 before using it.
Documented

Wan 2.2 is released by Alibaba under Apache 2.0, with downloadable weights and commercial use permitted. Gemma 4, released 2 April 2026 by Google DeepMind, is likewise Apache 2.0, in E2B, E4B, 26B and 31B sizes. Both licences allow use on commissioned work. That is not true of every open model. MiniMax H3 is released under a community licence whose applicable territory does not include the European Union: the weights download freely, but using them here requires separate authorisation. Checking this is part of the work — see §18.3.

Studio practice · choose small

A model twice as heavy does not improve a film. A model twice as fast always improves a film, because it lets you make thirty attempts instead of eight. On studio machines, systematically take the lightest model that passes the test in chapter 12, and keep the heavy ones for the final render of an already-approved shot.

3.4 The rest of the chain

FunctionToolsStatus
Access to the studio GPUsComfyQ · in-houseEssential
Access to the LLMLlmOnLan · in-houseEssential
Generative graphComfyUIEssential
Edit, grade, mixDaVinci Resolve (free) · Premiere ProEssential
Retouching and contact sheetsPhotoshop · Affinity Photo · GIMP · KritaEssential
Field recordingDedicated recorder, or phone + lavalierEssential
3D previzBlenderAdvanced
3D reconstructionLichtFeld Studio · PolycamAdvanced
Upscaling, interpolationComfyUI nodes · TopazFinishing
Check · is your machine ready

What you do

On the machine you will actually work on, produce one 1024 px image and one 3-second clip, and time them with a stopwatch.

What it produces

Two numbers, written in your project log. They govern your whole schedule: if a clip takes 9 minutes, 20 shots at 3 takes each is 9 hours of compute. That is not something to discover the night before.

You are ready when

  • The LlmOnLan client is installed, has finished downloading its engine, and has connected. Do this before the first session, at home.
  • You know which address opens ComfyQ, and you have booked a slot at least once.
  • An image comes out in under 60 seconds.
  • A 3 s clip comes out in under 10 minutes.
  • You know how to reproduce exactly the same image from its seed.
Chapitre 4 · Fondations Chapter 4 · Foundations

Le dossier de projet

The project folder

Ce chapitre a l’air administratif. Il est en réalité le plus rentable du manuel, parce que la production générative fabrique des fichiers à une vitesse qu’aucune autre pratique de design ne connaît. Vingt plans, quatre versions d’image chacun, cinq prises vidéo chacun : vous êtes à 180 fichiers vidéo et 80 images pour une minute de film. Sans convention décidée à l’avance, ce volume devient ingérable vers le plan 9, et c’est systématiquement là que les projets s’effondrent.

4.1 L’identifiant de plan

Une seule convention à retenir, et elle traverse tout le manuel : le plan est l’unité de tout. Il porte un numéro sur deux chiffres, de P01 à P20, et ce numéro ne change jamais, même si l’ordre au montage change.

Anatomie d’un nom de fichier P07_t02.mp4 plan 07 jamais renuméroté shot 07 never renumbered prise 02 t = prise vidéo · v = version d’image take 02 t = video take · v = image version le format d’origine, jamais réencodé pour ranger the original format — never re-encoded just to tidy up
Fig 4.1 — Trois informations, aucune ambiguïté, et un tri alphabétique qui donne l’ordre du film.
Fig 4.1 — Three pieces of information, no ambiguity, and an alphabetical sort that gives the order of the film.
NomCe que c’est
P07_v03.pngTroisième version de l’image clé du plan 7.
P07.pngL’image clé validée du plan 7, dans APPROVED/. Il n’en existe qu’une.
P07_t02.mp4Deuxième prise vidéo du plan 7.
P07.mp4La prise retenue du plan 7, dans APPROVED/. C’est elle qui va au montage.
La règle du dossier APPROVED

Un plan validé est copié — pas déplacé — dans un sous-dossier APPROVED/, sous son nom court. Le montage ne pointe que vers APPROVED/. Ainsi votre timeline ne casse jamais quand vous continuez à itérer à côté, et vous répondez en une seconde à la seule question qui compte à trois jours du rendu : combien de plans sont finis ? Comptez les fichiers dans APPROVED/.

4.2 L’arborescence

Créez-la en entier et vide avant l’étape 1. Un dossier vide qui attend est une consigne ; un dossier créé au moment où on en a besoin devient un débarras.

Ne la recréez pas à la main · téléchargez-la

⬇ project-folder.zip — l’arborescence complète, plus onze documents de travail déjà amorcés : la fiche de problématique, les cinq règles du monde, l’index du référentiel, les trois chartes, le pitch, le script, le journal, et la feuille de plans déjà remplie avec les vingt identifiants de plan et leurs blocs.

Dézippez, renommez le dossier avec le nom de votre projet, et commencez. Les dossiers vides le sont volontairement.

FILM_2026_project-name/
│
├── 00_brief/            brief, problématique, données · cinq règles du monde
│   ├── consent_form.md    un exemplaire signé par personne · chapitre 18
│   └── LICENCES/          le texte de licence de chaque modèle, musique, police
├── 01_references/
│   ├── photo/           PHOTO_001_north-hall.jpg — jamais IMG_4471.jpg
│   ├── video/
│   ├── sound/           SOUND_001_north-hall_ambience.wav
│   ├── docs/            cartes, relevés, études · ou recherche du monde
│   └── style/           références externes + SOURCES.md obligatoire
├── 02_writing/         pitch.md · script.md
├── 03_breakdown/        shot_sheet.csv  ← le document pivot
├── 04_bibles/          character_bible.md · place_bible.md · style_bible.md · prompts.md
├── 05_storyboard/       P01_v01.png … P20_v04.png
│   └── APPROVED/          P01.png … P20.png
├── 06_shots/            P01_t01.mp4 … P20_t05.mp4
│   └── APPROVED/          P01.mp4 … P20.mp4
├── 07_sound/              ambience/ · voice/ · music/ · sfx/
├── 08_edit/          le projet Resolve ou Premiere
├── 09_export/           film_60s_v01.mp4 …
│
└── journal.md           les décisions, et pourquoi
Les noms sont en anglais · et ils ne se traduisent pas

Il n’y a qu’un seul système de fichiers, donc les deux éditions de ce manuel nomment les mêmes fichiers réels — en anglais, y compris dans l’édition française. Ne les traduisez pas : la feuille de plans, les captures d’écran et tous les renvois de ce manuel pointent vers ces noms exacts.

Renommez à la décharge, pas plus tard

Les photos sortent de l’appareil en IMG_4471.jpg, et les générations en ComfyUI_00417_.png. Renommez-les le jour même. Trois semaines plus tard vous ne saurez plus quelle image est laquelle, et une référence que vous ne pouvez pas retrouver ne sera jamais utilisée. C’est la première cause de films qui ne ressemblent à rien de précis.

4.3 Le journal de projet

Un seul fichier texte, tenu du début à la fin, où vous notez les décisions et leur raison. Pas ce que vous avez fait : ce que vous avez choisi et pourquoi.

## 14/09 — graine verrouillée pour le personnage
Seed 774213 sur FLUX.2, 28 pas. Toutes les autres graines
donnaient un visage plus jeune que ce que dit le scénario.

## 15/09 — abandon du plan 13 (contre-plongée sur la verrière)
Le modèle ne tient pas la géométrie de la charpente. Remplacé par
un gros plan sur la main. Le découpage est mis à jour, pas contourné.

Le journal sert trois fois : il alimente votre note d’intention, il vous évite de refaire deux fois la même erreur, et c’est lui qui rend le livrable A crédible en jury.

Mise en place · avant tout le reste

Ce que vous faites

Créez l’arborescence complète, vide, avec le nom définitif du projet. Créez journal.md et écrivez-y la première ligne : la date, et la phrase que vous croyez être votre sujet.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • Les dossiers existent tous, y compris les deux APPROVED/.
  • Le dossier est sur un support que vous emportez, et sauvegardé ailleurs.

This chapter looks administrative. It is in fact the most profitable in the manual, because generative production creates files at a rate no other design practice knows. Twenty shots, four image versions each, five video takes each: that is 180 video files and 80 images for one minute of film. Without a convention decided in advance, that volume becomes unmanageable around shot 9 — and that is reliably where projects collapse.

4.1 The shot ID

One convention to remember, and it runs through the whole manual: the shot is the unit of everything. It carries a two-digit number from P01 to P20, and that number never changes, even if the order in the edit does.

Anatomy of a filename P07_t02.mp4 shot 07 never renumbered take 02 t = video take · v = image version the original format — never re-encoded just to tidy up
Fig 4.1 — Three pieces of information, no ambiguity, and an alphabetical sort that gives the order of the film.
NameWhat it is
P07_v03.pngThird version of the key frame for shot 7.
P07.pngThe approved key frame for shot 7, in APPROVED/. Only one exists.
P07_t02.mp4Second video take of shot 7.
P07.mp4The selected take of shot 7, in APPROVED/. This is what goes to the edit.
The APPROVED folder rule

An approved shot is copied — not moved — into a APPROVED/ subfolder under its short name. The edit points only at APPROVED/. That way your timeline never breaks while you keep iterating alongside, and you can answer the only question that matters three days out in one second: how many shots are finished? Count the files in APPROVED/.

4.2 The tree

Create it complete and empty before stage 1. An empty folder waiting for you is an instruction; a folder created at the moment you need it becomes a junk drawer.

Do not rebuild it by hand · download it

⬇ project-folder.zip — the complete tree, plus eleven working documents already started: the question sheet, the five rules of the world, the reference-set index, the three bibles, the pitch, the script, the log, and the shot sheet already filled in with the twenty shot IDs and their blocks.

Unzip, rename the folder after your project, and begin. The empty folders are empty on purpose.

FILM_2026_project-name/
│
├── 00_brief/            brief, research question, data · five rules of the world
│   ├── consent_form.md    one signed copy per person · chapter 18
│   └── LICENCES/          the licence text of every model, track, font
├── 01_references/
│   ├── photo/           PHOTO_001_north-hall.jpg — never IMG_4471.jpg
│   ├── video/
│   ├── sound/           SOUND_001_north-hall_ambience.wav
│   ├── docs/            maps, surveys, studies · or world research
│   └── style/           external references + mandatory SOURCES.md
├── 02_writing/         pitch.md · script.md
├── 03_breakdown/        shot_sheet.csv  ← the pivot document
├── 04_bibles/          character_bible.md · place_bible.md · style_bible.md · prompts.md
├── 05_storyboard/       P01_v01.png … P20_v04.png
│   └── APPROVED/          P01.png … P20.png
├── 06_shots/            P01_t01.mp4 … P20_t05.mp4
│   └── APPROVED/          P01.mp4 … P20.mp4
├── 07_sound/              ambience/ · voice/ · music/ · sfx/
├── 08_edit/          the Resolve or Premiere project
├── 09_export/           film_60s_v01.mp4 …
│
└── journal.md           the decisions, and why
The names are in English · and they do not get translated

There is one filesystem only, so both editions of this manual name the same real files — in English, the French edition included. Do not translate them: the shot sheet, the screenshots and every cross-reference in this manual point at these exact names.

Rename at the unloading, not later

Photographs come off the camera as IMG_4471.jpg, and generations as ComfyUI_00417_.png. Rename them the same day. Three weeks later you will not know which image is which, and a reference you cannot find again will never be used. This is the leading cause of films that do not look like anywhere in particular.

4.3 The project log

One text file, kept from beginning to end, in which you record decisions and their reasons. Not what you did: what you chose, and why.

## 14/09 — seed locked for the character
Seed 774213 on FLUX.2, 28 steps. Every other seed gave a face
younger than the screenplay says.

## 15/09 — shot 13 abandoned (low angle on the glass roof)
The model will not hold the truss geometry. Replaced with a
close-up on the hand. The breakdown is updated, not bypassed.

The log earns its keep three times: it feeds your statement of intent, it stops you making the same mistake twice, and it is what makes Deliverable A credible at the crit.

Setup · before anything else

What you do

Create the complete tree, empty, under the project's final name. Create journal.md and write the first line in it: the date, and the sentence you believe is your subject.

Ready to move on when

  • Every folder exists, including both APPROVED/ folders.
  • The folder lives on something you carry with you, and is backed up elsewhere.

Partie II · Le référentiel

Cette partie décide de ce que votre film aura à dire, et de la matière avec laquelle il le dira — captée sur un lieu réel, ou construite pour un monde inventé.

Part II · The reference set

This part decides what your film will have to say, and the material it will say it with — captured on a real place, or constructed for an invented one.

Chapitre 5 · Le référentiel Chapter 5 · The reference set

Problématique et brief

Brief and research question

L’étape 1 du pipeline s’appelle « Problématique » et non « Idée ». La nuance est le sujet de ce chapitre. Une idée de film — « et si un enfant se perdait dans une halle abandonnée ? » — ne se vérifie pas et ne se discute pas. Une problématique, elle, se documente, s’argumente, et surtout se contredit — par le terrain si votre monde est réel, par ses propres règles s’il est inventé. C’est exactement ce dont un projet de design a besoin pour ne pas être une illustration.

5.1 Ce que contient un brief

Le brief est le seul document du projet que vous ne rédigez pas seul : il vient de votre encadrant, d’un commanditaire, ou d’un terrain imposé. Quatre choses doivent y être avant que vous ne partiez sur site.

ÉlémentLa question à laquelle il répond
L’objectifÀ quoi ce film sert-il, et pour qui ? Un film de sensibilisation, une candidature, une restitution d’enquête, une fiction d’anticipation sur un site en mutation — ce ne sont pas les mêmes films.
Le mondeQuel cadre précis, avec ses limites. Réel : « la halle nord du marché, entre 6 h et 9 h » — et non « le centre-ville ». Inventé : « une station de mesure, seule, après l’arrêt du programme » — et non « le futur ».
Les donnéesRéel : cartes, statistiques, études, archives. Ce qui est su du lieu avant que vous n’y alliez. Inventé : les faits que votre monde tient pour vrais, et d’où ils viennent — une hypothèse scientifique, un précédent historique, une règle que vous posez.
Les contraintesDurée, format, public, accès au site, autorisations, date de jury.

Si l’un des quatre manque, réclamez-le. Un brief incomplet ne produit pas un film libre, il produit un film qui ne sait pas de quoi il parle.

5.2 De l’objectif à la problématique

La problématique est la tension que le film va tenir. Elle s’écrit comme une question à laquelle on ne peut pas répondre par oui ou par non, et dont les deux termes sont vrais en même temps.

Ce n’est pas une problématique

  • « Montrer la beauté de la halle. » — pas de tension, donc pas de film.
  • « La halle est-elle un patrimoine ? » — question fermée, on répond oui.
  • « Un enfant se perd dans la halle. » — c’est déjà un synopsis, décidé avant d’avoir regardé.

C’en est une

Monde réel

  • « Ce lieu est vide six jours sur sept et saturé le septième : lequel des deux états est le vrai ? »
  • « Les relevés annoncent la démolition d’un bâtiment que les habitants décrivent comme vivant. »
  • « On entend la halle bien avant de la voir. Que raconterait un film qui suit l’ordre inverse du regard ? »

Monde inventé

  • « Une machine continue de mesurer avec application un phénomène que plus personne ne relève. »
  • « Cet espace a été conçu pour des corps qui n’y sont jamais venus. »
  • « Tout y est parfaitement entretenu, et pourtant plus rien n’y fonctionne. »
Pratique d’atelier · le test de la contradiction

Une bonne problématique contient deux faits vérifiables qui se contredisent. C’est ce qui la rend filmable : la contradiction se met en scène par le montage — plan A, plan B, et le spectateur qui fait le lien. Un film sans contradiction interne est un diaporama, quelle que soit la beauté des images.

5.3 Documenter avant de commencer

Voie captée. Vous documentez le site avant d’y aller, pour deux raisons : cela vous dit quoi photographier, et cela vous donne les faits qui feront tenir la contradiction.

  • Cartes et vues aériennes — l’orientation, l’ensoleillement, les limites, ce qui est autour. Vous en aurez besoin au chapitre 10 : un film cohérent a un nord.
  • Statistiques et études — fréquentation, démographie, mesures de bruit, relevés environnementaux, documents d’urbanisme. C’est ce qui transforme une impression en argument.
  • Archives et iconographie — à quoi ressemblait le lieu avant. Souvent le matériau le plus riche pour une fiction d’anticipation.
  • Ce qui est déjà filmé — cherchez ce qui existe sur le lieu. Non pour le réutiliser, mais pour savoir ce que vous ne referez pas.

Voie construite. Un monde inventé se documente aussi — autrement, et c’est ce qui le distingue d’un décor arbitraire. Cherchez le précédent réel de ce que vous inventez.

  • Le précédent technique — votre station de mesure ressemble à quoi, dans le monde réel ? Cherchez des installations scientifiques, industrielles, militaires existantes. Elles vous donneront des matières et des logiques que vous n’auriez pas imaginées.
  • Le précédent historique — ce que vous racontez a déjà eu lieu quelque part, sous une autre forme. Un programme abandonné, une ville planifiée jamais habitée, une technologie obsolète.
  • La règle physique — si votre monde a une lumière, une gravité, une atmosphère particulières, écrivez leurs conséquences. Une seule source de lumière au plafond veut dire pas d’ombre portée horizontale : le modèle ne le déduira pas pour vous.
  • Ce qui existe déjà en fiction — non pour le reprendre, mais pour savoir ce que vous ne referez pas. C’est la même consigne que pour la voie captée.
Le précédent réel est ce qui rend l’invention crédible

Un monde inventé documenté à partir du réel a une épaisseur qu’un monde purement imaginé n’a pas — parce qu’il contient des détails que personne n’aurait inventés. C’est exactement le même mécanisme que l’axe 1 du chapitre 2, appliqué à la recherche plutôt qu’à l’image.

Les sources se notent tout de suite

Chaque document collecté va dans 00_brief/ ou 01_references/site_plans/ avec sa source. Une statistique sans source ne peut pas être citée en jury, et une image trouvée en ligne n’est pas utilisable comme référence de style sans que vous sachiez d’où elle vient — voir chapitre 18.

Étape 2 · La fiche de problématique

Ce que vous faites

Une page, dans 00_brief/. Elle contient : la problématique en une question, les trois faits qui la soutiennent — vérifiables et sourcés si votre monde est réel, posés explicitement comme règles s’il est inventé — la contradiction que vous voulez tenir, et une liste de ce que vous devez aller chercher pour la vérifier : sur site, ou en recherche de précédents.

Notez aussi, en une ligne, votre voie : captée, construite, ou les deux. Elle décide de la moitié du chapitre suivant.

Ce que cela produit

Votre liste de captation du chapitre suivant. Cette page est le premier élément du livrable A.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • La problématique tient en une question, sans conjonction « et ».
  • Les trois faits ont chacun une source citable.
  • Quelqu’un d’autre, en la lisant, sait ce que vous allez photographier.

Cette page se relit à l’étape 9, avant le montage final. C’est la seule chose qui vous dira si votre film parle encore de son sujet.

Stage 1 of the pipeline is called "Research question", not "Idea". The distinction is the subject of this chapter. An idea for a film — "what if a child got lost in an abandoned market hall?" — cannot be verified and cannot be argued with. A research question can be documented, argued, and above all contradicted — by the site if your world is real, by its own rules if it is invented. That is exactly what a design project needs in order not to be an illustration.

5.1 What a brief contains

The brief is the only document in the project you do not write yourself: it comes from your tutor, a client, or an imposed site. Four things must be in it before you leave for the site.

ElementThe question it answers
The objectiveWhat is this film for, and for whom? An awareness film, a portfolio piece, the presentation of a survey, a speculative fiction about a site in transition — these are not the same film.
The worldWhich precise setting, with its boundaries. Real: "the north market hall, between 6 and 9 a.m." — not "the town centre". Invented: "a measuring station, alone, after the programme was shut down" — not "the future".
The dataReal: maps, statistics, studies, archives — what is known about the place before you go. Invented: the facts your world holds to be true, and where they come from — a scientific hypothesis, a historical precedent, a rule you set.
The constraintsDuration, format, audience, site access, permissions, crit date.

If one of the four is missing, ask for it. An incomplete brief does not produce a free film; it produces a film that does not know what it is about.

5.2 From objective to research question

The research question is the tension the film will hold. Write it as a question that cannot be answered yes or no, and whose two terms are true at the same time.

Not a research question

  • "Show the beauty of the hall." — no tension, therefore no film.
  • "Is the hall heritage?" — closed question; the answer is yes.
  • "A child gets lost in the hall." — that is already a synopsis, decided before looking.

A research question

Real world

  • "This place is empty six days a week and saturated on the seventh: which of the two states is the real one?"
  • "The surveys announce the demolition of a building the residents describe as alive."
  • "You hear the hall long before you see it. What would a film that reverses the order of looking say?"

Invented world

  • "A machine goes on diligently measuring a phenomenon nobody reads any more."
  • "This space was designed for bodies that never came to it."
  • "Everything in it is perfectly maintained, and nothing in it works."
Studio practice · the contradiction test

A good research question contains two verifiable facts that contradict each other. That is what makes it filmable: contradiction is staged by editing — shot A, shot B, and the viewer making the connection. A film with no internal contradiction is a slideshow, however beautiful the images.

5.3 Documenting before you start

Captured route. You document the site before visiting, for two reasons: it tells you what to photograph, and it gives you the facts that will hold the contradiction up.

  • Maps and aerial views — orientation, sun path, boundaries, what surrounds it. You will need this in chapter 10: a coherent film has a north.
  • Statistics and studies — footfall, demographics, noise measurements, environmental surveys, planning documents. This is what turns an impression into an argument.
  • Archives and iconography — what the place looked like before. Often the richest material for a speculative fiction.
  • What has already been filmed — look for what exists about the place. Not to reuse it, but to know what you will not repeat.

Constructed route. An invented world is documented too — differently, and that is what separates it from an arbitrary set. Look for the real precedent of what you are inventing.

  • The technical precedent — what does your measuring station resemble in the real world? Look at existing scientific, industrial, military installations. They will give you materials and logics you would not have imagined.
  • The historical precedent — what you are telling has already happened somewhere, in another form. An abandoned programme, a planned city never inhabited, an obsolete technology.
  • The physical rule — if your world has a particular light, gravity or atmosphere, write down the consequences. One ceiling light source means no horizontal cast shadows: the model will not deduce that for you.
  • What already exists in fiction — not to reuse it, but to know what you will not repeat. Same instruction as on the captured route.
Real precedent is what makes invention credible

An invented world documented from reality has a thickness a purely imagined one does not — because it contains details nobody would have invented. It is exactly the axis-1 mechanism from chapter 2, applied to research rather than to the image.

Sources are recorded immediately

Every document collected goes into 00_brief/ or 01_references/site_plans/ with its source. A statistic without a source cannot be cited at a crit, and an image found online is not usable as a style reference unless you know where it came from — see chapter 18.

Stage 2 · The question sheet

What you do

One page, in 00_brief/. It contains: the research question as a single question, the three facts that support it — verifiable and sourced if your world is real, explicitly posited as rules if it is invented — the contradiction you intend to hold, and a list of what you must go and find to verify it: on site, or in precedent research.

Also note, in one line, your route: captured, constructed, or both. It decides half of the next chapter.

What it produces

Your capture list for the next chapter. This page is the first component of Deliverable A.

Ready to move on when

  • The question fits in one sentence, with no "and" joining two questions.
  • Each of the three facts has a citable source.
  • Someone else, reading it, knows what you are going to photograph.

Re-read this page at stage 9, before the final edit. It is the only thing that will tell you whether your film is still about its subject.

Chapitre 6 · Le référentiel Chapter 6 · The reference set

Construire le référentiel

Building the reference set

Ce chapitre est le plus déterminant du manuel, et c’est celui que les étudiants traitent le plus vite. La raison est simple : ses effets n’apparaissent qu’au chapitre 12, cinq semaines plus tard, sous une forme qui ne ressemble pas à sa cause. « Mon film est joli mais il pourrait se passer n’importe où » est un diagnostic de référentiel, posé six semaines trop tard.

Le plafond de qualité

Vous ne pouvez injecter dans un modèle que la matière que vous avez réunie. Une texture que vous n’avez ni photographiée ni fabriquée sera inventée par défaut ; une lumière que vous n’avez pas décidée sera moyennée ; un son que vous n’avez pas choisi sera générique. Le référentiel est le plafond de qualité de votre film — et sur la voie captée, c’est un plafond que vous ne pourrez plus relever une fois rentré du terrain.

6.1 Choisir sa voie

Le référentiel se construit de deux façons, selon que votre monde existe ou non. Décidez maintenant, notez-le dans votre journal, et suivez les sections correspondantes — le reste du chapitre est organisé pour cela.

Si votre film se passe…Votre voieVous lisez
dans un lieu réel, existant, que vous pouvez aller voir Voie captée §6.2 à §6.5, puis §6.9 et §6.10
dans un monde inventé : anticipation, fable, abstraction, univers non figuratif Voie construite §6.6 à §6.8, puis §6.9 et §6.10
dans un monde inventé, mais fait de matières réelles Les deux §6.3 · §6.4 · §6.6 à §6.10

Les sections §6.4 (le son), §6.9 (l’index) et §6.10 (les droits) concernent tout le monde, quelle que soit la voie. Et §6.3, l’hygiène de prise de vue, vaut dès que vous photographiez quoi que ce soit — y compris une maquette sur votre bureau.

Pratique d’atelier · laquelle est la plus difficile

Les étudiants supposent que la voie construite est plus facile parce qu’elle n’oblige pas à sortir. C’est l’inverse. La voie captée vous impose une réalité qui résiste : le mur est de cette couleur, un point. La voie construite ne vous impose rien, et c’est précisément le problème — il faut vous imposer vos propres contraintes, et vous y tenir. La plupart des films qui « ne ressemblent à rien de précis » viennent de mondes inventés dont les règles n’ont jamais été écrites.

6.2 Les quatre familles de photographies · voie captée

On ne photographie pas « le site ». On photographie quatre choses distinctes, qui serviront à quatre endroits différents du pipeline. Partez avec les quatre listes.

FamilleCe que vous cadrezSert àCombien
1 · Situation Le lieu en entier, de loin, avec ce qui l’entoure. Les vues qu’un plan large devrait donner. Charte de lieu · plans d’établissement (ch. 10) 10 – 15
2 · Matière Les surfaces, à plat et de près : sol, murs, métal, vitrage, salissures, usure. Cadre rempli par la seule texture. Références injectées (ch. 12) · post-traitement 25 – 40
3 · Lumière Le même cadre à trois ou quatre heures différentes. C’est la famille qu’on oublie, et la plus précieuse. Charte de style · direction de la lumière 3 cadres × 4 heures
4 · Détails Ce qui n’existe que là : une signalétique, une réparation de fortune, un objet oublié, une inscription. Ce qui rend le film irremplaçable 15 – 25
Pratique d’atelier · la famille 3 fait la différence

Revenir trois fois au même endroit à des heures différentes est le geste qui distingue une captation d’étudiant d’une captation de repérage. C’est ce qui vous permettra d’écrire dans votre charte de style non pas « belle lumière » mais « lumière rasante venant du nord-est, comme à 7 h 40 » — une instruction que le modèle sait exécuter, parce qu’elle est physique.

6.3 Réglages et hygiène de prise de vue

Vos photos ne sont pas des photos d’auteur : ce sont des documents de référence. Elles doivent être lisibles par un modèle, ce qui impose des choix inverses de la photo d’art.

RéglageConsignePourquoi
NettetéTout net. Grande profondeur de champ, pas de flou d’intention.Un flou artistique est du bruit pour un modèle : il ne peut pas copier ce qu’il ne voit pas.
ExpositionNi blancs brûlés ni noirs bouchés. Sous-exposez légèrement si nécessaire.Une zone brûlée ne contient plus aucune information de matière.
FormatLe plus grand disponible. RAW si vous savez le traiter, sinon JPEG qualité maximale.Vous recadrerez pour extraire des textures.
Cadrage des matièresPerpendiculaire à la surface, cadre entièrement rempli.Une texture photographiée de biais est inutilisable comme référence de matière.
ÉchelleDans quelques plans, un élément d’échelle connue (une personne, une porte).Sans échelle, le modèle se trompe sur les proportions du lieu.
Aucun filtrePas de traitement, pas de préréglage, pas de correction en boîtier.Le style se décide au chapitre 10, pas sur le terrain.

6.4 Le son : trois minutes qui valent une heure de génération

C’est l’axe 3 de l’hybridation, et le plus rentable de tous rapporté au temps passé. Enregistrez sur place, même au téléphone.

  • L’ambiance longue — 3 minutes minimum, immobile, en silence, sans commentaire. C’est le lit sonore de tout votre film. Faites-en une par zone caractéristique. Pour un monde inventé, elle se construit : une base captée dans un lieu à l’acoustique proche, plus deux ou trois couches d’objets et de génération.
  • Les événements — un rideau métallique, des pas sur cette dalle-là, une porte, un chariot. Ce sont vos bruitages, et ils sont irremplaçables parce qu’ils portent la réverbération du lieu.
  • Les voix in situ — si des personnes parlent et acceptent, enregistrez. Attention : cela relève du chapitre 18, pas de la simple captation.
Trois minutes immobiles, c’est long

Tenez le chronomètre. Une ambiance de 20 secondes est inutilisable au montage : elle s’entend boucler. Trois minutes vous donnent de quoi couvrir 60 secondes de film sans répétition audible. Et pendant ces trois minutes d’immobilité forcée, vous entendrez le lieu — c’est souvent là que le film se trouve.

6.5 La captation pour reconstruction 3D A4+

Si vous visez l’axe 2 — le contrôle par la géométrie — vous devez capter en plus une couverture destinée à la reconstruction. Ce n’est pas la même prise de vue : la photo de référence cherche la belle surface, la photo de reconstruction cherche le recouvrement.

Couverture de prise de vue pour reconstruction 3D COUVERTURE UTILISABLE USABLE COVERAGE sujet subject Deux orbites complètes, deux hauteurs, recouvrement 60–70 % Two full orbits, two heights, 60–70 % overlap COUVERTURE INEXPLOITABLE UNUSABLE COVERAGE sujet subject Trois vues d’un seul côté : rien à trianguler. Le modèle ne peut pas deviner l’arrière. Three views from one side: nothing to triangulate. The solver cannot guess the far side.
Fig 6.1 — Le recouvrement, pas la beauté. Chaque point de vue doit partager 60 à 70 % de son contenu avec le précédent.
Fig 6.1 — Overlap, not beauty. Each viewpoint must share 60 to 70 % of its content with the one before.
RègleDétail
OrbitezTournez complètement autour du sujet, deux fois, à deux hauteurs différentes. Un demi-tour ne suffit pas.
Recouvrez60 à 70 % de contenu commun entre deux prises consécutives. En vidéo, marchez lentement et régulièrement.
Ne bougez pas viteLe flou de mouvement détruit la reconstruction. Vidéo : marche lente, obturateur court, lumière suffisante.
Lumière constanteUne seule session, ciel couvert idéalement. Un nuage qui passe au milieu d’une orbite crée deux versions du même mur.
ÉvitezMiroirs, vitres, eau, surfaces uniformes sans texture, éléments mobiles (passants, feuillage au vent).
Documenté · les outils

LichtFeld Studio est l’outil de l’atelier. Libre et open source sous licence GPLv3, il entraîne, inspecte, édite et exporte des scènes en splats gaussiens entièrement en local sur votre GPU, dans une seule application native — sans ligne de commande. Il exporte en PLY, SOG, SPZ, et sous forme de visionneuse HTML autonome ; c’est le PLY qui vous servira dans Blender.

Deux contraintes à vérifier avant de vous lancer.

  • Il exige une carte NVIDIA de capacité de calcul 7.5 ou plus — série GTX 16, RTX 20 et au-delà, avec un pilote 570 ou supérieur. Les GTX 10 et antérieures, ainsi que les cartes AMD et Intel, ne sont pas prises en charge. Ce n’est pas une question de lenteur : cela ne démarre pas.
  • Il s’alimente de jeux de données COLMAP : les positions de caméra doivent être résolues avant l’entraînement. C’est une étape de plus que ce que suggèrent les tutoriels — demandez à votre encadrant si elle est intégrée à l’installation de l’atelier ou si elle vous incombe.

Si votre machine ne remplit pas la première condition, Polycam fait l’équivalent depuis un téléphone avec traitement distant : moins de contrôle, mais aucun prérequis matériel. Un intérieur se reconstruit typiquement en quelques heures, pas en semaines.

Le raccourci · un splat depuis une seule image

Avant de monter une captation par orbite, sachez que ComfyQ embarque un flux image → splat qui produit un fichier 3D à partir d’une photographie, en un créneau réservé et sans rien installer. Ce n’est pas la même chose que la reconstruction de cette section : vous obtenez un objet plausible vu sous un angle, pas un relevé fidèle du volume. Mais pour un objet à faire tourner dans un plan, c’est dix minutes contre une demi-journée.

Réservez la couverture par orbite à ce qu’elle sait faire seule : un volume dans lequel placer des caméras.

Pratique d’atelier · quand y aller

La reconstruction 3D ne sert que si vous avez un plan précis en tête qui exige un mouvement de caméra impossible à main levée : traverser une paroi, monter le long d’une charpente, orbiter autour d’un objet au centre du volume. Si vos 20 plans sont tenables en caméra fixe et en petits mouvements, sautez cette section — vous gagnerez deux jours à investir dans le son.

Reconstruction du site en splats gaussiens
Capture 06-02
Une reconstruction en cours dans LichtFeld Studio : l’aperçu d’entraînement d’un côté, les positions de caméra résolues de l’autre. Prendre sur un site réel de l’école, pas sur un jeu de démonstration.
images/06-02-splat-reconstruction.png
Fig 6.2 — Ce que la couverture de la Fig 6.1 produit réellement.

6.6 Fixer le monde avant de l’illustrer · voie construite

Un monde inventé n’a pas de réalité qui résiste. Si vous ne lui donnez pas de règles, le modèle en inventera de nouvelles à chaque image, et vous obtiendrez vingt plans qui se passent dans vingt mondes différents. C’est la panne caractéristique de la voie construite, et elle se prévient par un texte, avant toute image.

Écrivez cinq règles. Cinq, pas quinze : elles doivent tenir en tête au moment de prompter.

RègleLa questionExemple
1 · Matière dominanteDe quoi ce monde est-il fait, matériellement ? Une seule réponse.« Béton coulé et plastique thermoformé jauni. »
2 · Source de lumièreD’où vient la lumière, physiquement, et de quelle couleur ? Vaut pour tous les plans.« Une seule source, au plafond, verdâtre. Pas de soleil : il n’y a pas de fenêtre. »
3 · ÉchelleQuelle est la taille des choses par rapport à l’humain ? C’est ce que les modèles ratent le plus.« Tout est 1,5 fois trop grand pour un corps humain. Les portes font quatre mètres. »
4 · Âge et étatCe monde est-il neuf, entretenu, abandonné, réparé ? Depuis combien de temps ?« Fonctionne encore, mais rien n’a été remplacé depuis trente ans. »
5 · Ce qui n’existe pasLa règle la plus utile, et celle qu’on oublie toujours. Une interdiction explicite.« Aucune végétation. Aucun écran. Aucune couleur vive. »
La règle 5 fait plus de travail que les quatre autres

Un modèle génératif ajoute par défaut ce qu’il a le plus vu : de la verdure, des écrans, des reflets, des passants. Écrire ce qui n’existe pas dans votre monde vous donne à la fois une liste de prompts négatifs et un critère de tri sans appel : toute image de recherche qui contient un élément interdit est éliminée, quelle que soit sa beauté. C’est ce qui rend un monde inventé cohérent.

6.7 Générer pour trancher · voie construite

Vos cinq règles écrites, vous produisez maintenant le référentiel lui-même. La méthode est l’inverse de l’intuition : on génère beaucoup et on garde très peu.

  1. Ouvrir large. Cinq à huit directions plastiques nettement différentes, une dizaine d’images chacune. Vous cherchez des partis, pas des plans : pas de cadrage précis, pas de personnage, juste de la matière et de la lumière.
  2. Éliminer. Passez de soixante images à quinze ou vingt. Éliminez tout ce qui contredit une des cinq règles — sans négocier. Puis, parmi ce qui reste, gardez ce qui est le plus spécifique, pas le plus joli.
  3. Nommer et documenter. Chaque image conservée reçoit un nom, son prompt et sa graine. Une image de recherche dont vous avez perdu le prompt ne sert plus à rien : vous ne pourrez ni la reproduire ni comprendre pourquoi elle fonctionnait.
  4. Ranger par famille. Reprenez les quatre familles de §6.2 — situation, matière, lumière, détails — et répartissez vos images conservées dedans. Si une famille est vide, votre monde a un trou, et il se verra au chapitre 12.
Une image générée non validée n’est pas une référence

C’est la différence entre un dossier de recherche et un référentiel. Six cents images dans un dossier output/ ne constituent pas un référentiel : ce sont des déchets de production. Le référentiel est ce que vous avez choisi, nommé et décidé de tenir. Sur la voie construite, le travail n’est pas de générer — c’est d’éliminer.

LLMÉcrire les cinq règles du monde
Je construis un monde inventé pour un court métrage. Voici mon pitch :
[VOTRE PITCH EN UNE PHRASE]

Pose-moi une question à la fois, dans cet ordre, et attends ma réponse
avant la suivante :
1. De quelle matière dominante ce monde est-il fait ?
2. D'où vient la lumière, et de quelle couleur ?
3. Quelle est l'échelle des choses par rapport à un corps humain ?
4. Quel âge a ce monde, et dans quel état est-il ?
5. Qu'est-ce qui n'existe PAS dans ce monde ?

Ne réponds pas à ma place et ne propose pas d'options tant que je n'ai pas
répondu. Si ma réponse est vague, dis-le et redemande.

Quand les cinq réponses sont données, produis :
- les cinq règles reformulées en une ligne chacune, en français
- la liste des termes anglais correspondants pour un prompt d'image
- une liste de prompts négatifs tirée de la règle 5

6.8 Le matériau non génératif d’un monde inventé · voie construite

C’est ici que la voie construite devient réellement hybride — et c’est ce qui séparera votre film de ceux produits au prompt seul. Un monde inventé peut parfaitement s’appuyer sur du matériau que vous fabriquez de vos mains.

MatériauCommentSert à
Textures réelles Photographiez des surfaces autour de vous — béton, métal, plastique, tissu, rouille — en respectant §6.3. Références de matière injectées (ch. 12). La façon la plus rapide de rendre un monde inventé crédible.
Maquettes et objets Un volume en carton, en mousse ou en argile, éclairé d’une seule lampe et photographié sous les angles de vos plans. Structure et lumière. Sert aussi de guide géométrique au chapitre 13.
Dessins et croquis Vos propres croquis, même approximatifs, scannés ou photographiés. Composition et cadrage. Un croquis contrôle un cadre mieux que trois paragraphes de prompt.
Bruitage d’objets Enregistrez des objets réels : froissements, raclements, métal, eau. Voir §6.4. Toute la bande son. Un monde inventé n’a aucun son propre : le vôtre viendra de votre bureau.
Références sous licence Images d’archives, photographies scientifiques, fonds documentaires — avec leur licence archivée. Documentation de ce qui n’est pas photographiable. Voir chapitre 18.
Pratique d’atelier · la maquette d’une heure

Une heure de carton, de scotch et d’une lampe de bureau produit un référentiel de lumière et de structure qu’aucun prompt n’égale — parce que la lumière y est vraie, avec ses rebonds et ses accidents. Photographiez la maquette sous les six angles de vos plans principaux : vous avez à la fois vos références du chapitre 12 et vos guides géométriques du chapitre 13. C’est le meilleur rapport temps/résultat de tout le module pour un monde inventé.

6.9 Constituer le référentiel

À ce stade vous avez trois cents fichiers — sortis de l’appareil, ou du dossier de génération. Un référentiel n’est pas un tas de fichiers : c’est un ensemble trié, nommé et décrit. Trois opérations, le jour même.

  1. Trier sans pitié. Gardez 60 à 80 images au total, pas 300. Une par intention. Les doublons ne servent à rien et rendent le référentiel inutilisable.
  2. Nommer. PHOTO_014_north-hall_concrete-floor.jpg. Le numéro pour l’ordre, la zone, le sujet, en anglais. Jamais IMG_4471.
  3. Décrire. Un fichier 01_references/INDEX.md qui liste chaque référence et ce qu’elle documente. C’est ce fichier que vous relirez au chapitre 10.
Faites décrire vos images par le LLM

Un modèle multimodal — Gemma 4 dispose de la vision nativement — peut regarder vos images, photographiées ou générées, et en produire une description matérielle exploitable comme base de prompt : couleurs dominantes, matériaux, direction de la lumière, état d’usure. C’est un excellent point de départ pour la charte de lieu du chapitre 10, à condition de corriger sa sortie : il décrira ce qu’il voit, pas ce qui compte.

LLMIndexer la base de référencesIndexing the reference library
Voici 8 photographies prises sur un même site.

Pour chacune, produis une fiche de 5 lignes :
- MATIÈRES : les matériaux visibles, avec leur état (neuf, usé, repeint, corrodé…)
- COULEURS : les 3 teintes dominantes, décrites précisément (pas « gris » mais « gris-vert délavé »)
- LUMIÈRE : d'où elle vient, sa dureté, la couleur des ombres
- ÉCHELLE : ce que l'image permet de déduire des dimensions
- SINGULARITÉ : ce qui n'existerait pas sur un autre site du même type

N'invente rien. Si une information n'est pas visible, écris « non visible ».
Ne commente pas la qualité esthétique des photos.
Planche contact de la base de références
Capture 06-01
Une planche contact de base de références correctement constituée : vignettes nommées, groupées par les quatre familles. Montre en une image ce que la section 6.5 demande.
images/06-01-planche-contact.png
Fig 6.3 — Une base triée. C’est le premier élément visible du livrable A.

6.10 Ce que vous n’avez pas le droit de faire

Le détail complet est au chapitre 18, mais trois points se décident au moment où vous réunissez la matière, et pas après.

  • Les personnes. Un visage reconnaissable capté sans accord ne peut pas servir de référence à un modèle génératif. Si vous voulez un personnage inspiré d’une personne réelle, il faut son accord écrit — et c’est une question sérieuse, pas une formalité.
  • L’accès. Un site privé, un chantier, une friche fermée : demandez. Un film qui repose sur une intrusion ne peut pas être montré.
  • Ce que vous promettez. Si on vous laisse entrer en vous demandant ce que vous en ferez, la réponse vous engage.
Étape 3 · Le référentiel

Ce que vous faites · voie captée

Une sortie de terrain minimum, deux si le site le permet à des heures différentes. Vous rentrez avec les quatre familles de photographies, au moins deux ambiances sonores de 3 minutes, et vos bruitages. Le soir même : tri, nommage, INDEX.md.

Ce que vous faites · voie construite

Les cinq règles du monde écrites avant toute image (§6.6). Puis la passe de recherche : générer large, éliminer sans pitié, documenter ce qui reste (§6.7). Puis au moins un matériau non génératif fabriqué de vos mains — textures photographiées, maquette, croquis — et vos bruitages d’objets (§6.8).

Ce que cela produit

01_references/ complet et indexé, et une planche contact imprimée ou exportée. Deuxième élément du livrable A. Sur la voie construite, le fichier des cinq règles en fait partie.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • 60 à 80 images triées, nommées, réparties sur les quatre familles — aucune famille vide.
  • Voie captée : au moins un cadre photographié à trois heures différentes.
  • Voie construite : les cinq règles sont écrites, dont la règle 5, et chaque image conservée porte son prompt et sa graine.
  • Deux ambiances de 3 minutes minimum, écoutées au casque en entier.
  • Au moins un élément de matériau non génératif existe et est rangé.
  • INDEX.md existe et une autre personne peut s’en servir.
  • Vous pouvez nommer les trois choses que votre monde a et qu’aucun autre n’aurait.

Si vous ne pouvez pas nommer ces trois choses, votre film n’aura rien de spécifique à montrer et le modèle comblera le vide par sa moyenne. Retournez sur site, ou retournez à vos cinq règles.

This is the most decisive chapter in the manual, and the one students rush most. The reason is simple: its effects only appear in chapter 12, five weeks later, in a form that does not resemble its cause. "My film is pretty but it could be set anywhere" is a reference-set diagnosis, made six weeks too late.

The quality ceiling

You can only inject into a model the material you have assembled. A texture you neither photographed nor made will be invented by default; a light you did not decide will be averaged; a sound you did not choose will be generic. The reference set is the quality ceiling of your film — and on the captured route it is a ceiling you can no longer raise once you have left the site.

6.1 Choosing your route

A reference set is built in one of two ways, according to whether your world exists. Decide now, note it in your log, and follow the matching sections — the rest of the chapter is organised for it.

If your film is set…Your routeYou read
in a real, existing place you can go and see Captured route §6.2 to §6.5, then §6.9 and §6.10
in an invented world: speculation, fable, abstraction, non-figurative Constructed route §6.6 to §6.8, then §6.9 and §6.10
in an invented world made of real materials Both §6.3 · §6.4 · §6.6 to §6.10

Sections §6.4 (sound), §6.9 (the index) and §6.10 (rights) concern everyone, whichever route you take. And §6.3, shooting hygiene, applies the moment you photograph anything at all — including a maquette on your desk.

Studio practice · which one is harder

Students assume the constructed route is easier because it does not require going outside. The opposite is true. The captured route imposes a reality that resists you: the wall is that colour, full stop. The constructed route imposes nothing, and that is precisely the problem — you have to impose your own constraints and then hold to them. Most films that "don't look like anywhere in particular" come from invented worlds whose rules were never written down.

6.2 The four families of photograph · captured route

You do not photograph "the site". You photograph four distinct things, which serve four different points in the pipeline. Leave with all four lists.

FamilyWhat you frameUsed forHow many
1 · Situation The whole place, from a distance, with its surroundings. The views a wide shot ought to give. Place bible · establishing shots (ch. 10) 10 – 15
2 · Material Surfaces, flat on and close: floor, walls, metal, glazing, dirt, wear. Frame filled by texture alone. Injected references (ch. 12) · post-treatment 25 – 40
3 · Light The same frame at three or four different hours. The family everyone forgets, and the most valuable. Style bible · direction of light 3 frames × 4 hours
4 · Details What exists only there: a sign, a makeshift repair, a forgotten object, an inscription. What makes the film irreplaceable 15 – 25
Studio practice · family 3 is the difference

Returning three times to the same spot at different hours is the gesture that separates a student capture from a scout's capture. It is what will let you write in your style bible not "nice light" but "raking light from the north-east, as at 7:40 a.m." — an instruction the model can execute, because it is physical.

6.3 Settings and shooting hygiene

Your photographs are not authored photographs: they are reference documents. They must be legible to a model, which forces choices opposite to art photography.

SettingInstructionWhy
SharpnessAll sharp. Deep depth of field, no intentional blur.Artistic blur is noise to a model: it cannot copy what it cannot see.
ExposureNo blown highlights, no crushed blacks. Slightly underexpose if needed.A blown area contains no material information at all.
FormatThe largest available. RAW if you can process it, otherwise maximum-quality JPEG.You will crop into these to extract textures.
Framing texturesPerpendicular to the surface, frame entirely filled.A texture shot at an angle is unusable as a material reference.
ScaleIn a few frames, an element of known size (a person, a door).Without scale, the model gets the proportions of the place wrong.
No filtersNo processing, no preset, no in-camera correction.Style is decided in chapter 10, not in the field.

6.4 Sound: three minutes worth an hour of generation

This is axis 3 of hybridising, and the highest return of any of them per hour spent. Record on site, even on a phone.

  • Long ambience — 3 minutes minimum, still, in silence, no commentary. This is the sound bed of your whole film. Do one per characteristic zone. For an invented world you build it: a base captured somewhere with a similar acoustic, plus two or three layers of objects and generation.
  • Events — a roller shutter, footsteps on that slab, a door, a trolley. These are your foley, and they are irreplaceable because they carry the reverberation of the place.
  • Voices in situ — if people are talking and agree, record. Careful: this falls under chapter 18, not simple capture.
Three still minutes is a long time

Hold the stopwatch. A 20-second ambience is unusable in the edit: you hear it loop. Three minutes gives you enough to cover 60 seconds of film with no audible repetition. And during those three forced still minutes you will hear the place — that is often where the film is.

6.5 Capture for 3D reconstruction A4+

If you are aiming at axis 2 — control through geometry — you must additionally capture coverage intended for reconstruction. It is not the same shooting: a reference photograph looks for the good surface, a reconstruction photograph looks for overlap.

Shooting coverage for 3D reconstruction USABLE COVERAGE subject Two full orbits, two heights, 60–70 % overlap UNUSABLE COVERAGE subject Three views from one side: nothing to triangulate. The solver cannot guess the far side.
Fig 6.1 — Overlap, not beauty. Each viewpoint must share 60 to 70 % of its content with the one before.
RuleDetail
OrbitGo all the way round the subject, twice, at two different heights. Half a turn is not enough.
Overlap60 to 70 % shared content between consecutive frames. On video, walk slowly and steadily.
Do not move fastMotion blur destroys reconstruction. On video: slow walk, short shutter, enough light.
Constant lightOne session, ideally overcast. A cloud passing mid-orbit creates two versions of the same wall.
AvoidMirrors, glass, water, untextured uniform surfaces, moving elements (passers-by, foliage in wind).
Documented · the tools

LichtFeld Studio is the studio's tool. Free and open source under GPLv3, it trains, inspects, edits and exports Gaussian splat scenes entirely locally on your own GPU, from a single native application — no command line. It exports PLY, SOG, SPZ, and a standalone HTML viewer; PLY is the one you will use in Blender.

Two constraints to check before you start.

  • It requires an NVIDIA card of compute capability 7.5 or newer — GTX 16-series, RTX 20-series and above, with driver 570 or newer. GTX 10-series and older, and AMD and Intel cards, are not supported. This is not a question of being slow: it will not start.
  • It takes COLMAP datasets: camera poses must be solved before training. That is one step more than the tutorials suggest — ask your tutor whether it is built into the studio installation or whether it falls to you.

If your machine does not meet the first condition, Polycam does the equivalent from a phone with remote processing: less control, but no hardware prerequisite. An interior typically reconstructs in hours, not weeks.

The shortcut · a splat from a single image

Before setting up an orbit capture, know that ComfyQ ships an image → splat workflow that produces a 3D file from one photograph, in a booked slot, with nothing to install. It is not the same thing as the reconstruction in this section: you get a plausible object seen from one angle, not a faithful survey of the volume. But for an object to rotate in a shot, it is ten minutes against half a day.

Keep orbit coverage for what only it can do: a volume to place cameras inside.

Studio practice · when to bother

3D reconstruction only earns its keep if you have a specific shot in mind that demands a camera move no hand could make: passing through a wall, rising along a truss, orbiting an object at the centre of the volume. If your 20 shots are achievable on a locked-off camera and small moves, skip this section — you will save two days to invest in sound.

Site reconstruction as Gaussian splats
Shot 06-02
A reconstruction in progress in LichtFeld Studio: the training preview on one side, the solved camera positions on the other. Shoot this on a real school site, not on a demo dataset.
images/06-02-splat-reconstruction.png
Fig 6.2 — What the coverage in Fig 6.1 actually produces.

6.6 Fix the world before illustrating it · constructed route

An invented world has no reality to resist you. If you give it no rules, the model will invent new ones for every image, and you will get twenty shots set in twenty different worlds. That is the characteristic failure of the constructed route, and it is prevented by a text, written before any image.

Write five rules. Five, not fifteen: they have to fit in your head at the moment of prompting.

RuleThe questionExample
1 · Dominant materialWhat is this world made of, materially? One answer only."Cast concrete and yellowed thermoformed plastic."
2 · Light sourceWhere does light physically come from, and what colour is it? Holds for every shot."One source, in the ceiling, greenish. No sun: there are no windows."
3 · ScaleHow big are things relative to a human? This is what models get wrong most."Everything is 1.5 times too large for a human body. Doors are four metres."
4 · Age and conditionIs this world new, maintained, abandoned, repaired? For how long?"Still working, but nothing has been replaced in thirty years."
5 · What does not existThe most useful rule, and the one always forgotten. An explicit prohibition."No vegetation. No screens. No bright colour."
Rule 5 does more work than the other four

A generative model adds by default whatever it has seen most: greenery, screens, reflections, passers-by. Writing what does not exist in your world gives you both a list of negative prompts and a selection criterion with no appeal: any research image containing a forbidden element is eliminated, however beautiful. That is what makes an invented world coherent.

6.7 Generate in order to decide · constructed route

With your five rules written, you now produce the reference set itself. The method is the opposite of the intuition: generate a lot and keep very little.

  1. Open wide. Five to eight distinctly different plastic directions, about ten images each. You are looking for premises, not shots: no precise framing, no character, just material and light.
  2. Eliminate. Go from sixty images to fifteen or twenty. Cut everything that contradicts one of the five rules — no negotiating. Then, among what is left, keep what is most specific, not what is prettiest.
  3. Name and document. Every kept image gets a name, its prompt and its seed. A research image whose prompt you have lost is no longer any use: you can neither reproduce it nor understand why it worked.
  4. File by family. Take the four families from §6.2 — situation, material, light, details — and distribute your kept images into them. If a family is empty, your world has a hole, and it will show in chapter 12.
An unvalidated generated image is not a reference

This is the difference between a research folder and a reference set. Six hundred images in an output/ folder are not a reference set: they are production waste. The reference set is what you have chosen, named and decided to hold to. On the constructed route, the work is not generating — it is eliminating.

LLMWriting the five rules of the world
I am building an invented world for a short film. Here is my pitch:
[YOUR ONE-SENTENCE PITCH]

Ask me one question at a time, in this order, and wait for my answer
before the next:
1. What dominant material is this world made of?
2. Where does the light come from, and what colour is it?
3. What is the scale of things relative to a human body?
4. How old is this world, and what condition is it in?
5. What does NOT exist in this world?

Do not answer for me and do not offer options until I have answered.
If my answer is vague, say so and ask again.

Once all five answers are given, produce:
- the five rules restated in one line each
- the matching English terms for an image prompt
- a list of negative prompts derived from rule 5

6.8 The non-generative material of an invented world · constructed route

This is where the constructed route becomes genuinely hybrid — and it is what will separate your film from those made by prompting alone. An invented world can rest perfectly well on material you make with your hands.

MaterialHowUsed for
Real textures Photograph surfaces around you — concrete, metal, plastic, fabric, rust — following §6.3. Injected material references (ch. 12). The fastest way to make an invented world credible.
Maquettes and objects A volume in card, foam or clay, lit by a single lamp and photographed from your shot angles. Structure and light. Also serves as geometric guide in chapter 13.
Drawings and sketches Your own sketches, however rough, scanned or photographed. Composition and framing. A sketch controls a frame better than three paragraphs of prompt.
Object foley Record real objects: crumpling, scraping, metal, water. See §6.4. The whole soundtrack. An invented world has no sound of its own: yours will come off your desk.
Licensed references Archive images, scientific photography, documentary collections — with their licence archived. Documenting what cannot be photographed. See chapter 18.
Studio practice · the one-hour maquette

An hour of card, tape and a desk lamp produces a reference set for light and structure that no prompt matches — because the light in it is real, with its bounces and its accidents. Photograph the maquette from the six angles of your main shots and you have both your chapter 12 references and your chapter 13 geometric guides. For an invented world it is the best time-to-result ratio in the module.

6.9 Building the reference set

At this point you have three hundred files — off the camera, or out of the generation folder. A reference set is not a heap of files: it is a set that is sorted, named and described. Three operations, the same day.

  1. Cut ruthlessly. Keep 60 to 80 images in total, not 300. One per intention. Duplicates serve nothing and make the reference set unusable.
  2. Name. PHOTO_014_north-hall_concrete-floor.jpg. Number for order, zone, subject. Never IMG_4471.
  3. Describe. A 01_references/INDEX.md listing each reference and what it documents. This is the file you will re-read in chapter 10.
Have the LLM describe your images

A multimodal model — Gemma 4 has native vision — can look at your images, photographed or generated, and produce a material description usable as a prompt base: dominant colours, materials, direction of light, state of wear. It is an excellent starting point for the place bible in chapter 10, provided you correct its output: it will describe what it sees, not what matters.

LLMIndexing the reference library
Here are 8 photographs taken on the same site.

For each one, produce a 5-line record:
- MATERIALS: the visible materials, with their condition (new, worn, repainted, corroded…)
- COLOURS: the 3 dominant hues, described precisely (not "grey" but "washed-out grey-green")
- LIGHT: where it comes from, how hard it is, the colour of the shadows
- SCALE: what the image lets you deduce about dimensions
- SINGULARITY: what would not exist on another site of the same type

Invent nothing. If something is not visible, write "not visible".
Do not comment on the aesthetic quality of the photographs.
Contact sheet of the reference library
Shot 06-01
A contact sheet of a properly built reference library: named thumbnails, grouped by the four families. Shows in one image what section 6.5 asks for.
images/06-01-planche-contact.png
Fig 6.3 — A sorted library. It is the first visible component of Deliverable A.

6.10 What you are not allowed to do

The full detail is in chapter 18, but three points are decided while you are assembling the material, not afterwards.

  • People. A recognisable face captured without consent cannot serve as a reference to a generative model. If you want a character based on a real person, you need their written agreement — and that is a serious matter, not a formality.
  • Access. A private site, a building site, a fenced-off wasteland: ask. A film that rests on trespass cannot be shown.
  • What you promise. If you are let in and asked what you will do with it, your answer binds you.
Stage 3 · The reference set

What you do · captured route

One field trip minimum, two if the site allows different hours. You come back with the four families of photograph, at least two 3-minute ambiences, and your foley. The same evening: sort, name, INDEX.md.

What you do · constructed route

The five rules of the world written before any image (§6.6). Then the research pass: generate wide, eliminate ruthlessly, document what survives (§6.7). Then at least one non-generative material made with your hands — photographed textures, a maquette, sketches — and your object foley (§6.8).

What it produces

01_references/ complete and indexed, and a printed or exported contact sheet. Second component of Deliverable A. On the constructed route, the five-rules file is part of it.

Ready to move on when

  • 60 to 80 images, sorted, named, spread across the four families — no family empty.
  • Captured route: at least one frame photographed at three different hours.
  • Constructed route: the five rules are written, rule 5 included, and every kept image carries its prompt and seed.
  • Two ambiences of 3 minutes minimum, listened to in full on headphones.
  • At least one piece of non-generative material exists and is filed.
  • INDEX.md exists and someone else could use it.
  • You can name the three things your world has that no other would.

If you cannot name those three things, your film will have nothing specific to show and the model will fill the gap with its average. Go back to the site — or go back to your five rules.

Partie III · L’écriture

Soixante secondes ne se racontent pas comme un film. Cette partie transforme une problématique en vingt plans écrits, à l’aide d’un LLM qu’il faut savoir contredire.

Part III · Writing

Sixty seconds are not told like a film. This part turns a research question into twenty written shots, using an LLM you must know how to contradict.

Chapitre 7 · L’écriture Chapter 7 · Writing

Du brief au pitch

From brief to pitch

Vous avez une problématique et une base de références. Il faut maintenant une forme. Et la première chose à comprendre est que soixante secondes ne supportent pas la structure que vous connaissez.

7.1 Ce que soixante secondes ne peuvent pas contenir

Le réflexe est d’écrire un film en trois actes réduit. Cela ne fonctionne jamais, pour une raison arithmétique : exposer un personnage, poser un obstacle, le résoudre demande au minimum trois minutes. Compressé à soixante secondes, chaque élément devient une vignette, et le film ressemble à une bande-annonce de lui-même.

Impossible en 60 sPossible en 60 s
Une intrigue avec un retournementUn seul mouvement, tenu jusqu’au bout
Deux personnages qui se comprennent malUn personnage, ou aucun
Du dialogue qui porte l’informationUne phrase, au plus, au bon endroit
Un lieu qu’on découvre puis qu’on quitteUn lieu, creusé
Une explicationUne sensation qui laisse une question

7.2 Quatre formes qui tiennent en soixante secondes

Choisissez-en une, explicitement, et notez-la dans votre journal. Ne les mélangez pas : c’est la cause la plus fréquente de films de 60 secondes qui semblent durer trois minutes.

FormePrincipeLe plan qui décide
La révélation On montre une chose ; un plan tardif révèle qu’elle en est une autre, et recadre rétrospectivement tout ce qui précède. Le plan de bascule, vers P12
La transformation Un même cadre, ou une série de cadres, traversés par le temps : vide puis saturé, jour puis nuit, avant puis après. Le raccord de bascule entre deux états
Le trajet Un mouvement continu d’un point à un autre. L’espace se raconte en le traversant ; la caméra ou le personnage avance et ne revient pas. Le dernier plan, qui dit où l’on est arrivé
La confrontation Deux séries de plans alternées — deux lieux, deux échelles, deux temporalités — qui ne se rejoignent qu’à la fin. Le plan où les deux séries se touchent
Pratique d’atelier

Ces quatre formes ont un point commun : elles reposent sur le montage, pas sur l’action à l’intérieur des plans. C’est une chance, parce que vos plans font trois secondes et qu’un modèle vidéo ne sait pas raconter une action longue. Vous écrivez pour la faiblesse de l’outil, et cette contrainte produit une écriture plus cinématographique que si vous aviez le choix.

7.3 Le pitch en une phrase

Avant les vingt plans, une phrase. Elle contient le lieu, le mouvement et la tension, et rien d’autre.

Gabarit

Dans [LIEU PRÉCIS], [CE QUI SE PASSE, UN SEUL MOUVEMENT], jusqu’à ce que [LA BASCULE] — révélant [LA CONTRADICTION DU BRIEF].

Exemple

Dans la halle nord un matin de semaine, la caméra traverse un volume vide en suivant un son de marché, jusqu’à ce qu’elle atteigne le lieu du son et n’y trouve personne — révélant que ce que l’on entend de ce quartier n’est plus ce qu’il contient.

Le test de la phrase unique

Si votre pitch a besoin de deux phrases, vous avez deux films. Si vous avez besoin du mot « puis », vous avez une suite d’événements et non une forme. Coupez jusqu’à ce qu’une seule phrase tienne — c’est douloureux, et c’est le travail.

7.4 La structure en cinq blocs

Vingt plans ne s’écrivent pas d’affilée. Ils se répartissent en cinq blocs qui ont chacun une fonction. Cette table est le squelette de votre feuille de plans, et elle vaut pour les quatre formes.

BlocPlansDuréeFonction
I · OuvertureP01 – P039 sPar quoi entre-t-on. Souvent le son avant l’image, ou un détail avant l’ensemble. Ne montrez pas encore le lieu en entier.
II · InstallationP04 – P0815 sLe régime normal : ce que ce lieu est d’habitude, ce que le personnage y fait. C’est ce que la bascule viendra contredire.
III · BasculeP09 – P1212 sLe fait qui contredit. Le cœur de la problématique du chapitre 5. Si ce bloc est faible, le film n’a pas de sujet.
IV · ConséquenceP13 – P1715 sCe que la bascule change. Le point culminant visuel se place ici, pas à la fin.
V · SortieP18 – P209 sCe qui reste. Jamais une conclusion : une résonance. Le dernier plan pose une question, il n’y répond pas.
Étape 4 · Pitch et structure

Ce que vous faites

Dans 02_writing/pitch.md : la forme retenue parmi les quatre, le pitch en une phrase, et les cinq blocs avec une ligne d’intention par bloc. Pas encore les plans.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • Le pitch tient en une phrase sans « puis ».
  • La forme est nommée et vous savez quel plan la porte.
  • Le bloc III contredit explicitement le bloc II.
  • Vous pouvez dire à voix haute quel est le dernier plan, et pourquoi il ne conclut pas.

You have a research question and a reference library. Now you need a form. And the first thing to understand is that sixty seconds will not carry the structure you know.

7.1 What sixty seconds cannot hold

The reflex is to write a shrunken three-act film. That never works, for an arithmetic reason: introducing a character, setting an obstacle and resolving it takes three minutes minimum. Compressed to sixty seconds, each element becomes a vignette, and the film looks like a trailer for itself.

Impossible in 60 sPossible in 60 s
A plot with a reversalOne single movement, held to the end
Two characters misunderstanding each otherOne character, or none
Dialogue carrying the informationOne sentence at most, in the right place
A place discovered then leftOne place, dug into
An explanationA sensation that leaves a question

7.2 Four forms that hold in sixty seconds

Choose one, explicitly, and note it in your log. Do not mix them: that is the commonest cause of 60-second films that feel three minutes long.

FormPrincipleThe deciding shot
The reveal You show one thing; a late shot reveals it is another, retrospectively reframing everything before it. The turn, around P12
The transformation One frame, or a series of frames, crossed by time: empty then saturated, day then night, before then after. The cut between the two states
The traverse One continuous movement from one point to another. Space is told by crossing it; the camera or the character advances and does not come back. The last shot, saying where you arrived
The confrontation Two alternating series of shots — two places, two scales, two time frames — that only meet at the end. The shot where the two series touch
Studio practice

These four forms have one thing in common: they rest on editing, not on action inside the shots. That is lucky, because your shots are three seconds long and a video model cannot tell a long action. You are writing for the weakness of the tool, and the constraint produces more cinematic writing than free choice would.

7.3 The one-sentence pitch

Before the twenty shots, one sentence. It contains the place, the movement and the tension, and nothing else.

Template

In [PRECISE PLACE], [WHAT HAPPENS, ONE MOVEMENT ONLY], until [THE TURN] — revealing [THE CONTRADICTION FROM THE BRIEF].

Example

In the north market hall on a weekday morning, the camera crosses an empty volume following the sound of a market, until it reaches the source of the sound and finds nobody there — revealing that what you hear of this district is no longer what it contains.

The single-sentence test

If your pitch needs two sentences, you have two films. If you need the word "then", you have a sequence of events and not a form. Cut until one sentence holds — it is painful, and it is the work.

7.4 The five-block structure

Twenty shots are not written in one run. They divide into five blocks, each with a function. This table is the skeleton of your shot sheet, and it holds for all four forms.

BlockShotsDurationFunction
I · OpeningP01 – P039 sHow you enter. Often sound before image, or a detail before the whole. Do not show the place entire yet.
II · EstablishingP04 – P0815 sThe normal state: what this place usually is, what the character does in it. This is what the turn will contradict.
III · The turnP09 – P1212 sThe contradicting fact. The heart of the chapter 5 research question. If this block is weak, the film has no subject.
IV · ConsequenceP13 – P1715 sWhat the turn changes. The visual climax goes here, not at the end.
V · ExitP18 – P209 sWhat remains. Never a conclusion: a resonance. The last shot asks a question, it does not answer one.
Stage 4 · Pitch and structure

What you do

In 02_writing/pitch.md: the chosen form out of the four, the one-sentence pitch, and the five blocks with one line of intention each. Not the shots yet.

Ready to move on when

  • The pitch fits in one sentence with no "then".
  • The form is named and you know which shot carries it.
  • Block III explicitly contradicts block II.
  • You can say out loud what the last shot is, and why it does not conclude.
Chapitre 8 · L’écriture Chapter 8 · Writing

Piloter le LLM

Directing the LLM

Un LLM à qui l’on demande « écris-moi un scénario » produit la moyenne statistique des scénarios. Ce chapitre décrit la méthode qui l’empêche : une déconstruction progressive en trois phases, où l’on ne demande jamais tout d’un coup et où l’on valide à chaque palier.

Le principe · un rôle, un palier, une validation

Trois règles, et elles expliquent presque tous les écarts de qualité entre deux étudiants utilisant le même modèle.

  1. Assignez un rôle précis. « Agis comme un directeur de la photographie » produit des sorties structurellement différentes de « aide-moi avec mon film », parce que le rôle contraint le vocabulaire, et le vocabulaire contraint la pensée.
  2. Un palier à la fois. Structure d’abord, enrichissement technique ensuite, cohérence en dernier. Demander les trois ensemble donne trois résultats médiocres.
  3. Validez explicitement. Terminez chaque prompt par « valide avec moi avant de passer à la suite ». Sans cela le modèle enchaîne, et vous héritez de vingt plans construits sur une structure que vous n’avez jamais approuvée.
Où vous faites cela, concrètement

Dans l’atelier, ces trois phases se mènent dans LlmOnLan, qui sert Gemma 4 depuis les GPU de l’école. Deux conséquences pratiques :

  • La conversation est persistante et locale : vous retrouvez le fil de vos trois phases d’une séance à l’autre, sur votre machine. Gardez un fil par film — c’est votre trace de travail, et elle alimente le journal de projet.
  • Le modèle est multimodal : vous pouvez déposer vos images de référence directement dans le fil, et lui demander d’écrire à partir de ce qu’il voit plutôt que de ce que vous décrivez. Sur la voie construite du chapitre 6, c’est la façon la plus rapide de fixer les cinq règles du monde.

8.1 Phase 1 — La structuration

On ne demande pas encore d’images. On demande une répartition de l’action sur vingt plans, à confronter à la structure en cinq blocs du chapitre précédent.

LLM · phase 1Structurer les 20 plans
Agis comme un scénariste professionnel spécialisé dans les formats très courts.

CONTEXTE
Pitch : [VOTRE PITCH EN UNE PHRASE]
Forme narrative retenue : [révélation | transformation | trajet | confrontation]
Lieu réel documenté : [3 LIGNES SUR LE SITE, TIRÉES DE VOTRE INDEX.MD]
Contradiction à tenir : [LA CONTRADICTION DE VOTRE FICHE DE PROBLÉMATIQUE]

STRUCTURE IMPOSÉE — ne la modifie pas
P01–P03 ouverture (9 s) · P04–P08 installation (15 s)
P09–P12 bascule (12 s) · P13–P17 conséquence (15 s) · P18–P20 sortie (9 s)

DEMANDE
Découpe le pitch en 20 plans de 3 secondes exactement.
Pour chaque plan, une seule ligne : le numéro, puis l'action visible.
Une action par plan. Pas de dialogue. Pas d'adjectif esthétique.
Contrainte : chaque plan doit être filmable en un seul geste de 3 secondes,
sans ellipse interne.

Puis liste séparément les 3 plans qui portent le plus de sens, et dis pourquoi.

Valide cette structure avec moi avant de passer à l'étape suivante.
Refusez la première proposition

Elle sera compétente et sans intérêt. Le geste qui compte est le suivant : demandez trois versions du bloc III — la bascule — construites sur des partis différents, et choisissez. C’est là que vous devenez l’auteur du film plutôt que son opérateur. Notez dans votre journal celle que vous écartez et pourquoi.

8.2 Phase 2 — L’enrichissement technique

La structure est validée. On demande maintenant au modèle d’endosser un autre rôle — directeur de la photographie — et de transformer chaque ligne d’action en fiche technique exploitable par un générateur d’images.

LLM · phase 2Enrichir chaque plan
Change de rôle : tu es maintenant directeur de la photographie.

Pour chacun des 20 plans validés, produis un bloc technique contenant
obligatoirement ces six champs, dans cet ordre :

SUJET        ce qui est dans le cadre, décrit matériellement
ENVIRONNEMENT le décor, l'arrière-plan, l'heure, la météo
CADRAGE      échelle de plan + angle (vocabulaire technique uniquement)
LUMIÈRE      source, direction, dureté, couleur des ombres
MOUVEMENT    ce qui bouge : la caméra, le sujet, ou rien
INTENTION    en une phrase, ce que ce plan doit faire ressentir

Règles :
- Vocabulaire technique, pas littéraire. « contre-plongée » et non « vue héroïque ».
- L'heure de la journée est la même pour tous les plans, sauf si le
  découpage prévoit explicitement une ellipse temporelle.
- La direction de la lumière est cohérente d'un plan à l'autre : le soleil
  ne change pas de côté entre P07 et P08.
- Si un plan exige une action impossible en 3 secondes, signale-le au lieu
  de l'écrire.

N'écris pas encore les prompts en anglais. On le fera après les chartes.
Pourquoi ne pas demander les prompts tout de suite

Le draft initial de ce cours demandait le prompt anglais dès cette phase. L’expérience montre que c’est trop tôt : les prompts écrits avant les chartes du chapitre 10 ne contiennent pas les blocs de cohérence, et il faut tous les réécrire. Écrivez les fiches maintenant, les prompts au chapitre 11, une fois les chartes figées.

8.3 Phase 3 — La cohérence

Troisième palier : on demande au modèle d’extraire de son propre travail les constantes à répéter partout. Le résultat n’est pas un scénario mais un jeu de chartes, objet du chapitre 10.

LLM · phase 3Extraire les constantes
À partir des 20 fiches techniques, extrais les éléments qui doivent rester
IDENTIQUES d'un plan à l'autre. Produis trois listes séparées :

1. PERSONNAGE — traits physiques immuables, vêtements, accessoires distinctifs
   Uniquement du visuel et du factuel. Pas de psychologie, pas d'âge « environ ».

2. LIEU — les éléments d'architecture, matériaux et couleurs qui reviennent
   Ce qui doit être reconnaissable comme le même endroit.

3. STYLE — médium, palette, optique, éclairage, texture
   Ce qui doit donner l'impression d'un seul film.

Pour chaque liste, signale ce que tu as dû INVENTER faute d'information
dans mes fiches. Ne le déguise pas en certitude : je dois savoir ce qui
vient de moi et ce qui vient de toi.
« Signale ce que tu as inventé »

Cette dernière consigne est la plus utile du chapitre. Un LLM comble les vides sans le dire : il vous donnera une couleur de veste que vous n’avez jamais mentionnée, et vous la découvrirez au plan 14 quand elle sera devenue une contrainte. Lui demander de séparer ses inventions de vos données transforme sa sortie en proposition plutôt qu’en fait.

8.4 La relecture humaine

Le schéma d’origine de ce cours place explicitement une étape « relecture et correction par les étudiants » après chaque sortie de LLM. Voici ce qu’on y cherche, concrètement.

À vérifierLe symptôme
Le lieu est-il le vôtre ?Le modèle a écrit « une halle industrielle » là où votre INDEX.md dit « charpente métallique rivetée, sol béton taché de rouille ». Il a remplacé votre site par sa moyenne.
La contradiction tient-elle ?Le bloc III a été lissé en simple péripétie. Les LLM tendent vers la résolution : ils réparent les tensions plutôt que de les tenir.
Les plans sont-ils tenables ?« Le personnage traverse la halle et ouvre la porte » : deux actions, six secondes, impossible en un plan de 3 s.
Y a-t-il une ellipse cachée ?Entre P08 et P09 il s’est passé quelque chose que le film ne montre pas. Soit vous l’assumez, soit vous ajoutez le plan manquant.
La lumière est-elle constante ?Le soleil passe de gauche à droite entre deux plans consécutifs du même axe.
Est-ce que ça vous ressemble ?Le test le plus important et le moins technique. Si vous ne reconnaissez rien de vous dans ces vingt lignes, recommencez la phase 1 avec un parti plus affirmé.
Étape 5 · Le script du film

Ce que vous faites

Les trois phases, dans l’ordre, avec validation à chaque palier. Résultat dans 02_writing/script.md : les 20 plans en une ligne chacun, puis les 20 fiches techniques à six champs.

Ce que cela produit

La matière de la feuille de plans du chapitre suivant, et le brouillon des trois chartes du chapitre 10.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • Les 20 plans existent, numérotés P01 à P20, une action chacun.
  • Vous avez écarté au moins une version du bloc III, et le journal dit laquelle et pourquoi.
  • Chaque fiche a ses six champs remplis, en vocabulaire technique.
  • Vous avez relu les six lignes de la table 8.4 et corrigé ce qui devait l’être.

Le script est un document que vous avez signé, pas un document que la machine a produit. Si vous ne pouvez pas défendre chaque plan, il n’est pas fini.

An LLM asked to "write me a screenplay" produces the statistical average of screenplays. This chapter describes the method that prevents it: a progressive deconstruction in three phases, in which you never ask for everything at once and you sign off at every step.

The principle · a role, a step, a sign-off

Three rules, and they explain almost all the quality gap between two students using the same model.

  1. Assign a precise role. "Act as a director of photography" produces structurally different output from "help me with my film", because the role constrains the vocabulary, and vocabulary constrains thought.
  2. One step at a time. Structure first, technical enrichment second, consistency last. Asking for all three at once gives three mediocre results.
  3. Sign off explicitly. End each prompt with "check this with me before moving on". Without that the model runs ahead, and you inherit twenty shots built on a structure you never approved.
Where you actually do this

In the studio these three phases are run in LlmOnLan, which serves Gemma 4 from the school's GPUs. Two practical consequences:

  • The conversation is persistent and local: you pick up the thread of your three phases from one session to the next, on your own machine. Keep one thread per film — it is your working trace, and it feeds the project log.
  • The model is multimodal: you can drop your reference images straight into the thread and ask it to write from what it sees rather than from what you describe. On chapter 6's constructed route, that is the fastest way to fix the five rules of the world.

8.1 Phase 1 — Structuring

You are not asking for images yet. You are asking for the action distributed across twenty shots, to be tested against the five-block structure from the previous chapter.

LLM · phase 1Structuring the 20 shots
Act as a professional screenwriter specialising in very short formats.

CONTEXT
Pitch: [YOUR ONE-SENTENCE PITCH]
Chosen narrative form: [reveal | transformation | traverse | confrontation]
Real documented location: [3 LINES ON THE SITE, FROM YOUR INDEX.MD]
Contradiction to hold: [THE CONTRADICTION FROM YOUR QUESTION SHEET]

IMPOSED STRUCTURE — do not alter it
P01–P03 opening (9 s) · P04–P08 establishing (15 s)
P09–P12 turn (12 s) · P13–P17 consequence (15 s) · P18–P20 exit (9 s)

TASK
Break the pitch into exactly 20 shots of 3 seconds.
For each shot, one line only: the number, then the visible action.
One action per shot. No dialogue. No aesthetic adjectives.
Constraint: each shot must be filmable in a single 3-second gesture,
with no internal ellipsis.

Then separately list the 3 shots that carry the most meaning, and say why.

Check this structure with me before moving to the next step.
Refuse the first offer

It will be competent and uninteresting. The gesture that matters is the next one: ask for three versions of block III — the turn — built on different premises, and choose. That is where you become the author of the film rather than its operator. Note in your log which one you rejected and why.

8.2 Phase 2 — Technical enrichment

The structure is signed off. Now you ask the model to take on another role — director of photography — and turn each line of action into a technical record an image generator can use.

LLM · phase 2Enriching each shot
Change role: you are now a director of photography.

For each of the 20 approved shots, produce a technical block containing
these six fields, in this order, without exception:

SUBJECT      what is in frame, described materially
ENVIRONMENT  the set, background, hour, weather
FRAMING      shot size + angle (technical vocabulary only)
LIGHT        source, direction, hardness, colour of the shadows
MOVEMENT     what moves: the camera, the subject, or nothing
INTENT       in one sentence, what this shot must make the viewer feel

Rules:
- Technical vocabulary, not literary. "low angle", not "heroic view".
- The hour of day is the same for every shot, unless the breakdown
  explicitly calls for a time ellipsis.
- Light direction is consistent shot to shot: the sun does not change
  sides between P07 and P08.
- If a shot requires an action impossible in 3 seconds, flag it instead
  of writing it.

Do not write the English prompts yet. We will do that after the bibles.
Why not ask for the prompts now

This course's original draft asked for the English prompt at this phase. Experience shows that is too early: prompts written before the chapter 10 bibles do not contain the consistency blocks, and all of them have to be rewritten. Write the records now, the prompts in chapter 11, once the bibles are frozen.

8.3 Phase 3 — Consistency

Third step: you ask the model to extract from its own work the constants that must be repeated everywhere. The result is not a screenplay but a set of bibles, the subject of chapter 10.

LLM · phase 3Extracting the constants
From the 20 technical records, extract the elements that must stay
IDENTICAL from shot to shot. Produce three separate lists:

1. CHARACTER — immutable physical traits, clothing, distinctive accessories
   Visual and factual only. No psychology, no "approximately" ages.

2. PLACE — the architectural elements, materials and colours that recur
   What must be recognisable as the same place.

3. STYLE — medium, palette, optics, lighting, texture
   What must give the impression of a single film.

For each list, flag what you had to INVENT for lack of information in my
records. Do not disguise it as certainty: I need to know what came from
me and what came from you.
"Flag what you invented"

That last instruction is the most useful in the chapter. An LLM fills gaps without saying so: it will give you a jacket colour you never mentioned, and you will discover it at shot 14 once it has become a constraint. Asking it to separate its inventions from your data turns its output into a proposal rather than a fact.

8.4 Human review

This course's original schema explicitly places a "student review and correction" step after every LLM output. Here is what you are looking for, concretely.

CheckThe symptom
Is the place yours?The model wrote "an industrial hall" where your INDEX.md says "riveted steel truss, concrete floor stained with rust". It replaced your site with its average.
Does the contradiction hold?Block III has been smoothed into a mere incident. LLMs tend towards resolution: they repair tensions rather than hold them.
Are the shots achievable?"The character crosses the hall and opens the door": two actions, six seconds, impossible in one 3 s shot.
Is there a hidden ellipsis?Between P08 and P09 something happened that the film does not show. Either own it, or add the missing shot.
Is the light constant?The sun moves from left to right between two consecutive shots on the same axis.
Does it sound like you?The most important and least technical test. If you recognise nothing of yourself in those twenty lines, redo phase 1 with a stronger premise.
Stage 5 · The film's script

What you do

The three phases, in order, with sign-off at each step. Result in 02_writing/script.md: the 20 shots at one line each, then the 20 six-field technical records.

What it produces

The material for the next chapter's shot sheet, and the draft of the three bibles in chapter 10.

Ready to move on when

  • The 20 shots exist, numbered P01 to P20, one action each.
  • You have rejected at least one version of block III, and the log says which and why.
  • Every record has all six fields filled, in technical vocabulary.
  • You have re-read the six lines of table 8.4 and corrected what needed it.

The script is a document you signed, not a document the machine produced. If you cannot defend every shot, it is not finished.

Chapitre 9 · L’écriture Chapter 9 · Writing

Découpage et feuille de plans

Breakdown and shot sheet

Le script du chapitre 8 est un texte. Il n’est pas exploitable en production, parce qu’on ne fabrique pas vingt plans en relisant un texte : on les fabrique en cochant des lignes. Ce chapitre produit le document unique auquel tout le reste du manuel se réfère — la feuille de plans — et donne le vocabulaire technique qu’elle utilise.

9.1 La feuille de plans, document pivot

Un tableur. Une ligne par plan, vingt lignes. C’est le seul document que vous ouvrirez tous les jours pendant six semaines, et le cœur du livrable A.

ColonneContenuSert au chapitre
shotP01 à P20. Ne change jamais.partout
blockI à V, la structure du chapitre 7.17
durationEn secondes. 3 par défaut ; 2 ou 4 si le rythme l’exige.17
actionL’action visible, une phrase. Ce que fait le plan.12, 14
sizeL’échelle de plan, code de la table 9.2.12
angleLa hauteur et l’axe de caméra.12
movementCe qui bouge, et comment. static est une réponse valide et souvent la bonne.14, 15
placeLa zone du site. Doit correspondre à une zone de votre INDEX.md.10
lightDirection et qualité. Constante sur tout le film sauf ellipse.10, 12
intentCe que le plan doit faire ressentir. La colonne qu’on saute et qu’il faut garder.13, 17
soundCe qu’on entend : ambiance, événement, voix, silence.16
ref_imagesLes références de votre référentiel à injecter, séparées par ;.12
seedLa graine de l’image validée. Sans elle, le livrable B n’est pas reproductible et ne prouve rien.12
statustodo · image_ok · video_ok · approved13, 15
shot,block,duration,action,size,angle,movement,place,light,intent,sound,ref_images,seed,status
P01,I,3,"Le rideau métallique fermé, de face",GP,niveau,static,"entrée est","rasante NE dure","entrer par une surface, pas par un espace","ambiance lointaine seule",PHOTO_003;PHOTO_007,774213,approved
P02,I,3,"Une main pose une caisse hors champ",TGP,plongée,static,"entrée est","rasante NE dure","une présence sans personne","événement : caisse",PHOTO_022,481990,image_ok
P03,I,3,"Le volume vide de la halle",TL,niveau,"panoramique lent G→D","halle nord","zénithale diffuse","la contradiction est déjà là","ambiance + réverbération",PHOTO_014;PHOTO_015,,todo
Pourquoi un CSV et pas un joli document

Parce qu’il est triable et filtrable. À trois jours du rendu, la question n’est pas « à quoi ressemble mon film » mais « quels plans ne sont pas finis » : vous filtrez la colonne status et vous avez la réponse en deux secondes. Un storyboard mis en page, aussi beau qu’il soit, ne répond pas à cette question. Faites les deux si vous voulez, mais c’est le tableur qui pilote la production.

La feuille de plans en cours de production
Capture 09-01
Une feuille de plans réelle en milieu de production, avec la colonne statut visiblement remplie de valeurs différentes. Si l’atelier dispose d’un outil maison de suivi des plans, c’est ici qu’il se montre.
images/09-01-feuille-de-plans.png
Fig 9.1 — Le seul tableau de bord du projet.

9.2 Les échelles de plan

L’échelle est la première décision de chaque plan, et le mot que vous écrivez dans la colonne size devient un mot du prompt. Les modèles d’image comprennent le vocabulaire technique anglais du cinéma : utilisez-le tel quel.

The chapter 8 script is a text. It is not usable in production, because you do not make twenty shots by re-reading a text: you make them by ticking off rows. This chapter produces the single document the rest of the manual refers to — the shot sheet — and gives the technical vocabulary it uses.

9.1 The shot sheet, pivot document

A spreadsheet. One row per shot, twenty rows. It is the only document you will open every day for six weeks, and the core of Deliverable A.

ColumnContentUsed in chapter
shotP01 to P20. Never changes.throughout
blockI to V, the chapter 7 structure.17
durationIn seconds. 3 by default; 2 or 4 if rhythm demands it.17
actionThe visible action, one sentence. What the shot does.12, 14
sizeShot size, code from table 9.2.12
angleCamera height and axis.12
movementWhat moves, and how. static is a valid answer and often the right one.14, 15
placeThe zone of the site. Must match a zone in your INDEX.md.10
lightDirection and quality. Constant across the film unless there is an ellipsis.10, 12
intentWhat the shot must make the viewer feel. The column everyone skips and must keep.13, 17
soundWhat you hear: ambience, event, voice, silence.16
ref_imagesThe references from your reference set to inject, separated by ;.12
seedThe seed of the approved image. Without it, Deliverable B is not reproducible and proves nothing.12
statustodo · image_ok · video_ok · approved13, 15
shot,block,duration,action,size,angle,movement,place,light,intent,sound,ref_images,seed,status
P01,I,3,"Closed roller shutter, front on",CU,eye,static,"east entrance","hard raking NE","enter through a surface, not a space","distant ambience only",PHOTO_003;PHOTO_007,774213,approved
P02,I,3,"A hand sets down a crate off-screen",ECU,high,static,"east entrance","hard raking NE","a presence with nobody","event: crate",PHOTO_022,481990,image_ok
P03,I,3,"The empty volume of the hall",EWS,eye,"slow pan L→R","north hall","diffuse overhead","the contradiction is already there","ambience + reverberation",PHOTO_014;PHOTO_015,,todo
Why a CSV and not a beautiful document

Because it is sortable and filterable. Three days out, the question is not "what does my film look like" but "which shots are not finished": you filter the status column and have the answer in two seconds. A laid-out storyboard, however beautiful, does not answer that question. Do both if you like, but the spreadsheet drives production.

The shot sheet mid-production
Shot 09-01
A real shot sheet mid-production, with the status column visibly holding different values. If the studio has an in-house shot-tracking tool, this is where it appears.
images/09-01-feuille-de-plans.png
Fig 9.1 — The project's only dashboard.

9.2 Shot sizes

Size is the first decision in every shot, and the word you write in the size column becomes a word in the prompt. Image models understand the technical English vocabulary of cinema: use it as it stands.

Les six échelles de plan utilisées dans ce cours TL PL PM PA PR GP Très large Plan large Plan moyen Américain Rapproché Gros plan situer le lieu agit le corps entier l’attitude la relation l’émotion Very wide Wide Full Medium full Medium close Close-up locate place acts whole body attitude relation emotion extreme wide wide shot full shot medium full medium close-up close-up En bleu : le terme à écrire dans le prompt. En anglais, toujours. In blue: the term to write in the prompt. In English, always.
Fig 9.2 — Six échelles suffisent pour un film de 60 secondes. Le code de la première ligne va dans la colonne size.
Fig 9.2 — Six sizes are enough for a 60-second film. The code on the top line goes in the size column.
Pratique d’atelier · la règle des trois échelles

Sur vingt plans, n’utilisez pas les six échelles au hasard. Choisissez-en trois dominantes et tenez-vous-y : par exemple très large / rapproché / très gros plan, en écartant délibérément le plan moyen. Cette économie produit un film qui a un regard. Utiliser les six donne un film qui a l’air d’un catalogue d’exercices.

9.3 Angles et mouvements

FrançaisDans le promptCe que ça fait au sujet
À hauteur d’œileye levelNeutre. Le spectateur est un témoin à égalité.
Plongéehigh angleDomine, écrase, cartographie. Bon pour montrer un dispositif.
Contre-plongéelow angleGrandit, menace, monumentalise. À manier avec parcimonie.
Vue zénithaleoverhead shot, top-downAbstrait, décrit un plan au sens architectural.
Plan-taille de trois-quartsthree-quarter viewLe plus lisible pour un visage cohérent d’un plan à l’autre.
MouvementDans le promptFiabilité en génération
Fixestatic shot, locked-off cameraExcellente. Le choix par défaut. Un plan fixe réussi vaut mieux qu’un mouvement raté.
Avancée lenteslow dolly inBonne. Le mouvement le plus sûr après le fixe.
Recul lentslow dolly outBonne. Idéal pour une révélation en fin de plan.
Panoramiquepan left / pan rightMoyenne. Le décor qui entre dans le cadre est inventé au fur et à mesure.
Travelling latéraltracking shot, dolly leftMoyenne. Demande un décor simple.
Caméra portéehandheldVariable. Utile pour masquer les artefacts, mais rend le raccord difficile.
Orbiteorbit around the subjectFaible en 3 s. Réservez-la aux plans passés par le contrôle géométrique (ch. 15).
Grue, plan-séquence complexeÀ éviter. Ne tient pas sur 3 secondes. Découpez en deux plans.

9.4 L’unité de temps et d’espace

C’est la contrainte que le schéma d’origine de ce cours nomme explicitement, et celle qui produit le plus de plans à refaire. Un modèle génératif ne connaît ni la géographie de votre lieu ni la position de votre soleil : la continuité est entièrement votre affaire, et elle s’écrit dans la feuille de plans avant d’être générée.

RègleCe qui casse si vous l’ignorezComment la tenir
Une seule heure La lumière saute d’un plan à l’autre et le film se disloque, même si chaque image est belle. Une valeur unique dans la colonne light, recopiée sur les vingt lignes. Une exception seulement si une ellipse est écrite.
Une direction de lumière Le soleil change de côté ; l’espace devient incompréhensible sans qu’on sache pourquoi. Écrivez la direction cardinale, pas une impression : rasante nord-est, pas belle lumière.
La règle des 180° Deux personnages ou deux points de vue échangent leurs places d’un plan à l’autre. Décidez d’un côté de l’axe et restez-y pour toute une séquence. Notez-le dans angle.
La direction du mouvement Un personnage qui sort à droite doit entrer par la gauche au plan suivant. Sinon il revient sur ses pas. Notez les entrées et sorties de champ dans action : sort cadre droite.
Le raccord d’échelle Deux plans d’échelle trop proche produisent un faux raccord — le fameux « saut » visuel. Sautez au moins une échelle entre deux plans consécutifs du même sujet : TL puis PR, pas PM puis PA.
Vérifiez la continuité sur le papier, pas à l’écran

Relire les vingt lignes de la colonne light prend deux minutes et évite dix heures de regénération. Ce contrôle est gratuit avant l’étape 6 et coûteux après. C’est la meilleure affaire du manuel.

9.5 Le rythme

Vingt plans de 3 secondes exactement produisent une pulsation mécanique qui s’entend au bout de quinze secondes. Le rythme se travaille en faisant varier les durées autour de 3 secondes, à budget constant.

  • Bloc I — plans un peu longs (3,5 – 4 s). On installe, on laisse entrer.
  • Bloc II — 3 s réguliers. C’est le régime normal, il doit s’installer comme une habitude.
  • Bloc III — raccourcissez (2 – 2,5 s). La bascule s’accélère. C’est le seul endroit où le montage rapide est justifié.
  • Bloc IV — un plan nettement plus long que les autres (5 – 6 s) au point culminant, puis retour à 3 s.
  • Bloc V — le dernier plan est le plus long du film (6 – 8 s). C’est lui qui laisse le spectateur avec sa question.

Le total doit rester à 60 secondes : ce que vous ajoutez ici, vous le retirez là. Écrivez les durées dans la colonne duration maintenant, et vérifiez la somme.

Étape 6 · La feuille de plans

Ce que vous faites

03_breakdown/shot_sheet.csv, vingt lignes, quatorze colonnes, toutes remplies sauf status qui vaut todo partout. C’est le moment de la relecture croisée : échangez votre feuille avec un autre étudiant et corrigez-vous mutuellement.

Ce que cela produit

Le troisième et dernier élément du livrable A. À partir de maintenant, ce fichier est votre film ; le reste n’est que de l’exécution.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • Les vingt lignes existent, aucune cellule vide.
  • La somme de la colonne duration fait 60 (± 2).
  • La colonne light est constante, ou ses exceptions sont justifiées par une ellipse écrite.
  • Trois échelles dominent, et vous pouvez dire lesquelles et pourquoi.
  • Chaque ligne cite au moins une référence de votre référentiel dans ref_images.
  • La colonne seed est vide pour l’instant : elle se remplit à l’étape 9, image par image.
  • Un autre étudiant a relu et signalé au moins un problème que vous avez corrigé.

Une ligne ref_images vide signifie que ce plan sera inventé par le modèle. Vous avez le droit — mais sachez-le, et sachez pourquoi.

Studio practice · the rule of three sizes

Across twenty shots, do not use all six sizes at random. Choose three dominants and hold to them: very wide / medium close / extreme close-up, for instance, deliberately excluding the full shot. That economy produces a film with a way of looking. Using all six produces a film that looks like a catalogue of exercises.

9.3 Angles and movements

AngleIn the promptWhat it does to the subject
Eye leveleye levelNeutral. The viewer is a witness on equal terms.
High anglehigh angleDominates, flattens, maps. Good for showing an arrangement.
Low anglelow angleEnlarges, threatens, monumentalises. Use sparingly.
Overheadoverhead shot, top-downAbstract; describes a plan in the architectural sense.
Three-quarterthree-quarter viewThe most legible for a face that must stay consistent shot to shot.
MovementIn the promptReliability in generation
Locked offstatic shot, locked-off cameraExcellent. The default choice. A successful static shot beats a failed move.
Slow push inslow dolly inGood. The safest move after static.
Slow pull backslow dolly outGood. Ideal for a reveal at the end of a shot.
Panpan left / pan rightFair. The set entering frame is invented as it goes.
Trackingtracking shot, dolly leftFair. Needs a simple set.
HandheldhandheldVariable. Useful for hiding artefacts, but makes cutting harder.
Orbitorbit around the subjectWeak in 3 s. Reserve it for shots that go through geometric control (ch. 15).
Crane, complex long takeAvoid. Does not hold over 3 seconds. Break it into two shots.

9.4 Unity of time and space

This is the constraint this course's original schema names explicitly, and the one that produces the most reshoots. A generative model knows neither the geography of your place nor the position of your sun: continuity is entirely your business, and it is written into the shot sheet before it is generated.

RuleWhat breaks if you ignore itHow to hold it
One hour only Light jumps shot to shot and the film comes apart, even though each image is beautiful. A single value in the light column, copied down all twenty rows. One exception only if an ellipsis is written.
One direction of light The sun changes sides; space becomes incomprehensible without the viewer knowing why. Write the cardinal direction, not an impression: raking north-east, not nice light.
The 180° rule Two characters or two viewpoints swap places between shots. Pick one side of the axis and stay there for a whole sequence. Note it in angle.
Direction of movement A character exiting right must enter from the left in the next shot. Otherwise they double back. Note entrances and exits in action: exits frame right.
Size matching Two shots of too-similar size produce a jump cut — the notorious visual hiccup. Skip at least one size between consecutive shots of the same subject: very wide then medium close, not full then medium full.
Check continuity on paper, not on screen

Re-reading twenty rows of the light column takes two minutes and saves ten hours of regeneration. That check is free before stage 6 and expensive after it. It is the best bargain in the manual.

9.5 Rhythm

Twenty shots of exactly 3 seconds produce a mechanical pulse you can hear within fifteen seconds. Rhythm is worked by varying durations around 3 seconds, at constant budget.

  • Block I — slightly long shots (3.5 – 4 s). You are settling the viewer in.
  • Block II — regular 3 s. This is the normal state; it must establish itself as a habit.
  • Block III — shorten (2 – 2.5 s). The turn accelerates. This is the only place fast cutting is justified.
  • Block IV — one markedly longer shot (5 – 6 s) at the climax, then back to 3 s.
  • Block V — the last shot is the longest in the film (6 – 8 s). It is what leaves the viewer with the question.

The total must stay at 60 seconds: what you add here you take off there. Write the durations into the duration column now, and check the sum.

Stage 6 · The shot sheet

What you do

03_breakdown/shot_sheet.csv, twenty rows, fourteen columns, all filled except status which reads todo throughout. This is the moment for cross-review: swap sheets with another student and correct each other.

What it produces

The third and last component of Deliverable A. From now on this file is your film; the rest is execution.

Ready to move on when

  • Twenty rows exist, no empty cells.
  • The duration column sums to 60 (± 2).
  • The light column is constant, or its exceptions are justified by a written ellipsis.
  • Three sizes dominate, and you can say which and why.
  • Every row cites at least one reference from your reference set in ref_images.
  • The seed column is empty for now: you fill it at stage 9, image by image.
  • Another student has reviewed it and flagged at least one problem you fixed.

An empty ref_images cell means that shot will be invented by the model. You are allowed — but know it, and know why.

Partie IV · La cohérence

Les modèles n’ont pas de mémoire. Cette partie fabrique la vôtre : trois chartes, un prompt assemblé, et les techniques d’ancrage qui les font tenir sur vingt plans.

Part IV · Consistency

The models have no memory. This part builds yours: three bibles, an assembled prompt, and the anchoring techniques that make them hold across twenty shots.

Chapitre 10 · La cohérence Chapter 10 · Consistency

Les chartes de cohérence

The consistency bibles

Une charte est un document de référence : un texte court que vous allez recopier, tel quel, dans chacun de vos vingt prompts. Ce n’est pas une note d’intention, ce n’est pas une description littéraire. C’est une chaîne de caractères dont la fonction est mécanique.

Rappel du chapitre 1

Les modèles génératifs n’ont pas de mémoire à long terme : chaque image est produite comme s’il s’agissait de la première. Si vous ne redécrivez pas votre personnage à chaque plan, le modèle en réinvente un. La charte est l’ancre descriptive qui le tient — et elle ne fonctionne que si elle est identique au caractère près d’un prompt à l’autre.

10.1 La charte personnage A3+

Trois catégories, dans cet ordre. Rien d’autre.

CatégorieCe qu’on écritCe qu’on n’écrit pas
Traits immuables Âge apparent chiffré, morphologie du visage, couleur et coupe des cheveux, pilosité, couleur des yeux, carnation. « La quarantaine », « un visage intéressant », « un regard triste ». Le modèle ne sait pas rendre une intention psychologique en pixels.
Signature vestimentaire Les pièces principales, leur couleur exacte, leur matière, leur état (usé, neuf, taché). « Habillé simplement ». Une absence de description est une invitation à l’invention.
Accessoires distinctifs Un ou deux éléments singuliers : lunettes, cicatrice, sac, bijou, gant. Ce sont eux que l’œil reconnaît d’un plan à l’autre. Une liste de cinq accessoires. Au-delà de deux, le modèle en oublie.

Exemple · la charte, en français, pour vous

Elias, 45 ans, visage marqué, barbe de trois jours, cheveux noirs coupés court. Trench-coat beige usé aux coudes, chemise blanche entrouverte, cravate sombre desserrée. Chapeau fedora beige assorti au trench.

Le bloc de cohérence, en anglais, pour le modèle

Elias, a 45-year-old man with a weathered face and three-day stubble, short black hair, wearing a worn beige trench coat, an unbuttoned white shirt, a loosened dark tie, and a matching beige fedora

L’étiquette nominative

Nommez votre personnage et commencez le bloc par son nom, comme ci-dessus. Cela aide le modèle à associer entre eux les attributs qui suivent, et cela vous donne un mot unique à chercher dans vos vingt prompts pour vérifier qu’ils sont tous corrects.

Pratique d’atelier · la règle du « moins, c’est mieux »

Ne décrivez pas tout le personnage à chaque plan. Sur un plan très large, le modèle n’a que faire de la couleur des yeux : il a besoin de la silhouette et des couleurs dominantes. Préparez deux versions de votre bloc de cohérence — une longue pour les plans rapprochés, une courte de deux lignes pour les plans larges — et notez dans votre charte laquelle s’applique à quelle échelle. Un prompt surchargé produit des images où les détails se contredisent.

10.2 La charte de lieu

Même logique, appliquée au décor, et c’est ici que votre base de références du chapitre 6 devient rentable. Vous n’inventez pas cette charte : vous la relevez sur vos photographies.

  • Structure — le type de construction, les matériaux porteurs, la forme du volume, la source de lumière naturelle. Ce qui ne peut pas changer d’un plan à l’autre.
  • Matières et couleurs — les trois surfaces dominantes avec leur teinte précise et leur état. Relevées sur vos photos de la famille 2, pas imaginées.
  • Singularités — les deux ou trois éléments qui n’existent que là : une réparation, une signalétique, une trace d’usage. Ce sont eux qui font que le spectateur reconnaît votre lieu.
Une charte de lieu par lieu

Si votre film se passe dans deux zones du site, il vous faut deux chartes de lieu, et la colonne place de la feuille de plans dit laquelle appliquer. Mélanger les deux dans un seul bloc produit un décor hybride qui n’est ni l’un ni l’autre — l’erreur est fréquente et le symptôme est un film qui « ne ressemble à rien de précis ».

10.3 La charte de style · les cinq piliers

Sans charte de style, un plan sort en photo réaliste et le suivant en image publicitaire saturée. Le spectateur perd l’immersion immédiatement, sans savoir pourquoi. Cinq paramètres à verrouiller.

PilierLa questionExemples de valeurs
1 · Palette Quelle ambiance colorimétrique ? C’est le facteur numéro un de l’unité visuelle. Monochrome · complémentaires (teal and orange) · désaturée · sursaturée. Deux ou trois teintes dominantes, pas plus.
2 · Optique Quelle texture d’image ? Argentique, numérique, stylisée ? shot on 35mm film · Kodak Portra 400 · shot on Arri Alexa, crisp · VHS look. Précisez toujours la focale : 35mm lens pour un rendu réaliste, 85mm pour les portraits.
3 · Éclairage Comment la lumière se comporte ? Une source principale, tenue sur tout le film. soft overcast daylight · chiaroscuro, hard shadows · rim lighting · neon glow
4 · Composition Comment le sujet se détache du décor ? shallow depth of field, bokeh pour isoler · deep focus pour montrer un décor complexe · symmetrical framing
5 · Suffixe La chaîne exacte, immuable, ajoutée à la fin de chaque prompt. La synthèse des quatre précédents en une phrase. Voir ci-dessous.

Exemple de charte remplie · « thriller urbain réaliste »

Palette
Bleu nuit, gris urbain, touches d’orange ambré (lampadaires)
Optique
Argentique 35 mm, grain léger, léger halo d’objectif
Éclairage
Contrastes élevés, ombres profondes, contre-jour
Composition
Profondeur de champ courte, arrière-plan flou

Suffixe de style — à coller à la fin des vingt prompts, sans jamais en changer une virgule :

cinematic 35mm film still, moody urban thriller aesthetic, high contrast, deep shadows, cool blue and warm amber colour grading, slight film grain, soft lens flare, shallow depth of field, photorealistic

Le suffixe ne change jamais · pas une virgule

C’est la règle la plus simple du manuel et la plus souvent enfreinte. Vous allez être tenté, au plan 14, d’ajouter more dramatic parce que cette image-là manque de force. Ne le faites pas : vous venez de créer deux films. Si le suffixe doit changer, il change pour les vingt plans, et vous regénérez tout. Notez la version du suffixe dans votre journal, avec sa date.

Planche de charte personnage
Capture 10-01
Une planche de charte personnage complète : le même personnage vu sous 4 à 6 angles, généré depuis un bloc de cohérence unique, avec le bloc de texte affiché à côté. C’est l’image de référence de la section 10.1 et de la planche de cohérence du chapitre 11.
images/10-01-charte-personnage.png
Fig 10.1 — Ce qu’un bloc de cohérence bien écrit produit sur six angles différents.

10.4 Le format technique · quatre décisions prises une fois

Quatre nombres, à trancher avant la première image générée. Trois d’entre eux ne se réparent pas après coup : ils déterminent ce que le modèle fabrique, et aucun outil de montage ne rend des pixels qui n’ont jamais existé. Ils vont dans style_bible.md, à côté du suffixe de style, et ils ne changent plus.

DécisionValeur par défautPourquoi maintenant
Rapport de cadre16:9Recadrer plus tard coûte des pixels et refait votre cadrage. Vous avez composé pour un cadre : gardez-le.
Résolution de travailla plus haute que le modèle tient — souvent 1024 à 1536 px de côté courtRéduire ne coûte rien, agrandir invente. Le chapitre 15 agrandit ; il ne crée pas du détail absent.
Cadence24 im/sC’est ce que sortent la plupart des modèles vidéo. Choisir autre chose vous oblige à convertir vingt plans.
Espace colorimétriquesRGB / Rec.709C’est ce que les modèles produisent. Il n’y a rien à « développer » : une image générée n’est pas un négatif.

Le rapport de cadre se choisit, il ne se recadre pas

16:9 est le bon défaut : c’est le format des écrans sur lesquels votre film sera vu, en jury comme en ligne. Un format plus large — 2.39:1 — donne une impression de cinéma, mais il se décide avant : générer en 16:9 puis rogner le haut et le bas vous fait perdre un quart de la hauteur et déplace tous vos cadrages, y compris ceux que vous aviez validés au chapitre 12. Si vous voulez du large, demandez-le au modèle dès la première image.

Le vertical (9:16) n’a de sens que si un appel à projets le demande explicitement. Ce n’est pas un recadrage du 16:9 : c’est un autre découpage, avec d’autres échelles de plan.

24 ou 25 images par seconde ?

25 im/s est la cadence européenne de diffusion, et quelques salles et quelques concours la demandent encore. Mais les modèles vidéo sortent en 16 ou en 24. Convertir 24 vers 25 laisse deux mauvaises options : accélérer le film de 4 % — ce qui monte la hauteur du son si vous ne la corrigez pas — ou dupliquer des images, ce qui produit une saccade visible sur tout mouvement lent.

Pratique d’atelier · une seule cadence, du début à la fin

Travaillez en 24 im/s et exportez en 24. Ne changez de cadence que si un dépôt l’exige noir sur blanc, et alors une seule fois, à la toute fin, sur le film terminé, avec correction de hauteur sur l’audio. Ce qu’il ne faut jamais faire : mélanger des cadences sur la même timeline. Votre outil de montage acceptera sans rien dire, et la saccade apparaîtra à la projection.

La profondeur de bits A3+

Les modèles sortent en 8 bits par canal, soit 256 niveaux par couleur. C’est assez pour une photographie, et trop peu pour un étalonnage appuyé : un dégradé — un ciel, un mur, un fondu au noir — se casse en marches visibles. Cela s’appelle la postérisation, et c’est la dérive technique la plus fréquente au chapitre 17.

Trois parades, dans cet ordre de rendement :

  1. Le grain. Il brouille les marches et les rend invisibles. C’est déjà le geste que le chapitre 17 vous demande pour unifier — il règle les deux problèmes d’un coup.
  2. Un étalonnage léger. Une grosse courbe sur une image 8 bits fabrique de la postérisation ; trois petites corrections successives en fabriquent moins.
  3. Une timeline en 10 bits. Si votre outil le permet, travaillez en 10 bits et sortez le master en 10 bits — ProRes 422 HQ, ou H.265 10 bits. Les calculs intermédiaires cessent alors d’être le maillon faible.
Trois de ces quatre ne se réparent pas

Rapport de cadre, résolution et espace colorimétrique sont décidés au moment où le modèle calcule. Seule la cadence se convertit après, et encore : elle se paie. C’est exactement le chemin de retour du chapitre 1 — un défaut constaté à l’export a été commis avant la première image.

Étape 7 · Les trois chartes

Ce que vous faites

Dans 04_bibles/, trois fichiers. Chacun contient la version française (pour vous, pour le jury) et le bloc anglais exact à copier dans les prompts. Datez et versionnez.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • La charte personnage a ses trois catégories, en deux versions (longue et courte).
  • Chaque charte de lieu est relevée sur des photos nommées de votre base, citées dans le fichier.
  • Les cinq piliers du style ont une valeur décidée, pas une valeur par défaut.
  • Le suffixe de style existe en une seule chaîne, et vous l’avez collé dans votre journal.
  • Les quatre valeurs du format technique — rapport de cadre, résolution, cadence, espace colorimétrique — sont écrites dans style_bible.md.
  • Vous avez généré une planche de test : le même personnage sur quatre angles, avec le seul bloc de cohérence. S’il change de visage, la charte est trop vague — corrigez avant de continuer.

Ce test de quatre images coûte dix minutes et vous dit si vos vingt plans vont tenir. Ne le sautez pas.

A bible is a reference document: a short text you will copy, as it stands, into each of your twenty prompts. It is not a statement of intent and not a literary description. It is a string of characters whose function is mechanical.

Recalling chapter 1

Generative models have no long-term memory: every image is produced as if it were the first. If you do not re-describe your character at every shot, the model reinvents one. The bible is the descriptive anchor that holds it — and it only works if it is identical to the character from one prompt to the next.

10.1 The character bible A3+

Three categories, in this order. Nothing else.

CategoryWhat you writeWhat you do not write
Immutable traits Apparent age as a number, face shape, hair colour and cut, facial hair, eye colour, complexion. "Fortyish", "an interesting face", "a sad look". The model cannot render a psychological intention in pixels.
Clothing signature The main garments, their exact colour, their material, their condition (worn, new, stained). "Simply dressed". An absence of description is an invitation to invent.
Distinctive accessories One or two singular elements: glasses, a scar, a bag, a ring, a glove. These are what the eye recognises shot to shot. A list of five accessories. Past two, the model starts dropping them.

Example · the bible, in your language, for you

Elias, 45, weathered face, three-day stubble, short black hair. Beige trench coat worn at the elbows, unbuttoned white shirt, loosened dark tie. Beige fedora matching the coat.

The consistency block, in English, for the model

Elias, a 45-year-old man with a weathered face and three-day stubble, short black hair, wearing a worn beige trench coat, an unbuttoned white shirt, a loosened dark tie, and a matching beige fedora

The name label

Name your character and begin the block with that name, as above. It helps the model associate the attributes that follow with each other, and it gives you a unique word to search for across your twenty prompts to check they are all correct.

Studio practice · the "less is more" rule

Do not describe the whole character in every shot. In a very wide shot the model has no use for eye colour: it needs the silhouette and the dominant colours. Prepare two versions of your consistency block — a long one for close shots, a two-line short one for wides — and note in your bible which applies to which size. An overloaded prompt produces images whose details contradict each other.

10.2 The place bible

Same logic applied to the set, and this is where your chapter 6 reference library pays off. You do not invent this bible: you survey it from your photographs.

  • Structure — construction type, load-bearing materials, shape of the volume, the source of natural light. What cannot change shot to shot.
  • Materials and colours — the three dominant surfaces with their precise hue and condition. Surveyed from your family-2 photographs, not imagined.
  • Singularities — the two or three elements that exist only there: a repair, a sign, a trace of use. These are what make the viewer recognise your place.
One place bible per place

If your film happens in two zones of the site, you need two place bibles, and the shot sheet's place column says which to apply. Mixing both into one block produces a hybrid set that is neither — a common error whose symptom is a film that "doesn't look like anywhere in particular".

10.3 The style bible · five pillars

Without a style bible, one shot comes out photoreal and the next as a saturated advertisement. The viewer loses immersion immediately, without knowing why. Five parameters to lock.

PillarThe questionExample values
1 · Palette What colour mood? This is the number-one factor in visual unity. Monochrome · complementary (teal and orange) · desaturated · oversaturated. Two or three dominant hues, no more.
2 · Optics What image texture? Film, digital, stylised? shot on 35mm film · Kodak Portra 400 · shot on Arri Alexa, crisp · VHS look. Always state the focal length: 35mm lens for realism, 85mm for portraits.
3 · Lighting How does light behave? One main source, held across the whole film. soft overcast daylight · chiaroscuro, hard shadows · rim lighting · neon glow
4 · Composition How does the subject separate from the set? shallow depth of field, bokeh to isolate · deep focus to show a complex set · symmetrical framing
5 · Suffix The exact, immutable string appended to the end of every prompt. The synthesis of the previous four in one phrase. See below.

Example filled bible · "realist urban thriller"

Palette
Night blue, urban grey, touches of amber orange (streetlights)
Optics
35 mm film, light grain, slight lens flare
Lighting
High contrast, deep shadows, backlight
Composition
Shallow depth of field, blurred background

Style suffix — pasted at the end of all twenty prompts, never changing a comma:

cinematic 35mm film still, moody urban thriller aesthetic, high contrast, deep shadows, cool blue and warm amber colour grading, slight film grain, soft lens flare, shallow depth of field, photorealistic

The suffix never changes · not one comma

This is the simplest rule in the manual and the most often broken. At shot 14 you will be tempted to add more dramatic because that particular image lacks force. Do not: you have just made two films. If the suffix must change, it changes for all twenty shots, and you regenerate everything. Record the suffix version in your log, with its date.

Character bible sheet
Shot 10-01
A complete character bible sheet: the same character at 4 to 6 angles, generated from a single consistency block, with the text block shown alongside. This is the reference image for section 10.1 and for the chapter 11 consistency sheet.
images/10-01-charte-personnage.png
Fig 10.1 — What a well-written consistency block produces across six different angles.

10.4 The technical format · four decisions taken once

Four numbers, to be settled before the first generated image. Three of them cannot be repaired afterwards: they determine what the model makes, and no editing tool returns pixels that never existed. They go in style_bible.md, beside the style suffix, and they do not change again.

DecisionDefaultWhy now
Aspect ratio16:9Cropping later costs pixels and redoes your framing. You composed for a frame: keep it.
Working resolutionthe highest the model holds — often 1024 to 1536 px on the short sideDownscaling is free, upscaling invents. Chapter 15 enlarges; it does not create absent detail.
Frame rate24 fpsIt is what most video models output. Choosing anything else means converting twenty shots.
Colour spacesRGB / Rec.709It is what the models produce. There is nothing to "develop": a generated image is not a negative.

An aspect ratio is chosen, not cropped to

16:9 is the right default: it is the shape of the screens your film will be seen on, at the crit and online. A wider frame — 2.39:1 — reads as cinema, but it is decided up front: generating 16:9 and then trimming top and bottom loses a quarter of the height and shifts every framing you had, including the ones you approved in chapter 12. If you want wide, ask the model for it from the first image.

Vertical (9:16) makes sense only when an open call explicitly asks for it. It is not a crop of 16:9: it is a different breakdown, with different shot sizes.

24 or 25 frames per second?

25 fps is the European broadcast rate, and a few rooms and a few competitions still ask for it. But video models output at 16 or 24. Converting 24 to 25 leaves two bad options: speed the film up by 4 % — which raises the pitch of your sound unless you correct it — or duplicate frames, which produces visible judder on any slow movement.

Studio practice · one frame rate, start to finish

Work at 24 fps and export at 24. Change rate only if a submission demands it in writing, and then once, at the very end, on the finished film, with pitch correction on the audio. What you must never do is mix frame rates on one timeline. Your editing tool will accept it without a word, and the judder will appear at the screening.

Bit depth A3+

Models output 8 bits per channel, meaning 256 levels per colour. That is enough for a photograph and too few for a heavy grade: a gradient — a sky, a wall, a fade to black — breaks into visible steps. This is called banding, and it is the most frequent technical fault in chapter 17.

Three defences, in order of return:

  1. Grain. It dithers the steps and makes them invisible. It is already the gesture chapter 17 asks of you in order to unify — it settles both problems at once.
  2. A light grade. One steep curve on an 8-bit image manufactures banding; three small successive corrections manufacture less.
  3. A 10-bit timeline. If your tool allows it, work in 10 bits and render the master in 10 bits — ProRes 422 HQ, or 10-bit H.265. The intermediate maths then stops being the weak link.
Three of these four cannot be repaired

Aspect ratio, resolution and colour space are decided at the moment the model computes. Only frame rate converts afterwards, and even that has a price. This is exactly the return path from chapter 1 — a fault found at export was committed before the first image.

Stage 7 · The three bibles

What you do

In 04_bibles/, three files. Each contains the version in your language (for you, for the crit) and the exact English block to copy into prompts. Date and version them.

Ready to move on when

  • The character bible has its three categories, in two versions (long and short).
  • Each place bible is surveyed from named photographs in your library, cited in the file.
  • All five style pillars have a decided value, not a default one.
  • The style suffix exists as a single string, and you have pasted it into your log.
  • The four technical-format values — aspect ratio, resolution, frame rate, colour space — are written in style_bible.md.
  • You have generated a test sheet: the same character at four angles, from the consistency block alone. If the face changes, the bible is too vague — fix it before continuing.

That four-image test costs ten minutes and tells you whether your twenty shots will hold. Do not skip it.

Chapitre 11 · La cohérence Chapter 11 · Consistency

Le super-prompt et l’ancrage

The super-prompt and anchoring

Vous avez vingt fiches techniques et trois chartes. Le prompt final de chaque plan est leur assemblage, et cet assemblage suit une structure fixe qu’il ne faut pas improviser.

11.1 L’anatomie en trois blocs

You have twenty technical records and three bibles. Each shot's final prompt is their assembly, and that assembly follows a fixed structure you should not improvise.

11.1 The three-block anatomy

L’anatomie du super-prompt en trois blocs 1 DESCRIPTION DU PLAN échelle · angle · sujet · action · environnement — change à chaque plan varie ×20 SHOT DESCRIPTION size · angle · subject · action · environment — changes every shot varies ×20 2 BLOC DE COHÉRENCE personnage et / ou lieu — copié depuis la charte, jamais retapé 2 à 3 variantes CONSISTENCY BLOCK character and / or place — copied from the bible, never retyped 2 to 3 variants 3 SUFFIXE DE STYLE toujours en dernier, toujours identique — c’est le filtre appliqué au reste 1 seule version STYLE SUFFIX always last, always identical — it is the filter applied over the rest 1 version only L’ordre compte : mettre le style en dernier aide le modèle à l’appliquer par-dessus toute la description. Order matters: putting style last helps the model apply it over the whole description.
Fig 11.1 — Le bloc 3 est encadré en rouge : c’est le seul dont une modification en cours de route détruit le film entier.
Fig 11.1 — Block 3 is boxed in red: it is the only one whose mid-course modification destroys the whole film.

Exemple assemblé · P05

Fiche : Elias regarde par la fenêtre. Plan rapproché, hauteur d’œil, fixe.

A medium close-up at eye level of Elias, a 45-year-old man with a weathered face and three-day stubble, wearing a worn beige trench coat and a matching beige fedora, looking out of a rain-streaked window at a dark city street, cinematic 35mm film still, moody urban thriller aesthetic, high contrast, deep shadows, cool blue and warm amber colour grading, slight film grain, soft lens flare, shallow depth of field, photorealistic

11.2 Faire écrire les vingt prompts d’un coup

Ne les assemblez pas à la main : vous introduirez des variantes involontaires, et c’est précisément ce que la charte cherche à empêcher. Faites-les produire par le LLM, en lui donnant les chartes comme contrainte absolue.

LLMGénérer les 20 prompts
Tu vas produire les 20 prompts d'image de mon film. En anglais.

BLOC DE COHÉRENCE PERSONNAGE — long (plans rapprochés)
[COLLEZ ICI]
BLOC DE COHÉRENCE PERSONNAGE — court (plans larges)
[COLLEZ ICI]
BLOC DE COHÉRENCE LIEU
[COLLEZ ICI]
SUFFIXE DE STYLE — invariable
[COLLEZ ICI]

FICHES TECHNIQUES DES 20 PLANS
[COLLEZ LES 20 FICHES DU CHAPITRE 8]

RÈGLES ABSOLUES
1. Structure de chaque prompt, dans cet ordre :
   [description du plan] + [bloc de cohérence] + [suffixe de style]
2. Le suffixe de style est recopié CARACTÈRE POUR CARACTÈRE, 20 fois.
   Tu n'as pas le droit de l'adapter, de le raccourcir ou de l'améliorer.
3. Choisis le bloc personnage long ou court selon l'échelle du plan.
4. Sur les plans sans personnage, n'inclus pas le bloc personnage.
5. Une seule phrase fluide par prompt. Pas de listes à puces.
6. Pas d'adjectif d'appréciation (beautiful, stunning, masterpiece).

SORTIE
Un tableau : numéro de plan | prompt complet.
Puis vérifie ton propre travail : confirme que le suffixe est identique
sur les 20 lignes, et signale toute ligne où tu as dû t'en écarter.
Vérifiez la vérification

Un LLM affirmera volontiers que les vingt suffixes sont identiques alors qu’il en a reformulé trois. Contrôlez vous-même : collez les vingt prompts dans un éditeur et cherchez la dernière expression de votre suffixe. Vous devez obtenir vingt résultats exactement. Ce contrôle prend trente secondes et attrape la panne de cohérence la plus fréquente du module.

11.3 L’ancrage par l’image · au-delà du texte A3+

Le texte seul plafonne. Un bloc de cohérence bien écrit tient un personnage sur cinq ou six plans ; sur vingt, il dérive. Les techniques suivantes ancrent la cohérence dans l’image plutôt que dans les mots, et c’est ce qui a le plus progressé depuis la première version de ce cours.

TechniquePrincipeCoût · quand l’employer
Références multiples Vous fournissez 3 à 5 images du personnage ou du lieu sous des angles différents, en plus du prompt. Le modèle copie l’identité au lieu de la relire. Faible. À faire systématiquement — c’est aujourd’hui la méthode la plus efficace et la moins coûteuse.
Planche de cohérence Vous générez d’abord une planche du personnage sous 6 angles, vous en validez une, et cette planche devient la référence de tous les plans suivants. Faible. Une heure au départ, gagnée dix fois ensuite. C’est le geste du chapitre 10, étape 7.
Retouche par instruction Plutôt que de regénérer un plan raté, vous demandez au modèle de modifier l’image existante : « change la veste en beige, garde tout le reste ». La cohérence est préservée par construction. Faible. La bonne réponse à 80 % des dérives de détail. Plusieurs flux d’édition par instruction sont fournis dans ComfyQ, pour l’image comme pour la vidéo, avec ou sans image de référence.
Reprise au masque Vous peignez la zone fautive — une main, un objet en trop, un panneau illisible — et vous ne décrivez que ce qui doit la remplacer. Le reste de l’image n’est pas remis en jeu. Faible. Plus précis que l’instruction quand le défaut est local et que vous savez le désigner. Voir Sous le capot §3.
LoRA de personnage Vous entraînez un petit modèle additionnel sur 15 à 30 images de votre personnage. Il devient reproductible presque parfaitement, sous n’importe quel angle. Élevé — quelques heures. Justifié seulement si votre personnage apparaît en gros plan sur plus de dix plans.
Documenté

La cohérence est une propriété du flux de travail, pas un réglage de modèle : la pratique documentée consiste à figer une référence canonique unique, puis à la câbler dans tous les nœuds en aval, image et vidéo. Côté outils : FLUX.2 [dev] accepte jusqu’à dix références simultanées ; les modèles Nano Banana Pro sont documentés pour trois à cinq références multi-angles ; l’édition par instruction relève de FLUX.1 Kontext ou de Qwen-Image-Edit. Dans ComfyUI, le chargeur de LoRA multiples permet d’empiler une LoRA d’identité et une LoRA de style, un dosage courant étant identité 0,7 et style 0,5.

11.4 Le prompt structuré A4+

Pour les plans dont le cadrage doit être exact, la phrase fluide devient imprécise. La pratique documentée consiste à passer à une écriture par champs — l’avantage est le plus net sur le contrôle de caméra, où des champs séparés donnent un comportement nettement plus régulier qu’une description en prose.

{
  "shot_type": "medium close-up",
  "angle": "eye level",
  "movement": "slow dolly in",
  "subject": "Elias, 45-year-old man, weathered face, beige trench coat",
  "environment": "empty market hall, riveted steel truss, concrete floor",
  "light": "raking north-east daylight, hard shadows",
  "style": "cinematic 35mm film still, cool blue and warm amber, film grain"
}

Gardez la même structure de champs sur les vingt plans : c’est elle qui remplace le suffixe comme garant d’unité. Tous les modèles n’acceptent pas cette forme — testez sur un plan avant de convertir les vingt.

11.5 Le prompt négatif

Ce que vous ne voulez pas, si votre modèle le prend en charge. Restez court : une liste négative de trente mots dégrade l’image autant qu’elle la corrige.

blurry, low resolution, distorted hands, extra fingers, watermark,
text overlay, oversaturated, fisheye distortion, duplicated subject
Pratique d’atelier

N’ajoutez un terme négatif que lorsque vous avez constaté le défaut sur vos propres images. Les listes négatives recopiées sur des forums contiennent des dizaines de termes inutiles pour votre modèle, et chacun consomme de l’attention qui manquera à votre description.

Étape 8 · La bibliothèque de prompts

Ce que vous faites

Les vingt prompts définitifs, dans une colonne supplémentaire de la feuille de plans ou dans 04_bibles/prompts.md. Plus la planche de cohérence validée qui servira de référence image à tous les plans.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • Les vingt prompts existent, en anglais, en une phrase chacun.
  • La recherche du suffixe dans le fichier donne exactement vingt résultats.
  • Les plans sans personnage n’ont pas de bloc personnage.
  • Une planche de cohérence est validée et rangée comme référence.

Assembled example · P05

Record: Elias looks out of the window. Medium close-up, eye level, locked off.

A medium close-up at eye level of Elias, a 45-year-old man with a weathered face and three-day stubble, wearing a worn beige trench coat and a matching beige fedora, looking out of a rain-streaked window at a dark city street, cinematic 35mm film still, moody urban thriller aesthetic, high contrast, deep shadows, cool blue and warm amber colour grading, slight film grain, soft lens flare, shallow depth of field, photorealistic

11.2 Have all twenty prompts written at once

Do not assemble them by hand: you will introduce unintended variants, which is precisely what the bible exists to prevent. Have the LLM produce them, giving it the bibles as an absolute constraint.

LLMGenerating the 20 prompts
You will produce the 20 image prompts for my film. In English.

CHARACTER CONSISTENCY BLOCK — long (close shots)
[PASTE HERE]
CHARACTER CONSISTENCY BLOCK — short (wide shots)
[PASTE HERE]
PLACE CONSISTENCY BLOCK
[PASTE HERE]
STYLE SUFFIX — invariable
[PASTE HERE]

TECHNICAL RECORDS FOR THE 20 SHOTS
[PASTE THE 20 RECORDS FROM CHAPTER 8]

ABSOLUTE RULES
1. Structure of every prompt, in this order:
   [shot description] + [consistency block] + [style suffix]
2. The style suffix is copied CHARACTER FOR CHARACTER, 20 times.
   You may not adapt, shorten or improve it.
3. Choose the long or short character block according to shot size.
4. On shots with no character, do not include the character block.
5. One flowing sentence per prompt. No bullet lists.
6. No appreciation adjectives (beautiful, stunning, masterpiece).

OUTPUT
A table: shot number | complete prompt.
Then check your own work: confirm the suffix is identical on all 20 rows,
and flag any row where you had to depart from it.
Verify the verification

An LLM will happily assert that all twenty suffixes are identical when it reworded three of them. Check yourself: paste the twenty prompts into an editor and search for the last phrase of your suffix. You must get exactly twenty hits. That check takes thirty seconds and catches the module's commonest consistency failure.

11.3 Anchoring by image · beyond text A3+

Text alone has a ceiling. A well-written consistency block holds a character across five or six shots; across twenty, it drifts. The techniques below anchor consistency in the image rather than in words, and this is what has advanced most since the first version of this course.

TechniquePrincipleCost · when to use
Multiple references You supply 3 to 5 images of the character or place from different angles, alongside the prompt. The model copies the identity instead of re-reading it. Low. Do this as standard — it is currently the most effective and cheapest method.
Consistency sheet You first generate a sheet of the character at 6 angles, approve one, and that sheet becomes the reference for every later shot. Low. An hour up front, repaid tenfold. This is the chapter 10, stage 7 gesture.
Instruction editing Rather than regenerating a failed shot, you ask the model to modify the existing image: "change the coat to beige, keep everything else". Consistency is preserved by construction. Low. The right answer to 80 % of detail drift. Several instruction-editing workflows ship in ComfyQ, for image and for video, with or without a reference image.
Masked repair You paint the offending area — a hand, an object too many, an illegible sign — and describe only what should replace it. The rest of the image is not put back at risk. Low. More precise than an instruction when the fault is local and you can point at it. See Under the hood §3.
Character LoRA You train a small additional model on 15 to 30 images of your character. It becomes almost perfectly reproducible from any angle. High — several hours. Justified only if your character appears in close-up in more than ten shots.
Documented

Consistency is a property of the workflow, not a model setting: documented practice is to lock one canonical reference, then wire it into every downstream node, image and video. On tools: FLUX.2 [dev] accepts up to ten simultaneous references; Nano Banana Pro models are documented for three to five multi-angle references; instruction editing is the domain of FLUX.1 Kontext or Qwen-Image-Edit. In ComfyUI, the Power LoRA Loader lets you stack an identity LoRA and a style LoRA, a common mix being identity 0.7 and style 0.5.

11.4 Structured prompting A4+

For shots whose framing must be exact, the flowing sentence becomes imprecise. Documented practice is to switch to field-based writing — the advantage is clearest on camera control, where separate fields give markedly more consistent behaviour than prose description.

{
  "shot_type": "medium close-up",
  "angle": "eye level",
  "movement": "slow dolly in",
  "subject": "Elias, 45-year-old man, weathered face, beige trench coat",
  "environment": "empty market hall, riveted steel truss, concrete floor",
  "light": "raking north-east daylight, hard shadows",
  "style": "cinematic 35mm film still, cool blue and warm amber, film grain"
}

Keep the same field structure across all twenty shots: that is what replaces the suffix as guarantor of unity. Not every model accepts this form — test it on one shot before converting twenty.

11.5 The negative prompt

What you do not want, if your model supports it. Keep it short: a thirty-word negative list degrades the image as much as it corrects it.

blurry, low resolution, distorted hands, extra fingers, watermark,
text overlay, oversaturated, fisheye distortion, duplicated subject
Studio practice

Only add a negative term once you have observed the fault in your own images. Negative lists copied off forums contain dozens of terms irrelevant to your model, and each one consumes attention your description will miss.

Stage 8 · The prompt library

What you do

The twenty final prompts, in an extra column of the shot sheet or in 04_bibles/prompts.md. Plus the approved consistency sheet that will serve as image reference for every shot.

Ready to move on when

  • Twenty prompts exist, in English, one sentence each.
  • Searching the file for the suffix returns exactly twenty hits.
  • Shots with no character have no character block.
  • A consistency sheet is approved and filed as a reference.

Partie V · L’image

Vingt images clés, chacune validée et documentée. C’est la partie où l’on itère — et où l’on apprend que l’itération sans critère est une perte de temps.

Part V · The image

Twenty key frames, each approved and documented. This is the part where you iterate — and where you learn that iteration without a criterion is wasted time.

Chapitre 12 · L’image Chapter 12 · The image

Générer le storyboard

Generating the storyboard

Vous avez vingt prompts et une planche de cohérence. Cette étape produit vingt images clés — pas vingt jolies images : vingt premières images de plan, dont chacune sera le point de départ d’une vidéo. C’est une nuance qui change les critères de choix, et le chapitre y revient en 12.5.

12.1 Le graphe minimal

Six paramètres gouvernent une génération d’image. Tout le reste est du confort. Apprenez ces six-là et vous saurez piloter n’importe quel modèle, aujourd’hui et dans trois ans.

ParamètreCe qu’il faitValeur de départ
Graine (seed)Le point de départ aléatoire. Même graine + même prompt + même modèle = même image, à l’identique.Aléatoire en exploration, fixée dès qu’une image plaît
Pas (steps)Le nombre d’itérations de débruitage. Au-delà d’un seuil, plus de pas n’améliore rien et coûte du temps.20 – 30
Guidage (CFG)À quel point le modèle obéit au texte. Trop bas : il ignore votre prompt. Trop haut : image dure, saturée, contours cassants.3 – 5 selon le modèle
Échantillonneur (sampler)La méthode de débruitage. Change le rendu à la marge. Choisissez-en un et n’y touchez plus.Celui du flux de travail fourni
RésolutionLa taille de sortie. Générez au format final de votre film, pas en carré.1920 × 1080, ou 1280 × 720 en exploration
Débruitage (denoise)En reprise d’image : 1,0 recrée tout, 0,4 conserve la composition et refait la matière.0,35 – 0,55 en reprise
Ce que vous voyez de ces six paramètres dans ComfyQ

ComfyQ n’expose pas le graphe entier : l’atelier choisit, flux par flux, les paramètres que vous voyez, et masque l’infrastructure (chemins de modèles, précisions, périphériques) qui ne se règle pas. Vous aurez donc en général le prompt, la graine et les dimensions ; les autres peuvent être fixés d’avance.

Ce n’est pas une perte : c’est ce qui rend l’outil utilisable en première année. Mais les six paramètres restent à connaître, parce qu’ils expliquent pourquoi une image sort dure ou molle — et parce que le jour où l’on vous ouvre ComfyUI directement, vous saurez quoi regarder. Si vous voulez voir le graphe complet, demandez : l’atelier peut exposer ComfyUI sur le réseau.

La graine est votre carnet de notes

C’est le paramètre le plus sous-estimé par les débutants et le plus utilisé par les praticiens. Une graine notée est une image que vous pouvez reproduire dans six semaines, sur une autre machine, à l’identique. Notez-la dans la feuille de plans, pas dans votre tête : la colonne seed est là pour cela. Sans elle, le livrable B n’est pas reproductible et ne prouve rien.

Dans ComfyQ la graine est traitée exactement comme ce manuel le demande : le champ se randomise à chaque ouverture du formulaire de réservation — ce qui est le bon comportement en passe d’exploration — et un bouton dé permet de la relancer. Pour la verrouiller, tapez la valeur à la main : c’est le geste de la passe 2.

Le graphe d'image dans ComfyUI
Capture 12-01
Le formulaire de réservation de ComfyQ pour un flux image, rempli : le prompt, le champ graine avec son bouton dé, les dimensions, et un média déposé en référence. C'est ce que l'étudiant voit réellement — capture la plus consultée du manuel.
images/12-01-comfyui-graphe-image.png
Fig 12.1 — Le graphe de référence de l’atelier. Les six paramètres de la table 12.1 s’y trouvent tous.

12.2 Injecter les références du site

C’est l’axe 1 de l’hybridation, en pratique. La colonne ref_images de votre feuille de plans dit quelles photos brancher pour chaque plan. Trois usages distincts, à ne pas confondre.

UsageCe que vous branchezCe que le modèle en fait
IdentitéLa planche de cohérence du personnage, 3 à 5 angles.Il reproduit le visage et la tenue au lieu de les relire dans le texte.
Lieu2 à 3 photos de la zone concernée (famille 1 et 2).Il reprend la structure, les matériaux et la lumière réels.
MatièreUne photo de texture cadrée à plat.Il applique cette surface plutôt qu’une surface générique du même nom.
Trop de références se contredisent

Brancher huit images à la fois ne rend pas le plan plus fidèle : le modèle moyenne des sources qui ne s’accordent pas, et vous obtenez une image molle. Trois à cinq références par plan, choisies, valent mieux que dix. Si une référence n’a pas de raison précise d’être là, débranchez-la.

ComfyQ tient l’historique à votre place — servez-vous en

Trois fonctions de ComfyQ font une partie du travail de traçabilité que le chapitre 4 vous demande. Apprenez-les maintenant, elles vous économiseront des heures.

  • « Use these settings » — sur n’importe quelle génération passée, rouvre le formulaire pré-rempli avec le prompt, les paramètres et les médias employés. C’est la façon la plus fiable de relancer un plan en changeant une seule variable, et cela supprime la faute la plus fréquente de la passe 2 : retaper un prompt et en modifier trois choses sans le vouloir.
  • Mes générations / Tous les travaux — l’historique est partagé et filtrable par utilisateur. Regarder ce que font vos camarades sur le même GPU est le raccourci d’apprentissage le plus rapide du module.
  • L’export CSV de l’historique. Prompts, paramètres, dates : c’est une pièce à joindre au livrable A, et elle prouve la méthode mieux que n’importe quel commentaire.

12.3 La discipline d’itération · trois passes

« Itérer » n’est pas « regénérer jusqu’à ce que ça plaise ». Sans structure, vous produirez 400 images et n’en validerez aucune. Trois passes, avec un critère de sortie chacune.

PasseCe que vous cherchezVolumeOn sort quand
1 · Exploration La composition. Graine aléatoire, résolution basse, rapide. Vous ne regardez ni les visages ni les détails : uniquement le cadre et la lisibilité. 6 – 10 par plan Une composition dit ce que la colonne intent demande.
2 · Verrouillage Vous fixez la graine de l’image retenue, et vous n’ajustez plus que le prompt, par petites touches, une variable à la fois. 3 – 6 par plan Le personnage, le lieu et le style sont conformes aux chartes.
3 · Finition Résolution finale, pas plus élevés. Retouche par instruction pour les défauts locaux plutôt que regénération. 1 – 2 par plan L’image est exportable telle quelle dans APPROVED/.
Pratique d’atelier · une seule variable à la fois

En passe 2, ne changez jamais deux choses entre deux générations. Si vous modifiez le prompt et le guidage, vous ne saurez pas lequel des deux a produit l’amélioration, et vous ne pourrez pas la reproduire. Cette discipline paraît lente : elle est la seule qui fasse progresser votre compétence plutôt que votre dossier.

Le piège des vingt heures

La passe 1 est agréable et sans risque : on regarde de belles images arriver. C’est exactement pour cela qu’elle dévore les projets. Fixez-vous un budget — dix images maximum par plan en passe 1 — et tenez-le au compteur. Un plan qui résiste à dix tentatives ne se résout pas à la vingtième : c’est un problème de découpage, et il faut remonter au chapitre 9.

12.4 Uniformisation du style graphique

Vos vingt images sont validées une par une, mais vues ensemble elles divergent : trois sont plus froides, deux plus contrastées. C’est normal — chaque image a été générée indépendamment. Le schéma d’origine de ce cours prévoit ici une étape d’uniformisation, et voici les trois manières de la mener, de la plus légère à la plus lourde.

  1. Par l’étalonnage, plus tard. La méthode la plus efficace : ne corrigez rien maintenant, et harmonisez tout au chapitre 17 dans l’outil de montage, où vous voyez les vingt plans côte à côte en mouvement. C’est la recommandation de ce manuel.
  2. Par transfert de style. Vous désignez une de vos images comme référence de style et vous demandez au modèle d’y aligner les autres. Efficace, mais chaque passage dégrade un peu le détail.
  3. Par reprise à faible débruitage. Vous repassez les images divergentes à denoise 0.3 avec le même prompt. Conserve la composition, réharmonise la matière. Utile sur deux ou trois plans, pas sur vingt.
N’uniformisez pas trop tôt

Une image parfaitement harmonisée puis passée dans un modèle vidéo ressort désharmonisée, parce que le modèle vidéo réinterprète les couleurs. Uniformiser avant l’étape 6 est donc du travail à refaire. Attendez le montage.

12.5 Le critère de validation d’une image clé

Une image clé n’est pas jugée comme une image. Elle est jugée comme un point de départ de mouvement, et cela change trois choses.

VérifiezPourquoi c’est différent d’une image seule
Il y a de la place pour le mouvementSi votre sujet est déjà au bord du cadre, le modèle vidéo ne pourra pas l’y faire entrer ni sortir. Laissez l’espace que le mouvement va consommer.
Les mains et les visages sont propresUn défaut discret sur une image fixe devient une aberration mouvante sur 3 secondes. L’animation amplifie tous les défauts de structure.
La pose est stable, pas acrobatiqueUne pose en équilibre instable ou en pleine action est mal reprise par le modèle vidéo. Préférez l’instant juste avant l’action.
L’arrière-plan est simpleUn arrière-plan très détaillé se met à grouiller dès qu’il bouge. Sur les plans avec mouvement de caméra, simplifiez volontairement le fond.
Elle raccorde avec ses voisinesOuvrez P06, P07, P08 côte à côte. La lumière vient-elle du même côté ? Est-ce le même lieu ? C’est le contrôle que personne ne fait et qui sauve le montage.
Étape 9 · Les vingt images clés

Ce que vous faites

Les trois passes sur les vingt plans. Les versions restent dans 05_storyboard/, les images validées sont copiées dans 05_storyboard/APPROVED/ sous leur nom court. La colonne seed et la colonne status sont tenues à jour au fur et à mesure.

Ce que cela produit

Le livrable B. Et la matière de l’animatique du chapitre suivant.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • Vingt fichiers exactement dans APPROVED/, de P01.png à P20.png.
  • Chaque ligne de la feuille de plans porte sa graine et son statut image_ok.
  • Les cinq critères de la table 12.5 sont vérifiés sur chaque image.
  • Vous avez ouvert les vingt images en planche contact et vous les reconnaissez comme un seul film.

Si la planche contact ne ressemble pas à un seul film, ne passez pas à la vidéo. Le problème coûte une journée maintenant et une semaine plus tard.

You have twenty prompts and a consistency sheet. This stage produces twenty key frames — not twenty pretty pictures: twenty opening frames of shots, each of which will be the starting point of a video. That distinction changes the criteria for choosing, and 12.5 returns to it.

12.1 The minimal graph

Six parameters govern an image generation. Everything else is convenience. Learn these six and you can drive any model, now and in three years.

ParameterWhat it doesStarting value
SeedThe random starting point. Same seed + same prompt + same model = the same image, identically.Random while exploring, fixed as soon as an image pleases
StepsNumber of denoising iterations. Past a threshold, more steps improve nothing and cost time.20 – 30
Guidance (CFG)How closely the model obeys the text. Too low: it ignores your prompt. Too high: hard, saturated image with brittle edges.3 – 5 depending on model
SamplerThe denoising method. Changes the look at the margin. Pick one and leave it alone.Whatever the supplied workflow uses
ResolutionOutput size. Generate at your film's final aspect, not square.1920 × 1080, or 1280 × 720 while exploring
DenoiseOn image-to-image: 1.0 recreates everything, 0.4 keeps the composition and redoes the material.0.35 – 0.55 on rework
How much of these six you actually see in ComfyQ

ComfyQ does not expose the whole graph: the studio chooses, workflow by workflow, which parameters you see, and hides the infrastructure (model paths, precisions, devices) that is not yours to set. So you will generally get the prompt, the seed and the dimensions; the others may be fixed in advance.

That is not a loss: it is what makes the tool usable in first year. But the six parameters are still worth knowing, because they explain why an image comes out hard or soft — and because the day someone opens ComfyUI to you directly, you will know what to look at. If you want to see the full graph, ask: the studio can expose ComfyUI on the network.

The seed is your notebook

It is the parameter beginners most underestimate and practitioners most use. A recorded seed is an image you can reproduce in six weeks, on another machine, identically. Record it in the shot sheet, not in your head: the seed column is there for exactly this. Without it, Deliverable B is not reproducible and proves nothing.

In ComfyQ the seed behaves exactly as this manual asks: the field re-randomises every time the booking form opens — the right behaviour during exploration — and a dice button re-rolls it. To lock it, type the value in by hand: that is the pass-2 gesture.

The image graph in ComfyUI
Shot 12-01
ComfyQ's booking form for an image workflow, filled in: the prompt, the seed field with its dice button, the dimensions, and a media file dropped in as reference. This is what the student actually sees — the most consulted capture in the manual.
images/12-01-comfyui-graphe-image.png
Fig 12.1 — The studio's reference graph. All six parameters from table 12.1 are on it.

12.2 Injecting the site references

This is axis 1 of hybridising, in practice. Your shot sheet's ref_images column says which photographs to wire in for each shot. Three distinct uses, not to be confused.

UseWhat you wire inWhat the model does with it
IdentityThe character consistency sheet, 3 to 5 angles.Reproduces the face and clothing instead of re-reading them from the text.
Place2 to 3 photographs of the relevant zone (families 1 and 2).Takes over the real structure, materials and light.
MaterialOne texture photograph framed flat on.Applies that surface rather than a generic one with the same name.
Too many references contradict each other

Wiring in eight images at once does not make the shot more faithful: the model averages sources that do not agree, and you get a soft image. Three to five chosen references per shot beat ten. If a reference has no precise reason to be there, unplug it.

ComfyQ keeps the history for you — use it

Three ComfyQ features do part of the traceability work chapter 4 asks of you. Learn them now; they will save you hours.

  • "Use these settings" — on any past generation, reopens the form pre-filled with the prompt, the parameters and the media it used. It is the most reliable way to relaunch a shot changing one single variable, and it eliminates the commonest pass-2 error: retyping a prompt and altering three things without meaning to.
  • My Generations / All Jobs — the history is shared and filterable by user. Watching what your classmates do on the same GPU is the fastest learning shortcut in the module.
  • CSV export of the history. Prompts, parameters, dates: it is an exhibit to attach to Deliverable A, and it proves the method better than any commentary.

12.3 Iteration discipline · three passes

"Iterating" is not "regenerating until it pleases". Without structure you will produce 400 images and approve none. Three passes, each with an exit criterion.

PassWhat you are looking forVolumeYou exit when
1 · Exploration Composition. Random seed, low resolution, fast. You look at neither faces nor details: only frame and legibility. 6 – 10 per shot One composition says what the intent column asks.
2 · Locking You fix the seed of the chosen image, and adjust only the prompt, in small touches, one variable at a time. 3 – 6 per shot Character, place and style conform to the bibles.
3 · Finishing Final resolution, no more steps. Instruction editing for local faults rather than regeneration. 1 – 2 per shot The image is exportable as it stands into APPROVED/.
Studio practice · one variable at a time

In pass 2, never change two things between generations. If you modify the prompt and the guidance, you will not know which produced the improvement, and you will not be able to repeat it. This discipline looks slow: it is the only one that advances your competence rather than your folder.

The twenty-hour trap

Pass 1 is pleasant and risk-free: you watch nice images arrive. That is exactly why it eats projects. Set a budget — ten images maximum per shot in pass 1 — and hold to it by the counter. A shot that resists ten attempts will not resolve on the twentieth: it is a breakdown problem, and you must go back to chapter 9.

12.4 Unifying the graphic style

Your twenty images are approved one by one, but seen together they diverge: three are cooler, two more contrasted. That is normal — each image was generated independently. This course's original schema places a unification step here, and there are three ways to do it, lightest to heaviest.

  1. By grading, later. The most effective method: correct nothing now, and harmonise everything in chapter 17 in the editing tool, where you see all twenty shots side by side in motion. This is this manual's recommendation.
  2. By style transfer. You nominate one of your images as the style reference and ask the model to align the others to it. Effective, but each pass degrades detail slightly.
  3. By low-denoise rework. You re-run the divergent images at denoise 0.3 with the same prompt. Keeps the composition, reharmonises the material. Useful on two or three shots, not twenty.
Do not unify too early

A perfectly harmonised image passed through a video model comes out unharmonised, because the video model reinterprets colour. Unifying before stage 6 is therefore work to redo. Wait for the edit.

12.5 The approval criterion for a key frame

A key frame is not judged as an image. It is judged as a starting point for movement, and that changes three things.

CheckWhy it differs from a standalone image
There is room for movementIf your subject is already at the edge of frame, the video model cannot move it in or out. Leave the space the movement will consume.
Hands and faces are cleanA discreet fault on a still becomes a moving aberration over 3 seconds. Animation amplifies every structural fault.
The pose is stable, not acrobaticA pose in unstable balance or mid-action is poorly picked up by the video model. Prefer the instant just before the action.
The background is simpleA very detailed background starts crawling as soon as it moves. On shots with camera movement, deliberately simplify the back.
It cuts with its neighboursOpen P06, P07, P08 side by side. Does light come from the same side? Is it the same place? This is the check nobody does and that saves the edit.
Stage 9 · The twenty key frames

What you do

The three passes across twenty shots. Versions stay in 05_storyboard/; approved images are copied into 05_storyboard/APPROVED/ under their short name. The seed and status columns are kept current as you go.

What it produces

Deliverable B. And the material for the next chapter's animatic.

Ready to move on when

  • Exactly twenty files in APPROVED/, from P01.png to P20.png.
  • Every shot-sheet row carries its seed and status image_ok.
  • The five criteria in table 12.5 are checked on every image.
  • You have opened all twenty as a contact sheet and recognise them as one film.

If the contact sheet does not look like one film, do not move to video. The problem costs a day now and a week later.

Chapitre 13 · L’image Chapter 13 · The image

Contrôle hybride et validation

Hybrid control and sign-off

Deux sujets dans ce chapitre. D’abord ce qu’on fait des plans qui refusent d’obéir au texte — c’est l’axe 2 de l’hybridation. Ensuite l’animatique, qui est le contrôle le plus rentable de tout le manuel et que presque personne ne fait.

13.1 Quand le texte ne suffit plus A3+

Il existe des plans qu’aucun prompt ne produit. Toujours pour la même raison : leur géométrie est plus spécifique que ce que le langage peut décrire. « La charpente vue en contre-plongée depuis l’angle sud-est, avec la verrière au tiers droit du cadre » est une phrase claire pour un humain et une bouillie pour un modèle.

Dans ce cas, vous cessez de décrire la géométrie et vous la fournissez.

GuideCe que le modèle conserveCe qu’il réinventeD’où il vient
ContoursLes lignes, les arêtes, la structure du cadre.Toute la matière, la lumière, les couleurs.Une photo, un croquis, une maquette, ou un rendu 3D.
ProfondeurLes volumes et leur étagement dans l’espace.Les surfaces et les détails.Une photo, une maquette, ou une reconstruction 3D.
PoseLa position du corps, articulation par articulation.Le personnage, les vêtements, le décor.Une photo de vous-même dans la pose voulue.
Le raccourci le plus utile du chapitre

Pour un plan où la position du corps compte, photographiez-vous dans la pose, extrayez la pose, et laissez le modèle habiller votre personnage par-dessus. Deux minutes, aucun logiciel 3D, et cela résout la moitié des plans qui résistent.

13.2 La prévisualisation 3D A4+

Pour les plans à mouvement de caméra complexe, la méthode documentée la plus fiable consiste à bloquer le plan en 3D grossière avant de générer.

  1. Dans Blender, une boîte pour le décor, un pantin pour le personnage, une caméra.
  2. Vous animez la caméra et l’action sur 3 secondes. Aucun matériau, aucune lumière : de l’argile grise suffit.
  3. Vous rendez la séquence. Elle est laide et c’est sans importance.
  4. Ce rendu sert de guide de mouvement au modèle vidéo, avec votre image clé comme première image. Le modèle suit votre caméra et votre action au lieu d’en inventer.
Documenté

C’est la technique de référence pour diriger un modèle vidéo : bloquer le plan en 3D, exporter le rendu comme référence de mouvement, et le fournir au modèle avec une image de départ. Le modèle suit exactement le mouvement de caméra et l’action, tout en générant le personnage et le décor définitifs. Elle s’est imposée comme standard de la prévisualisation dans les productions hybrides.

Vous pouvez faire bloquer le plan par la conversation

LlmOnLan sait piloter un Blender ouvert sur votre machine : créer des objets, exécuter du Python dans la scène, l’inspecter. Vous activez l’option dans les réglages, vous démarrez le serveur dans Blender, et vous demandez en français « place un pantin de 1,70 m au fond de la halle, une caméra à 1,50 m à six mètres, et fais-la avancer de deux mètres en trois secondes ».

Deux réserves honnêtes. Le modèle servi par défaut est faible en appel d’outils : pour un usage réellement utile il faut servir un modèle entraîné pour cela — demandez à votre encadrant. Et cela reste du blocage grossier : c’est exactement ce qu’il faut ici, mais n’en attendez pas une mise en scène.

Si vous avez reconstruit le site en 3D au chapitre 6, la boîte grise est remplacée par le site lui-même : vous y placez des caméras et vous obtenez un guide de mouvement géométriquement exact de votre lieu réel. C’est le point où les axes 1 et 2 se rejoignent, et le plus haut degré d’ancrage que ce cours vise.

Contrôle par carte de profondeur
Capture 13-01
Un triptyque sur un plan réel du cours : la source (photo de site ou rendu Blender), la carte extraite (profondeur ou contours), et l'image générée. Le même cadrage dans les trois — c'est la démonstration que le contrôle fonctionne.
images/13-01-controle-profondeur.png
Fig 13.1 — Source, guide, résultat. La géométrie est conservée, la matière est générée.

13.3 L’animatique · le contrôle qui sauve le film

À faire avant de générer une seule vidéo

Montez vos vingt images fixes dans votre outil de montage, chacune à sa durée exacte de la colonne duration, et posez dessus l’ambiance sonore captée sur site. Vous obtenez une animatique : votre film de 60 secondes, en images fixes, en une heure de travail et sans une seconde de calcul GPU.

C’est l’opération la plus rentable du manuel, pour une raison arithmétique. À ce stade, corriger le découpage coûte une heure. Après l’étape 10, le même défaut coûte vingt regénérations vidéo, soit trois à dix heures de calcul et deux jours de travail. Et l’animatique révèle exactement ce que ni la feuille de plans ni la planche contact ne montrent :

Ce que l’animatique révèleCe que vous corrigez
Le film est plus long que 60 s, ou plus court.Les durées, dans la feuille de plans. Immédiat.
Le bloc II s’étire, on décroche avant la bascule.Supprimez un plan du bloc II. Vous en aviez cinq, quatre suffisent souvent.
Deux plans consécutifs se ressemblent trop : faux raccord.Changez l’échelle de l’un des deux (règle 9.4).
La bascule ne se voit pas.Problème de fond, retour au chapitre 7. Mieux vaut le découvrir ici.
Un plan manque pour que l’on comprenne.Ajoutez P21, et retirez-en un autre. Le budget reste à 60 s.
L’ambiance sonore raconte déjà tout, l’image est redondante.Excellente nouvelle. Simplifiez l’image, faites confiance au son.
Pratique d’atelier

Montrez votre animatique à trois personnes qui ne connaissent pas le projet, et demandez-leur simplement de raconter ce qu’elles ont vu. Ne leur expliquez rien avant. Si les trois récits divergent sur ce qui se passe, votre découpage n’est pas lisible — et aucune qualité d’image ne le rendra lisible ensuite.

Étape 10 · L’animatique et la validation du storyboard

Ce que vous faites

Le montage des vingt images fixes à leurs durées, avec l’ambiance de terrain. Export en 09_export/animatique_v01.mp4. Projection à trois personnes extérieures. Correction de la feuille de plans en conséquence — et régénération des images concernées si le découpage change.

Ce que cela produit

Un livrable B validé, et l’assurance que les vingt vidéos que vous allez calculer serviront à quelque chose.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • L’animatique fait 60 secondes (± 2).
  • Trois personnes extérieures ont raconté la même histoire.
  • Les corrections issues de la projection sont faites dans la feuille de plans et dans les images.
  • Vous ne voyez plus de faux raccord dans la succession des vingt images.

C’est le dernier point de non-retour. Après cette étape, chaque changement de découpage se paie en heures de calcul.

Two subjects in this chapter. First, what to do with shots that refuse to obey text — that is axis 2 of hybridising. Then the animatic, which is the highest-return check in the whole manual and which almost nobody does.

13.1 When text is no longer enough A3+

Some shots no prompt will produce. Always for the same reason: their geometry is more specific than language can describe. "The truss seen from below from the south-east corner, with the glass roof on the right third of the frame" is a clear sentence to a human and mush to a model.

In that case you stop describing the geometry and start supplying it.

GuideWhat the model keepsWhat it reinventsWhere it comes from
EdgesLines, corners, the structure of the frame.All material, light and colour.A photograph, a sketch, a maquette, or a 3D render.
DepthVolumes and how they stack in space.Surfaces and details.A photograph, a maquette, or a 3D reconstruction.
PoseBody position, joint by joint.The character, clothing, set.A photograph of yourself in the pose you want.
The most useful shortcut in the chapter

For a shot where body position matters, photograph yourself in the pose, extract the pose, and let the model dress your character over it. Two minutes, no 3D software, and it resolves half the shots that resist.

13.2 3D previz A4+

For shots with complex camera movement, the most reliable documented method is to block the shot in rough 3D before generating.

  1. In Blender, a box for the set, a dummy for the character, a camera.
  2. You animate the camera and the action over 3 seconds. No materials, no lights: grey clay is enough.
  3. You render the sequence. It is ugly and that does not matter.
  4. That render acts as a motion guide for the video model, with your key frame as the first frame. The model follows your camera and your action instead of inventing them.
Documented

This is the reference technique for directing a video model: block the shot in 3D, export the render as a motion reference, and supply it to the model with a start frame. The model follows the camera movement and action exactly while generating the final character and set. It has become the standard for previz in hybrid productions.

You can have the chat block the shot for you

LlmOnLan can drive a Blender open on your own machine: create objects, run Python in the scene, inspect it. You turn the option on in settings, start the server inside Blender, and ask in plain language: "put a 1.70 m dummy at the far end of the hall, a camera at 1.50 m six metres away, and move it forward two metres over three seconds."

Two honest caveats. The model served by default is weak at tool calling: for genuinely useful results a model trained for it must be served — ask your tutor. And this stays rough blocking, which is exactly what is wanted here — but do not expect staging from it.

If you reconstructed the site in 3D in chapter 6, the grey box is replaced by the site itself: you place cameras in it and get a geometrically exact motion guide of your real place. This is the point where axes 1 and 2 meet, and the highest degree of grounding this course aims at.

Depth-map control
Shot 13-01
A triptych on a real shot from the course: the source (site photograph or Blender render), the extracted map (depth or edges), and the generated image. The same framing in all three — that is the demonstration that control works.
images/13-01-controle-profondeur.png
Fig 13.1 — Source, guide, result. Geometry is kept, material is generated.

13.3 The animatic · the check that saves the film

Do this before generating a single video

Cut your twenty stills into your editing tool, each at its exact duration from the duration column, and lay the site ambience over them. You get an animatic: your 60-second film, in stills, in an hour's work and with not one second of GPU compute.

It is the highest-return operation in the manual, for an arithmetic reason. At this stage, fixing the breakdown costs an hour. After stage 10, the same fault costs twenty video regenerations — three to ten hours of compute and two days of work. And the animatic reveals exactly what neither the shot sheet nor the contact sheet shows:

What the animatic revealsWhat you fix
The film is longer than 60 s, or shorter.The durations, in the shot sheet. Immediate.
Block II drags; you disengage before the turn.Delete a shot from block II. You had five; four is often enough.
Two consecutive shots look too alike: jump cut.Change the size of one of them (rule 9.4).
The turn is not visible.A substantive problem; back to chapter 7. Far better to find it here.
A shot is missing for it to make sense.Add P21 and remove another. The budget stays at 60 s.
The ambience already tells everything; the image is redundant.Excellent news. Simplify the image and trust the sound.
Studio practice

Show your animatic to three people who do not know the project, and simply ask them to recount what they saw. Explain nothing beforehand. If the three accounts differ about what happens, your breakdown is not legible — and no amount of image quality will make it legible afterwards.

Stage 10 · The animatic and storyboard sign-off

What you do

Cut the twenty stills at their durations, with the field ambience. Export as 09_export/animatique_v01.mp4. Screen it to three outsiders. Correct the shot sheet accordingly — and regenerate the affected images if the breakdown changes.

What it produces

An approved Deliverable B, and the assurance that the twenty videos you are about to compute will be worth something.

Ready to move on when

  • The animatic runs 60 seconds (± 2).
  • Three outsiders told the same story.
  • Corrections from the screening are made in the shot sheet and in the images.
  • You no longer see a jump cut in the succession of twenty images.

This is the last point of no return. After this stage, every change to the breakdown is paid for in hours of compute.

Partie VI · Le mouvement

Vingt images deviennent vingt plans. C’est l’étape la plus coûteuse en calcul et la plus exigeante en sélection : le métier consiste ici à choisir, pas à générer.

Part VI · Movement

Twenty images become twenty shots. This is the most compute-expensive stage and the most demanding in selection: the craft here is choosing, not generating.

Chapitre 14 · Le mouvement Chapter 14 · Movement

De l’image au plan animé

From still to moving shot

Votre image clé validée devient la première image du plan. Le modèle génère ce qui vient après. Toute la difficulté est là : vous ne contrôlez le début que par l’image, et la suite que par le texte — un texte qui doit décrire non pas une scène, mais une transformation dans le temps.

Pourquoi partir d’une image et non d’un texte

Générer directement du texte à la vidéo vous fait perdre tout ce que les chapitres 10 à 12 ont construit : le modèle réinvente le personnage, le lieu et le style. Passer par l’image clé validée garantit que la première image du plan est exactement celle que vous avez approuvée, et que les vingt plans partent tous de la même charte. Dans ce cours, la génération vidéo part toujours d’une image.

14.1 Le prompt de mouvement en quatre parties

Un prompt d’image décrit un état. Un prompt de vidéo décrit un changement. La structure documentée qui donne les résultats les plus réguliers comporte quatre parties, dans cet ordre.

PartieContenuExemple
1 · Le mouvement et sa vitesseCe qui bouge, et à quelle allure. En premier, parce que c’est la contrainte principale.Slow dolly in
2 · Le sujetSur quoi le mouvement s’applique. Bref : l’image le montre déjà.on a figure standing at the far end of the empty hall
3 · Ce que le mouvement révèleLa partie que tout le monde oublie, et qui fait la différence entre un plan et une animation. Un mouvement doit découvrir quelque chose.as the scale of the roof structure above becomes apparent
4 · Ce qui ne doit pas bougerLa stabilité s’écrit. Sans elle, le modèle animera tout.the camera height stays constant, the figure does not move
VIDÉOPrompt de mouvement · gabarit
[MOUVEMENT + VITESSE] on [SUJET, BREF],
as [CE QUE LE MOUVEMENT RÉVÈLE].
[CE QUI RESTE FIXE].
[SUFFIXE DE STYLE — LE MÊME QUE POUR L'IMAGE]
Gardez le suffixe de style

Le suffixe du chapitre 10 se recopie aussi dans les prompts vidéo. Le modèle vidéo réinterprète les couleurs et le grain : sans le suffixe, vos vingt plans dériveront du style de vos vingt images, et vous aurez fait le travail de cohérence pour rien.

Trois secondes est devenu un choix, pas une limite

Quand la première version de ce cours a été écrite, trois secondes correspondaient à ce qu’un modèle vidéo tenait sans dériver. Ce n’est plus tout à fait vrai. MiniMax H3 génère de 4 à 15 secondes en 2K — et il ne descend pas en dessous de 4, les durées étant entières. Si vous l’employez, vous générez donc 4 secondes et vous coupez à 3 au montage.

Le format en vingt plans de trois secondes reste celui du module, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la technique : c’est ce qui vous oblige à découper, à raccorder, et à tenir une cohérence sur vingt unités. Quatre plans de quinze secondes sont plus faciles à produire et n’enseignent presque rien. Mais la contrainte est désormais pédagogique — assumez-la comme telle si on vous interroge en jury, plutôt que de la présenter comme une limite de l’outil.

Le tableau ci-dessous, lui, reste vrai à toutes les durées : allonger un plan n’a jamais réparé une action trop complexe.

14.2 Ce qu’un modèle ne sait pas faire en trois secondes

Connaître les limites vous fait gagner plus de temps que connaître les astuces. Ce tableau est le résultat de ce qui rate le plus souvent, et la colonne de droite est ce qu’il faut écrire à la place.

Ce que vous demandezCe que vous obtenezCe qu’il faut faire
Deux actions successivesUne bouillie où les deux se superposentDécouper en deux plans. C’est pour cela qu’il y en a vingt.
Une main qui manipule un objet précisDes doigts qui se réorganisent, un objet qui change de formeCadrer plus large, ou couper avant le contact, ou filmer cette main pour de vrai.
Un visage qui parleUne bouche approximative, désynchroniséeNe pas montrer la bouche. Voix hors champ, dos, nuque, ou plan de coupe.
Un personnage qui marche vers la caméraUne démarche flottante, des jambes incertainesLe faire marcher de profil ou de dos, ou le laisser immobile et bouger la caméra.
Du texte lisible qui reste stableDes lettres qui se déforment plan par planGénérer le texte à part et l’incruster au montage.
Un mouvement de caméra complexeUne dérive incohérente de la géométrieUn seul mouvement simple, ou le contrôle du chapitre 15.
Une fouleDes visages qui fondent en arrière-planFoule floue, lointaine, ou hors champ traitée au son.
Pratique d’atelier · l’économie du plan fixe

Sur vingt plans, visez douze à quinze plans fixes ou à mouvement minimal. Ce n’est pas une concession à la faiblesse de l’outil : c’est du bon cinéma. Un film où tout bouge est fatigant, et le mouvement ne signifie quelque chose que s’il est rare. Vos cinq plans avec mouvement porteront d’autant plus.

14.3 Le budget de prises

Une prise vidéo coûte entre deux et dix minutes de calcul selon votre machine — le nombre que vous avez mesuré au chapitre 3. Faites l’arithmétique avant de commencer, pas après.

Calcul de charge

20 plans × 4 prises moyennes × [votre durée par prise] = temps total de calcul
À 6 minutes la prise : 8 heures. Ce n’est pas une soirée.

  • Lancez par lots, la nuit. Générez trois prises de chaque plan en file d’attente, et faites votre sélection le lendemain matin sur des fichiers qui existent déjà.
  • Ne visionnez pas pendant que ça calcule. C’est la meilleure façon de perdre trois heures à regarder des barres de progression.
  • Trois prises d’abord, sur les vingt plans. Puis concentrez les prises supplémentaires sur les cinq plans qui résistent. Un plan facile n’a pas besoin de dix prises.
Vous ne calculez pas seul · ce que change ComfyQ

Le GPU est partagé, et ComfyQ rend ce partage explicite : une frise de réservation où vous prenez un créneau, une file d’attente, et une estimation de durée calibrée par flux de travail — l’atelier a mesuré une vraie passe, vous lisez le chiffre. Trois conséquences sur votre planning :

  • Le chiffre est donné, pas à chronométrer. Multipliez l’estimation par 80 et vous avez votre budget de calcul. Faites-le avant de commencer l’étape 11, pas pendant.
  • Réservez tôt et large. À trois jours du rendu, vingt personnes veulent le même GPU. Les créneaux de nuit et de début de matinée sont vides et personne ne les prend.
  • Ne restez pas devant. Les travaux survivent aux redémarrages du serveur et l’historique est conservé : réservez, partez, revenez trier. Regarder une barre de progression n’accélère rien et consomme votre temps de sélection.
Le graphe vidéo dans ComfyUI
Capture 14-01
ComfyQ en cours de production : la frise de réservation avec plusieurs créneaux pris, un travail en cours avec sa barre de progression et son estimation de durée, et la grille des générations récentes. Doit montrer que le GPU est partagé.
images/14-01-comfyui-graphe-video.png
Fig 14.1 — Le graphe vidéo de l’atelier. L’image clé entre à gauche, le plan sort à droite.
Étape 11 · Les vingt plans, première passe

Ce que vous faites

Trois prises de chacun des vingt plans, en lots. Nommage P07_t01.mp4. Aucune sélection pendant la génération : vous triez après.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • Soixante fichiers existent dans 06_shots/.
  • Vous avez identifié les plans qui résistent — ils passent au chapitre 15.
  • La colonne status distingue les plans faciles des plans à reprendre.

Your approved key frame becomes the first frame of the shot. The model generates what follows. The whole difficulty is there: you control the beginning only through the image, and the rest only through text — text that must describe not a scene but a transformation over time.

Why start from an image and not from text

Generating straight from text to video loses everything chapters 10 to 12 built: the model reinvents the character, the place and the style. Going through the approved key frame guarantees the shot's first frame is exactly the one you signed off, and that all twenty shots start from the same bible. In this course, video generation always starts from an image.

14.1 The four-part movement prompt

An image prompt describes a state. A video prompt describes a change. The documented structure that gives the most consistent results has four parts, in this order.

PartContentExample
1 · Movement and speedWhat moves, and how fast. First, because it is the main constraint.Slow dolly in
2 · SubjectWhat the movement applies to. Brief: the image already shows it.on a figure standing at the far end of the empty hall
3 · What the movement revealsThe part everyone forgets, and what separates a shot from an animation. A movement must uncover something.as the scale of the roof structure above becomes apparent
4 · What must not moveStability has to be written. Without it, the model animates everything.the camera height stays constant, the figure does not move
VIDEOMovement prompt · template
[MOVEMENT + SPEED] on [SUBJECT, BRIEF],
as [WHAT THE MOVEMENT REVEALS].
[WHAT STAYS FIXED].
[STYLE SUFFIX — THE SAME ONE AS FOR THE IMAGE]
Keep the style suffix

The chapter 10 suffix is copied into video prompts too. The video model reinterprets colour and grain: without the suffix, your twenty shots will drift away from the style of your twenty images, and the consistency work will have been for nothing.

Three seconds is now a choice, not a limit

When the first version of this course was written, three seconds was what a video model could hold without drifting. That is no longer quite true. MiniMax H3 generates 4 to 15 seconds at 2K — and it will not go below 4, since durations are integers. If you use it you therefore generate 4 seconds and cut to 3 in the edit.

The twenty-shots-of-three-seconds format remains the module's, for reasons that have nothing to do with technique: it is what forces you to break a film down, to cut, and to hold consistency across twenty units. Four fifteen-second shots are easier to produce and teach almost nothing. But the constraint is now pedagogical — own it as such if you are asked at a crit, rather than presenting it as a limitation of the tool.

The table below, on the other hand, stays true at any duration: lengthening a shot has never repaired an action that was too complex.

14.2 What a model cannot do in three seconds

Knowing the limits saves you more time than knowing the tricks. This table is what fails most often, and the right-hand column is what to write instead.

What you ask forWhat you getWhat to do
Two successive actionsA mush where both overlapSplit into two shots. That is why there are twenty.
A hand manipulating a specific objectFingers rearranging themselves, an object changing shapeFrame wider, or cut before contact, or film that hand for real.
A face speakingAn approximate, out-of-sync mouthDo not show the mouth. Voice off, back of head, or a cutaway.
A character walking towards cameraA floating gait, uncertain legsHave them walk in profile or away, or keep them still and move the camera.
Legible text that stays stableLetters deforming shot by shotGenerate the text separately and composite it in the edit.
A complex camera moveIncoherent drift of the geometryOne simple move, or the control in chapter 15.
A crowdFaces melting in the backgroundCrowd blurred, distant, or off-screen and handled in sound.
Studio practice · the economy of the static shot

Across twenty shots, aim for twelve to fifteen static or minimal-movement shots. This is not a concession to the tool's weakness: it is good cinema. A film where everything moves is exhausting, and movement only means something if it is rare. Your five moving shots will carry all the more.

14.3 The take budget

A video take costs between two and ten minutes of compute depending on your machine — the number you measured in chapter 3. Do the arithmetic before you start, not after.

Load calculation

20 shots × 4 average takes × [your minutes per take] = total compute time
At 6 minutes a take: 8 hours. That is not one evening.

  • Queue in batches, overnight. Generate three takes of every shot in a queue, and make your selection next morning on files that already exist.
  • Do not watch while it computes. That is the best way to lose three hours to progress bars.
  • Three takes first, across all twenty shots. Then concentrate extra takes on the five that resist. An easy shot does not need ten takes.
You are not computing alone · what ComfyQ changes

The GPU is shared, and ComfyQ makes that sharing explicit: a booking timeline where you take a slot, a queue, and a per-workflow calibrated duration estimate — the studio measured a real run, you read the number. Three consequences for your schedule:

  • The number is given, not stopwatched. Multiply the estimate by 80 and you have your compute budget. Do it before starting stage 11, not during.
  • Book early and wide. Three days from the deadline, twenty people want the same GPU. The night and early-morning slots are empty and nobody takes them.
  • Do not sit and watch. Jobs survive server restarts and the history is kept: book, leave, come back to sort. Watching a progress bar speeds nothing up and eats the time you need for selecting.
The video graph in ComfyUI
Shot 14-01
ComfyQ mid-production: the booking timeline with several slots taken, a running job with its progress bar and duration estimate, and the recent-generations grid. Must show that the GPU is shared.
images/14-01-comfyui-graphe-video.png
Fig 14.1 — The studio's video graph. The key frame goes in on the left, the shot comes out on the right.
Stage 11 · The twenty shots, first pass

What you do

Three takes of each of the twenty shots, in batches. Naming P07_t01.mp4. No selection during generation: you sort afterwards.

Ready to move on when

  • Sixty files exist in 06_shots/.
  • You have identified the shots that resist — they go to chapter 15.
  • The status column distinguishes easy shots from shots to rework.
Chapitre 15 · Le mouvement Chapter 15 · Movement

Contrôle avancé et finition

Advanced control and finishing

Cinq plans sur vingt résisteront. Ce chapitre donne les trois outils qui les débloquent, puis la partie la moins spectaculaire et la plus décisive : choisir la prise.

15.1 Première et dernière image

La technique la plus utile du chapitre, et la moins connue des étudiants. Au lieu de fournir la seule image de départ, vous fournissez l’image de départ et l’image d’arrivée. Le modèle n’a plus qu’à fabriquer le trajet entre les deux.

Five shots in twenty will resist. This chapter gives the three tools that unblock them, then the least spectacular and most decisive part: choosing the take.

15.1 First and last frame

The most useful technique in the chapter, and the least known to students. Instead of supplying only the start frame, you supply the start frame and the end frame. The model then only has to build the journey between them.

Image de départ seule contre première et dernière image IMAGE DE DÉPART SEULE — la fin du plan est inconnue START FRAME ONLY — the end of the shot is unknown P07 P07 dérive drift Le modèle s’éloigne progressivement de la charte. Le dernier tiers est souvent inutilisable. The model drifts away from the bible. The last third is often unusable. PREMIÈRE ET DERNIÈRE IMAGE — le trajet est contraint aux deux bouts FIRST AND LAST FRAME — the journey is constrained at both ends P07 P07 fin P07 end le modèle n’interpole que le milieu the model only interpolates the middle Bonus : l’image d’arrivée devient l’image de départ du plan suivant — le raccord est garanti. Bonus: the end frame becomes the next shot's start frame — the cut is guaranteed.
Fig 15.1 — Contraindre les deux extrémités supprime la dérive de fin de plan, la panne la plus fréquente en génération vidéo.
Fig 15.1 — Constraining both ends removes end-of-shot drift, the commonest failure in video generation.

Trois usages, tous très rentables :

  • Supprimer la dérive. Le dernier tiers d’un plan i2v est souvent le plus mauvais. En contraignant l’arrivée, il redevient utilisable.
  • Garantir un raccord. Générez l’image d’arrivée de P07 et utilisez-la comme image de départ de P08. Les deux plans se raccordent exactement, ce qu’aucun prompt ne peut promettre.
  • Écrire un mouvement précis. Le mouvement n’est plus décrit, il est défini par ses deux extrémités. C’est la seule façon fiable d’obtenir un mouvement exact sans passer par la 3D.
Documenté

La génération contrainte par première et dernière image est une capacité native des modèles ouverts actuels — Wan 2.2 FLF2V la propose directement dans les modèles de flux de travail ComfyUI. MiniMax H3 en fait un mode à part entière : son point de contrôle FL2VA prend la première et la dernière image et rend la vidéo avec son son. Dans l’atelier, ComfyQ embarque un flux LTX 2.3 FLF2V (première + dernière image → vidéo avec son) : vous n’avez rien à monter vous-même, le formulaire vous demande les deux images. Vérifiez le nom du nœud dans la version installée : c’est une fonction qui change de nom d’une version à l’autre.

15.2 La vidéo de contrôle A4+

Le prolongement vidéo du contrôle par géométrie du chapitre 13. Vous fournissez une vidéo de référence dont le modèle extrait le mouvement — pose, rythme, déplacement de caméra — et il l’applique à votre image clé.

Vidéo sourceCe que le modèle en tireCas d’usage
Vous-même, filmé au téléphoneLa pose et son évolutionUn geste précis que le modèle ne produit pas spontanément
Un rendu Blender grisLe mouvement de caméra exactUne traversée, une montée, une orbite
Un parcours dans le site reconstruitUn mouvement de caméra géométriquement juste dans votre lieuLe plan impossible à filmer, ancré dans le réel
Un de vos propres plans réussisLe rythme du mouvementHarmoniser deux plans jumeaux
Documenté

Wan 2.2 VACE transforme une image de référence en vidéo qui suit la pose, le rythme et le mouvement de caméra d’un clip source, en préservant l’identité du sujet. Des modèles de flux de travail ComfyUI existent pour le transfert de mouvement et l’animation depuis une image de référence.

MiniMax H3 aborde le problème autrement, et c’est ce qui en fait un outil intéressant ici : son point de contrôle Ref2VA accepte en référence des images, des vidéos et de l’audio dans un même contexte. Vous pouvez donc lui donner à la fois votre planche de cohérence, un clip de mouvement, et une ambiance — et lui demander un plan qui respecte les trois. C’est l’axe 1 et l’axe 2 du chapitre 2 fournis dans une seule entrée.

Pratique d’atelier · deux plans, pas vingt

Le contrôle par vidéo est chronophage : compter une demi-journée pour maîtriser la chaîne. Réservez-le aux deux plans qui portent le film — typiquement la bascule du bloc III et le point culminant du bloc IV. Sur les dix-huit autres, l’image de départ et un prompt propre suffisent, et le temps économisé va au son.

15.3 Choisir la prise

Vous avez soixante fichiers et il en faut vingt. C’est ici que le film se fait, et personne ne vous a appris à le faire. Une prise se juge sur quatre critères, dans cet ordre de priorité — l’ordre compte, parce qu’il est contre-intuitif.

PrioritéCritèreLa question à se poser
1CohérenceLe personnage, le lieu et le style sont-ils conformes aux chartes ? Une prise incohérente est éliminée, même si c’est la plus belle.
2Absence d’aberrationMains, visages, objets qui se déforment, géométrie qui glisse. Regardez image par image sur les passages douteux.
3Justesse du mouvementLe mouvement fait-il ce que dit la colonne movement, à la vitesse voulue ?
4IntentionEt seulement maintenant : la prise produit-elle ce que dit la colonne intent ?
Le piège de la belle prise incohérente

Vous trouverez une prise magnifique dans laquelle la veste a changé de couleur. Vous serez très tenté de la garder. Ne la gardez pas : au montage, à côté des dix-neuf autres, elle se verra immédiatement et détruira la crédibilité de l’ensemble. La cohérence passe avant la beauté — c’est la règle 1 pour cette raison.

Le montage récupère plus que vous ne croyez

Une prise dont seule la dernière seconde est mauvaise n’est pas perdue : votre plan fait 3 secondes et la prise en fait souvent 5. Coupez. Une prise dont le début est mou se rattrape en entrant plus tard. Jugez la prise sur les 3 secondes que vous garderez, pas sur le fichier entier.

15.4 Agrandissement et interpolation

Deux opérations de finition, à faire seulement sur les vingt prises retenues, jamais sur les soixante.

OpérationQuandAttention
AgrandissementVotre modèle sort en 720p et vous livrez en 1080p ou plus.Un agrandissement amplifie les artefacts autant que les détails. Sur un plan déjà limite, il aggrave.
InterpolationLe modèle sort à 16 ou 24 im/s et vous voulez un mouvement plus fluide, ou un ralenti.Sur un mouvement rapide, l’interpolation invente des images fausses et cela se voit. Testez avant de traiter les vingt. Et elle ne change pas la cadence de livraison, fixée une fois au §10.4.
Les deux outils sont déjà dans ComfyQ

Vous n’avez pas de chaîne à construire : ComfyQ embarque les deux comme flux de travail à part entière — un agrandissement par diffusion (image vers 4K, et vidéo vers HD en conservant la cadence et la piste son) et une interpolation d’images pour fluidifier ou ralentir. Vous déposez le plan retenu, vous réservez un créneau, vous récupérez le fichier. Les projets derrière ces deux flux sont nommés dans Sous le capot §3.

Ils sont classés comme utilitaires et non comme générateurs : c’est le bon réflexe. Un utilitaire ne crée rien, il transforme — et il ne répare pas un plan qui ne tient pas.

Pratique d’atelier

N’agrandissez rien avant le montage. Vous découvrirez au chapitre 17 que trois plans sont coupés et que deux sont recadrés : tout traitement fait avant est du temps de calcul jeté. La finition se fait sur la version montée.

Étape 12 · Les vingt plans validés

Ce que vous faites

Reprise des plans qui résistent avec les outils de 15.1 et 15.2. Puis sélection : la prise retenue de chaque plan est copiée dans 06_shots/APPROVED/ sous son nom court. Statut approved dans la feuille de plans.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • Vingt fichiers exactement dans 06_shots/APPROVED/, de P01.mp4 à P20.mp4.
  • Chaque prise retenue a passé les quatre critères de 15.3, dans l’ordre.
  • Aucune prise retenue ne contredit une charte.
  • Vous savez, pour chaque plan abandonné en route, pourquoi — et c’est écrit dans le journal.

Vingt fichiers dans un dossier. C’est tout ce qu’il reste de six semaines de travail, et c’est normal.

Three uses, all highly profitable:

  • Removing drift. The last third of an i2v shot is often the worst. Constraining the arrival makes it usable again.
  • Guaranteeing a cut. Generate P07's end frame and use it as P08's start frame. The two shots match exactly, which no prompt can promise.
  • Writing a precise movement. The movement is no longer described, it is defined by its two ends. This is the only reliable way to get an exact move without going through 3D.
Documented

First/last-frame constrained generation is a native capability of current open models — Wan 2.2 FLF2V offers it directly in ComfyUI workflow templates. MiniMax H3 makes it a mode in its own right: its FL2VA checkpoint takes the first and last frame and returns video with its sound. In the studio, ComfyQ ships an LTX 2.3 FLF2V workflow (first + last frame → video with sound): you build nothing yourself, the form asks you for the two images. Check the node name in your installed version: this is a function whose name changes between releases.

15.2 The control video A4+

The video extension of chapter 13's geometric control. You supply a reference video from which the model extracts movement — pose, rhythm, camera displacement — and applies it to your key frame.

Source videoWhat the model takes from itUse case
Yourself, filmed on a phoneThe pose and its evolutionA precise gesture the model will not produce spontaneously
A grey Blender renderThe exact camera movementA traverse, a rise, an orbit
A path through the reconstructed siteA geometrically true camera move in your placeThe unfilmable shot, grounded in the real
One of your own successful shotsThe rhythm of the movementHarmonising two twin shots
Documented

Wan 2.2 VACE turns a reference image into a video that follows the pose, rhythm and camera movement of a source clip while preserving the subject's identity. ComfyUI workflow templates exist for motion transfer and for animating from a reference image.

MiniMax H3 approaches the problem differently, and that is what makes it interesting here: its Ref2VA checkpoint accepts images, video and audio as reference in a single context. You can hand it your consistency sheet, a motion clip and an ambience at once — and ask for a shot that respects all three. That is axis 1 and axis 2 of chapter 2, supplied through one input.

Studio practice · two shots, not twenty

Video control is time-hungry: allow half a day to master the chain. Reserve it for the two shots that carry the film — typically the block III turn and the block IV climax. On the other eighteen, a start frame and a clean prompt are enough, and the time saved goes to sound.

15.3 Choosing the take

You have sixty files and need twenty. This is where the film is made, and nobody has taught you to do it. A take is judged on four criteria, in this order of priority — the order matters, because it is counter-intuitive.

PriorityCriterionThe question to ask
1ConsistencyDo character, place and style conform to the bibles? An inconsistent take is eliminated, even if it is the most beautiful.
2No aberrationHands, faces, objects deforming, geometry sliding. Look frame by frame at the doubtful passages.
3Correctness of movementDoes the movement do what the movement column says, at the intended speed?
4IntentAnd only now: does the take produce what the intent column says?
The trap of the beautiful inconsistent take

You will find a magnificent take in which the coat has changed colour. You will be very tempted to keep it. Do not: in the edit, next to the other nineteen, it will show immediately and destroy the credibility of the whole. Consistency comes before beauty — that is why it is rule 1.

The edit recovers more than you think

A take whose last second alone is bad is not lost: your shot is 3 seconds and the take is often 5. Cut. A take with a soft beginning is saved by coming in later. Judge the take on the 3 seconds you will keep, not on the whole file.

15.4 Upscaling and interpolation

Two finishing operations, to be done only on the twenty selected takes, never on all sixty.

OperationWhenCareful
UpscalingYour model outputs 720p and you deliver 1080p or above.Upscaling amplifies artefacts as much as detail. On an already-marginal shot it makes things worse.
InterpolationThe model outputs at 16 or 24 fps and you want smoother movement, or slow motion.On fast movement, interpolation invents false frames and it shows. Test before processing twenty. And it does not change your delivery frame rate, fixed once in §10.4.
Both tools are already in ComfyQ

You have no chain to build: ComfyQ ships both as workflows in their own right — a diffusion upscaler (image to 4K, and video to HD keeping the frame rate and the audio track) and a frame interpolator for smoothing or slow motion. You drop in the selected shot, book a slot, collect the file. The projects behind these two workflows are named in Under the hood §3.

They are filed as utilities rather than generators, which is the right instinct. A utility creates nothing, it transforms — and it will not repair a shot that does not hold.

Studio practice

Upscale nothing before the edit. You will discover in chapter 17 that three shots are cut and two are reframed: any processing done before is compute thrown away. Finishing is done on the cut version.

Stage 12 · The twenty approved shots

What you do

Rework the resisting shots with the tools in 15.1 and 15.2. Then select: the chosen take of each shot is copied into 06_shots/APPROVED/ under its short name. Status approved in the shot sheet.

Ready to move on when

  • Exactly twenty files in 06_shots/APPROVED/, from P01.mp4 to P20.mp4.
  • Every chosen take has passed the four criteria in 15.3, in order.
  • No chosen take contradicts a bible.
  • For every shot abandoned along the way you know why — and it is written in the log.

Twenty files in a folder. That is all that remains of six weeks' work, and that is normal.

Partie VII · Son et livraison

Vingt clips muets ne sont pas un film. Cette partie fabrique le film — et c’est celle que les étudiants découvrent trop tard.

Part VII · Sound and delivery

Twenty silent clips are not a film. This part makes the film — and it is the one students reach too late.

Chapitre 16 · Son et livraison Chapter 16 · Sound and delivery

Conception sonore

Sound design

Le son est la moitié du film et il reçoit typiquement dix pour cent du temps du projet. Ce déséquilibre est la cause d’échec la plus régulière du module — d’autant plus regrettable que le son est le seul endroit où vos vingt plans générés peuvent gagner en vérité sans une minute de calcul supplémentaire.

Pourquoi le son sauve l’image générée

Une image générée souffre d’un défaut caractéristique : elle est lisse. Pas de hors-champ, pas d’accident, pas de profondeur au-delà du cadre. Le son réel corrige exactement cela : une réverbération porte le volume que l’image ne montre pas, un bruit lointain crée un hors-champ que le modèle n’a pas fabriqué. C’est le son réel — capté sur site, ou enregistré à partir d’objets — qui rend l’image générée crédible, et non l’inverse.

16.1 Les quatre couches

Sound is half the film and typically receives ten per cent of the project's time. That imbalance is the module's most regular cause of failure — the more regrettable because sound is the one place your twenty generated shots can gain truth without a further minute of compute.

Why sound rescues the generated image

A generated image has a characteristic defect: it is smooth. No off-screen space, no accident, no depth beyond the frame. Real sound corrects precisely that: a reverberation carries the volume the image does not show, a distant noise creates an off-screen the model never made. It is real sound — captured on site, or recorded from objects — that makes the generated image credible, not the other way round.

16.1 The four layers

Les quatre couches sonores sur les soixante secondes I ouverture II installation III bascule IV conséquence V sortie I opening II establishing III turn IV consequence V exit AMBIANCE AMBIENCE captée ou construite captured or constructed continue, sans coupure, du premier au dernier plan continuous, uncut, from first shot to last ÉVÉNEMENTS EVENTS bruitage foley VOIX VOICE une phrase, au plus one sentence at most au moment de la bascule, jamais avant at the turn, never before MUSIQUE MUSIC si nécessaire if needed entre à la bascule, sort avant le dernier plan enters at the turn, out before the last shot 0 s 60 s Le dernier plan reste sur l’ambiance seule. C’est le silence relatif qui fait entendre la fin. The last shot stays on ambience alone. It is the relative silence that makes the ending audible.
Fig 16.1 — Une architecture sonore qui fonctionne sur 60 secondes. La couche d’ambiance ne se coupe jamais aux changements de plan.
Fig 16.1 — A sound architecture that works over 60 seconds. The ambience layer is never cut at a shot change.

16.2 L’ambiance · la couche qui tient tout

Votre ambiance de trois minutes — captée sur site, ou construite au bruitage d’objets et au générateur — devient le lit continu du film. Une règle, et elle est absolue :

L’ambiance ne se coupe jamais au changement de plan.

C’est le mécanisme le plus puissant du montage sonore, et il est contre-intuitif. Vos vingt plans ont été générés séparément et n’ont aucun lien entre eux. Une nappe sonore ininterrompue par-dessus les vingt coupes affirme à l’oreille qu’il s’agit d’un seul espace continu — et l’oreille croit l’espace avant que l’œil ne le mette en doute. Une ambiance qui se coupe à chaque plan produit vingt saynètes ; une ambiance continue produit un lieu.

Ce que devient le son que le modèle vous donne

Certains modèles rendent désormais l’image et le son en une seule passe : MiniMax H3 livre un fichier contenant sa propre piste stéréo 32 kHz, LTX-2 fait de même. C’est utile, et c’est un piège.

Utile — le son synchrone de ce qui bouge dans le plan (un pas, un choc, un frottement) arrive déjà calé à l’image. Cela vous épargne du bruitage, et mieux calé que ce que vous auriez posé à la main.

Piège — ces pistes sont générées indépendamment pour chaque plan. Vingt lits sonores autonomes mis bout à bout produisent exactement ce que la règle ci-dessus interdit : vingt espaces différents, et l’effet de saynètes revient par l’oreille après que vous l’avez chassé par l’image.

La conduite à tenir est donc systématique : importez le son du modèle sur une piste séparée, coupez-la par défaut, et ne remontez que les événements synchrones que vous voulez garder. Votre ambiance continue reste dessous, et c’est elle — pas le modèle — qui fabrique le lieu.

16.3 Les événements · le bruitage

Vos captations d’événements du chapitre 6 se placent maintenant. Trois usages, du plus au moins évident :

  • Synchrone — le son correspond à ce qu’on voit. Un pas, une porte. Indispensable mais peu payant : c’est le minimum attendu.
  • Hors-champ — le son de quelque chose qu’on ne voit pas. C’est là que le son fabrique de l’espace que l’image générée n’a pas. Le meilleur rapport effort/effet du film.
  • En avance — le son du plan suivant commence avant la coupe. Cela lie deux plans que rien d’autre ne lie, et c’est la meilleure façon de faire tenir un raccord fragile.
Le son en avance sauve les raccords

Si deux plans consécutifs raccordent mal — problème visuel que vous ne pouvez plus corriger sans regénérer — faites commencer le son du second une demi-seconde avant la coupe. L’oreille anticipe, et le raccord passe. C’est le truc de montage le plus utile de ce chapitre.

16.4 La voix

Sur soixante secondes, une phrase. Deux au maximum. La tentation est d’expliquer le film en voix off : c’est le moyen le plus sûr de le rendre plat, parce que la voix off dit ce que l’image a déjà dit et ferme la question que le dernier plan devait laisser ouverte.

SourceQuandPrécaution
Votre voix, ou celle d’un camaradePar défaut. Une voix réelle porte une intention qu’une voix générée n’a pas.Enregistrez dans un lieu mat, pas dans une salle qui résonne.
Voix captée sur siteLe plus fort de tous, quand c’est possible.Accord explicite obligatoire — chapitre 18.
Voix de synthèsePour une voix qui doit être artificielle par nature (annonce, machine, message).Ne clonez jamais la voix d’une personne réelle sans son accord écrit.
Évitez la synchronisation labiale

Un personnage dont on voit la bouche parler exige une synchronisation que la génération vidéo à 3 secondes tient mal. Si vous voulez de la parole, montrez autre chose pendant : le dos, les mains, le lieu, un plan de coupe. C’est aussi une contrainte de cinéma classique, et souvent plus fort.

Il existe une exception, et une seule : un outil de portrait animé qui reprend une performance que vous jouez vous-même devant une webcam. Le rythme est alors juste, puisqu’il est le vôtre. Voir Sous le capot §3 — en gardant à l’esprit que « faut-il montrer cette bouche ? » reste une question de mise en scène, pas de technique.

16.5 La musique

La question à se poser d’abord est : ce film a-t-il besoin de musique ? Sur un film ancré dans un lieu réel, l’ambiance de terrain fait souvent mieux, et la musique vient recouvrir précisément ce que vous êtes allé chercher.

Si vous en mettez, suivez la Fig 16.1 : elle entre à la bascule, pas au premier plan, et elle sort avant le dernier plan. Une musique qui commence à zéro seconde annonce à l’oreille qu’il n’y aura pas de surprise.

Documenté · les droits, avant l’esthétique

La musique est le point où les projets étudiants s’exposent le plus juridiquement. Vous avez trois voies licites : une musique générée par un service dont les conditions autorisent votre usage, une musique libre de droits avec sa licence archivée, ou une musique composée par vous ou un camarade crédité. Un morceau commercial, même court, même « juste pour le jury », rend votre film indiffusable. Archivez la preuve de licence dans 07_sound/ dès le téléchargement.

16.6 Le mixage

Quatre gestes suffisent à un mixage propre sur soixante secondes.

  1. Hiérarchisez. Une seule couche est au premier plan à chaque instant. Si tout est fort, rien n’est fort. La voix domine quand elle parle, l’ambiance domine le reste du temps.
  2. Creusez sous la voix. Baissez les autres couches de 4 à 6 dB pendant la phrase, remontez après.
  3. Contrôlez le niveau général. Visez des crêtes autour de −3 dB et une moyenne autour de −16 LUFS. Un film qui sature au jury est un film qu’on entend mal.
  4. Écoutez sur deux systèmes. Casque et haut-parleurs. Un mixage fait uniquement au casque a presque toujours trop de basses.
Étape 13 · La bande son

Ce que vous faites

Les quatre couches montées sur la timeline des vingt plans validés, selon la Fig 16.1. Ambiance continue d’abord, puis événements, puis voix, puis musique si elle se justifie. Mixage.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • L’ambiance est continue et ne se coupe à aucun changement de plan.
  • Au moins trois événements sonores sont hors champ.
  • Au moins un raccord fragile est tenu par un son en avance.
  • La voix n’explique pas le film.
  • Toute musique employée a sa licence archivée dans 07_sound/.
  • Vous avez écouté le film entier les yeux fermés, et il raconte encore quelque chose.

Le test des yeux fermés est le plus sévère du manuel. Si la bande son seule ne tient pas soixante secondes, l’image porte tout le film, et c’est trop lui demander.

16.2 Ambience · the layer that holds everything

Your three-minute ambience — captured on site, or built from object foley and generation — becomes the film's continuous bed. One rule, and it is absolute:

Ambience is never cut at a shot change.

This is the most powerful mechanism in sound editing, and it is counter-intuitive. Your twenty shots were generated separately and have no link to each other. An unbroken bed of sound across twenty cuts asserts to the ear that this is one continuous space — and the ear believes the space before the eye questions it. Ambience that cuts at every shot produces twenty sketches; continuous ambience produces a place.

What becomes of the sound the model hands you

Some models now return picture and sound in a single pass: MiniMax H3 delivers a file containing its own 32 kHz stereo track, and LTX-2 does the same. This is useful, and it is a trap.

Useful — the sync sound of whatever moves in the shot (a footstep, an impact, a scrape) arrives already locked to picture, and better locked than anything you would have placed by hand.

Trap — those tracks are generated independently for every shot. Twenty self-contained sound beds laid end to end produce exactly what the rule above forbids: twenty different spaces, and the sketch effect returns through the ear after you chased it out of the picture.

So the procedure is systematic: import the model's sound on a separate track, mute it by default, and bring back up only the sync events you want to keep. Your continuous ambience stays underneath, and it — not the model — is what builds the place.

16.3 Events · foley

Your chapter 6 event recordings are placed now. Three uses, most to least obvious:

  • Sync — the sound matches what you see. A footstep, a door. Necessary but low return: it is the expected minimum.
  • Off-screen — the sound of something you do not see. This is where sound builds space the generated image does not have. The best effort-to-effect ratio in the film.
  • Pre-lap — the next shot's sound starts before the cut. It binds two shots nothing else binds, and it is the best way to hold a fragile cut together.
Pre-lapped sound saves cuts

If two consecutive shots cut badly — a visual problem you can no longer fix without regenerating — start the second shot's sound half a second before the cut. The ear anticipates, and the cut passes. It is the most useful editing trick in this chapter.

16.4 Voice

Over sixty seconds, one sentence. Two at most. The temptation is to explain the film in voice-over: that is the surest way to flatten it, because voice-over says what the image already said and closes the question the last shot was supposed to leave open.

SourceWhenPrecaution
Your voice, or a classmate'sBy default. A real voice carries an intention a generated one does not.Record in a dead space, not a room that rings.
Voice captured on siteThe strongest of all, when possible.Explicit consent required — chapter 18.
Synthetic voiceFor a voice that must be artificial by nature (announcement, machine, message).Never clone a real person's voice without their written agreement.
Avoid lip sync

A character whose mouth you see speaking demands a synchronisation that 3-second video generation holds badly. If you want speech, show something else during it: the back, the hands, the place, a cutaway. It is also a classical cinema constraint, and often stronger.

16.5 Music

The first question to ask is: does this film need music? On a film grounded in a real place, field ambience often does better, and music comes over precisely what you went out to get.

If you use it, follow Fig 16.1: it enters at the turn, not on the first shot, and it exits before the last shot. Music starting at zero seconds tells the ear there will be no surprise.

Documented · rights before aesthetics

Music is where student projects expose themselves legally most. You have three lawful routes: music generated by a service whose terms permit your use, music that is licensed for reuse with the licence archived, or music composed by you or a credited classmate. A commercial track, however short, however "just for the crit", makes your film undistributable. Archive proof of licence in 07_sound/ at the moment you download it.

16.6 The mix

Four gestures make a clean mix over sixty seconds.

  1. Establish hierarchy. Only one layer is in the foreground at any moment. If everything is loud, nothing is. Voice dominates when it speaks, ambience dominates the rest of the time.
  2. Duck under the voice. Drop the other layers 4 to 6 dB during the sentence, bring them back after.
  3. Control overall level. Aim for peaks around −3 dB and an average around −16 LUFS. A film that clips at the crit is a film that is heard badly.
  4. Listen on two systems. Headphones and speakers. A mix made only on headphones almost always has too much bass.
Stage 13 · The soundtrack

What you do

The four layers cut onto the timeline of the twenty approved shots, per Fig 16.1. Continuous ambience first, then events, then voice, then music if it justifies itself. Mix.

Ready to move on when

  • Ambience is continuous and cuts at no shot change.
  • At least three sound events are off-screen.
  • At least one fragile cut is held by a pre-lapped sound.
  • The voice does not explain the film.
  • Any music used has its licence archived in 07_sound/.
  • You have listened to the whole film with your eyes closed, and it still tells you something.

The eyes-closed test is the harshest in the manual. If the soundtrack alone will not hold sixty seconds, the picture is carrying the entire film, and that is too much to ask of it.

Chapitre 17 · Son et livraison Chapter 17 · Sound and delivery

Montage, étalonnage, livraison

Edit, grade, delivery

C’est l’axe 4 de l’hybridation : la partie non générative, faite dans un outil traditionnel, où vingt clips deviennent un film. Réservez-lui trois jours pleins. Les projets qui échouent sont presque toujours ceux qui l’ont réduite à une soirée.

17.1 Ce que le montage répare

Vous arrivez avec vingt clips imparfaits. La bonne nouvelle est que le montage corrige beaucoup de choses gratuitement, et il est utile de savoir lesquelles avant de regénérer quoi que ce soit.

Défaut du planCe que le montage en fait
Le dernier tiers dériveCoupez avant. Votre plan fait 3 s, la prise en fait 5.
Le début est mouEntrez plus tard dans le plan.
Une aberration passe brièvement dans un coinRecadrez légèrement, ou masquez par un plan plus serré.
Le plan est un peu trop lentAccélérez de 10 à 20 %. Invisible et très efficace.
Deux plans consécutifs se raccordent malSon en avance (16.3), ou intercalez un troisième plan très court.
Le plan est trop court pour sa fonctionRalentissez, ou bouclez avec un fondu très court sur lui-même.
Les couleurs divergent des autres plansÉtalonnage. C’est précisément ce que 17.3 traite.
Pratique d’atelier

Avant de relancer une génération, demandez-vous toujours si le montage peut résoudre le problème. Dans deux cas sur trois, oui — en quelques minutes plutôt qu’en une heure de calcul. Ce réflexe est ce qui distingue une production tenue d’une production qui déborde.

17.2 Monter les vingt plans

  1. Importez uniquement APPROVED/. Les soixante prises n’entrent pas dans le projet de montage : elles y créeraient une confusion permanente.
  2. Posez les vingt plans dans l’ordre, aux durées de la feuille de plans. Vous retrouvez votre animatique, en mouvement.
  3. Posez la bande son du chapitre 16. Elle est déjà construite : elle ne se remonte pas ici.
  4. Puis, et seulement là, travaillez le rythme. Regardez le film en entier sans vous arrêter, notez ce qui traîne, corrigez, revoyez. Cinq ou six passages complets.
Ne montez pas plan par plan

L’erreur classique est de perfectionner P01 et P02 pendant deux heures avant d’avoir vu le film entier une seule fois. Le rythme est une propriété de l’ensemble : il ne s’ajuste qu’en regardant l’ensemble. Faites passer le film complet le plus tôt possible, aussi grossier soit-il.

17.3 L’étalonnage · l’uniformisation, enfin

C’est ici que se règle la divergence de style annoncée au chapitre 12. Vous voyez les vingt plans côte à côte, en mouvement : c’est le seul endroit où l’harmonisation peut se juger.

  1. Choisissez un plan de référence. Celui dont la lumière et la couleur correspondent le mieux à votre charte de style. Souvent un plan du bloc II.
  2. Alignez les dix-neuf autres sur lui. Un par un, en comparant deux plans à la fois côte à côte, jamais dans l’absolu.
  3. Puis appliquez un étalonnage d’ensemble. Une seule correction, sur tous les plans, qui installe la palette de votre charte.
  4. Ajoutez le grain en dernier, uniformément sur tout le film. C’est le geste qui unifie le plus pour le moins d’effort : un grain commun fait passer vingt sources différentes pour une seule pellicule.
Le grain uniforme est votre meilleur allié

Les modèles génératifs produisent des images d’une propreté anormale, et chacun avec sa propre texture. Une couche de grain identique sur les vingt plans masque ces différences de texture, gomme le lissé caractéristique de la génération, et donne au film une matière commune. Effet maximal, effort minimal — à condition de l’appliquer sur l’ensemble et non plan par plan.

17.4 Défaire le look IA

Un film génératif s’annonce avant qu’on sache dire pourquoi. Les signes sont peu nombreux, identifiables, et la plupart se corrigent au montage en quelques minutes. Voici la liste, dans l’ordre où elle se traite.

Pourquoi ces signes existent

Un modèle rend la moyenne de ce qu’il a vu. La moyenne est lisse, symétrique, bien éclairée et sans accident — parce que les accidents, par définition, ne se moyennent pas. Tout ce qui suit consiste à remettre de l’accident : du grain, du poids, de la chute de lumière, un coin banal. Ce n’est pas du maquillage, c’est ce qui distingue une image d’une statistique.

Ce qu’on voitPourquoiCe qu’on fait
Une propreté anormale — aucun grain, aucune poussièreLe modèle n’a pas de capteurGrain uniforme sur tout le film (§17.3)
Un mouvement rapide parfaitement netLe modèle produit des images nettes quelle que soit la vitesseFlou directionnel léger sur les seuls plans qui bougent vite
Une caméra qui flotte, sans poidsRien n’a de masse dans un modèleLéger tremblement, et surtout des mouvements qui accélèrent et ralentissent
Un mouvement trop fluide, comme un jeu vidéoL’interpolation appliquée par réflexeNe pas interpoler, sauf ralenti assumé (§15.4)
Une peau plastique, un visage trop symétriqueC’est la moyenne des visagesÉviter le gros plan, ajouter grain et texture
Une lumière partout, sans chuteLe modèle éclaire tout ce qu’il décritAssombrir les bords, imposer une direction à l’étalonnage
Tout est beau, rien n’est banalLe banal n’est pas dans la moyenneGarder volontairement un élément ordinaire, un coin sale
Des marches dans un ciel ou un fondu8 bits plus un étalonnage appuyéGrain, étalonnage plus léger (§10.4)
Des mains, du texte, de l’eau, des reflets qui trahissentLe modèle ne les modélise pas, il les imiteNe pas les montrer longtemps (§14.2)

Le grain · une seule fois, sur l’ensemble

Le geste est déjà dans le §17.3, mais voici le réglage : un grain que vous voyez franchement est trop fort. Vous cherchez un grain qui ne se remarque que lorsque vous l’allumez et l’éteignez pour comparer. Et il est identique sur les vingt plans — un grain appliqué plan par plan ajoute une différence de texture au lieu de la masquer.

Le flou de mouvement

Une caméra réelle à 24 im/s garde son obturateur ouvert environ 1/48 s : tout ce qui traverse le cadre pendant ce temps s’étire. Les modèles l’oublient souvent, et un mouvement rapide sort anormalement net. Ajoutez un flou directionnel très léger, orienté dans le sens du mouvement, et seulement sur les plans concernés.

Le défaut inverse existe aussi : un plan qui bave, avec des traînées et des images fantômes. Celui-là ne se répare pas — il se coupe court, ou se refait.

Le poids, le tremblement, la stabilisation A3+

Deux défauts opposés, à ne pas confondre :

  • La caméra flotte. Le mouvement est parfaitement régulier, du premier au dernier photogramme. Aucune caméra réelle ne fait cela : un travelling démarre, prend sa vitesse, ralentit. Ajoutez cette rampe d’accélération dans votre outil de montage, et un tremblement de très faible amplitude. Le poids se lit dans le démarrage, pas dans le tremblement.
  • La caméra dérive. Le modèle a inventé un mouvement parasite, une oscillation lente que vous n’avez pas demandée. Stabilisez, en acceptant le léger recadrage que cela coûte — et c’est précisément pour pouvoir payer ce recadrage que le §10.4 vous fait générer plus grand que vous ne livrez.

L’imperfection optique A3+

Trois défauts d’objectif, chacun à la limite du visible : une vignette discrète, une aberration chromatique minime sur les bords, une très légère perte de netteté dans les coins. Séparément on ne les remarque pas ; ensemble, l’image cesse d’être un rendu et devient une prise de vue.

Le piège du faux argentique

Poussés, ces trois réglages produisent leur propre signature — le filtre « vieux film » qu’on reconnaît immédiatement, et qui trahit autant que le lissé qu’il essayait de cacher. Réglez-les jusqu’à ce que vous ne les voyiez plus, puis arrêtez.

Prévenir coûte dix fois moins que réparer

Tout ce chapitre est de la réparation. La prévention est au chapitre 12 — des références spécifiques, une matière qui est la vôtre — et au chapitre 14 — ne pas demander au modèle ce qu’il ne sait pas faire. Un film qui exige un gros travail de « dé-IA » à l’étalonnage était sous-spécifié à la génération. C’est encore le chemin de retour du chapitre 1.

Ce n’est pas de la dissimulation

Défaire le look IA n’est pas cacher que le film est génératif : le chapitre 18 vous demande de le déclarer au générique, et cette déclaration n’est pas négociable. Le but est que l’image ait une matière et un point de vue, au lieu d’avoir l’air de la moyenne d’un modèle. Honnêteté au générique, spécificité dans le cadre — les deux ne s’opposent pas.

17.5 Habillage et générique

Un carton de titre au début si le film en a besoin, un générique de fin toujours. Le générique n’est pas une formalité : dans ce module, il contient la déclaration des outils, exigée par le chapitre 18.

Le texte se fait au montage, pas en génération

N’essayez pas de faire produire vos cartons de titre par un modèle d’image. Le texte généré se déforme, et il n’a aucune raison d’être approximatif alors que votre outil de montage le compose parfaitement. Les modèles spécialisés dans le texte dans l’image servent à la signalétique dans le décor, pas au générique.

17.6 Export

RéglageValeur
Conteneur / codecMP4, H.264 (ou H.265 si la projection le permet)
Résolution1920 × 1080 minimum, à la cadence de votre timeline
Débit20 – 40 Mb/s. Un film de 60 s tient largement.
AudioAAC 48 kHz, stéréo, crêtes à −3 dB
CadenceCelle de votre timeline, sans conversion — 24 im/s (§10.4)
Espace colorimétriqueRec.709 / sRGB. Vérifiez l’export dans un navigateur avant de déclarer l’étalonnage fini.
Niveau sonore−14 LUFS intégré pour le web · voir plus bas pour la salle et la télévision
Nom de fichierSURNAME_Firstname_title_v01.mp4 — pas final export FINAL 2.mp4
Testez sur la machine de projection

Un film qui s’ouvre chez vous ne s’ouvre pas toujours en salle. Testez votre export sur l’ordinateur qui servira au jury, la veille et non le matin même, et emportez une copie sur clé en plus du dépôt en ligne.

Les trois versions à fabriquer

VersionPour quoiRéglages
MasterL’archive, et tout dépôt qui accepte un fichier lourdProRes 422 HQ, ou H.265 10 bits · 1080p ou plus
WebL’usage courant : le lien que vous envoyez, le portfolioMP4 H.264 · 1080p · 15 – 25 Mb/s
LégèreLes dépôts qui imposent une taille maximale, souvent 100 MoMP4 H.264 · 1080p · 8 – 10 Mb/s

Exportez le master en premier et gardez-le. Les deux autres se refabriquent depuis lui en trois minutes ; le master, lui, exige de rouvrir le projet de montage — et un projet de montage se rouvre mal deux ans plus tard.

Les sous-titres

FormeQuandAttention
Fichier .srt à côté de la vidéoPlateformes, et tout dépôt qui accepte deux fichiersSe perd dès que le dépôt n’accepte qu’un fichier
Incrustés dans l’imageUn dépôt à fichier unique, une projectionIrréversible : gardez toujours une version sans

Si votre film contient de la parole en français, faites des sous-titres anglais. Les jurys d’appels à projets sont souvent internationaux, et ils regardent vite. Deux lignes maximum, environ 40 caractères par ligne, jamais moins d’une seconde à l’écran. Ce n’est pas un exercice de typographie : c’est de la lisibilité.

Le niveau sonore A3+

Le mixage du §16.6 est fait ; il reste à le calibrer pour sa destination. La mesure est le LUFS, une moyenne perçue sur la durée du film — pas une crête.

Le §16.6 vous a fait viser −16 LUFS avec des crêtes autour de −3 dB. C’est une cible de mixage prudente et elle reste bonne : ce qui suit n’est pas une autre valeur pour la même chose, mais un dernier calage selon l’endroit où le film sera vu.

DestinationCiblePourquoi
Web, plateformes, portfolio−14 LUFS intégréLes plateformes normalisent. Mixer plus fort ne rend pas plus fort : seulement plus écrasé.
Projection en salle−18 à −20 LUFS, sans compression forteUne salle a de la dynamique. C’est l’occasion de s’en servir.
Diffusion télévisuelle−23 LUFS (EBU R128)La norme européenne, si un concours la cite explicitement

Dans tous les cas, crête vraie à −1 dBTP au maximum. Ce n’est pas un objectif mais un plafond : au-dessus, la conversion en MP4 fabrique une distorsion que vous n’entendez pas dans votre logiciel. Les crêtes à −3 dB du §16.6 sont déjà en dessous.

17.7 Appels à projets et concours

La vie du film ne s’arrête pas au jury. Le débouché réaliste n’est pas le festival de cinéma — un autre monde, avec ses calendriers et ses règles — mais les appels à projets de design et les concours ouverts aux étudiants. Ce qu’ils jugent n’est pas la même chose, et cela change ce que vous préparez.

Ce qu’un appel à projets regarde vraiment

Un appel de design ne juge presque jamais le film seul. Il juge le projet : la question posée, la démarche, la matière, la cohérence de l’ensemble. C’est exactement la raison d’être du livrable A — et cela veut dire que vous avez déjà fait l’essentiel du dossier. Votre 00_brief/, votre 01_references/, vos chartes et votre journal sont le dossier. Il reste à le mettre en forme.

Lire l’appel avant d’exporter

Relevez ces sept points dans un tableau, dans votre journal.md, avant de lancer le moindre export. Chacun peut invalider un rendu déjà fait.

À releverPourquoi ça compte
Durée maximaleRamener 60 s à 45 s n’est pas un réglage d’export : c’est un remontage
Format de fichier et poids maximumDétermine laquelle de vos trois versions part
Rapport de cadre imposéS’il n’est pas le vôtre, c’est un autre découpage, pas un recadrage (§10.4)
Langue et sous-titresUn jury international lit les sous-titres, ou ne comprend pas le film
AnonymatCertains appels interdisent tout nom à l’image : le générique doit alors exister en deux versions
Droits demandésLisez la clause de cession. Une cession exclusive peut vous interdire de montrer le film ailleurs, y compris dans votre portfolio.
Date et fuseau horaire« Minuit » n’est pas votre minuit si l’appel est ailleurs

Le dossier

  • Une image d’ouverture — une seule, celle qui donne envie de lancer la vidéo.
  • Quatre à six images du film, exportées en pleine résolution depuis le montage. Pas des captures d’écran.
  • Le texte court : la question, en cinq lignes, sans jargon. C’est presque toujours la seule chose lue en entier.
  • Le texte long, si demandé : la démarche, la construction du référentiel, les outils déclarés.
  • Le lien vers le film, en plus du fichier — un lien survit à une boîte mail pleine.
  • Les crédits et la déclaration d’outils du chapitre 18, dans le dossier et pas seulement au générique.
L’échéance n’est pas le jour du dépôt

Exportez la veille, et déposez la veille. Un envoi de 2 Go échoue à 23 h 55, la plateforme sature les dernières heures, et aucun jury n’a jamais fait d’exception pour cela. Notez dans le journal ce que vous avez déposé, où, et quand : dans six mois vous ne saurez plus quelle version est partie.

17.8 Archiver le projet

Deux raisons d’archiver, et elles n’ont rien à voir l’une avec l’autre. Vous voudrez réutiliser ce travail — un concours dans six mois, un portfolio, le livrable D. Et vous devrez peut-être en supprimer une partie, si une autorisation du chapitre 18 le prévoyait.

À garderPourquoi
Le dossier de projet complet, sauf les prises non retenues de 06_shots/Les quarante prises écartées pèsent le plus lourd et ne servent plus à rien
04_bibles/prompts.md, avec les grainesC’est la seule chose qui permette de régénérer un plan dans six mois
05_storyboard/APPROVED/ et 06_shots/APPROVED/Les images et les plans validés, en pleine résolution
Le projet de montage et ses médiasUn projet sans ses médias ne se rouvre pas. Le cache de rendu, lui, se jette.
Le master, et le 09_export/ completRefaire un master demande de rouvrir le montage ; le garder ne coûte qu’un fichier
00_brief/LICENCES/ et les autorisations signéesLa preuve de ce que vous étiez autorisé à faire, quand la page d’origine aura changé

Deux copies, dont une ailleurs

Un projet sur un seul disque n’est pas archivé : il est posé. Deux copies, sur deux supports, dont une hors de votre machine — l’espace de l’école et un disque à vous. C’est la version courte et suffisante d’une règle de sauvegarde professionnelle.

Le fichier qui explique l’archive

Dix lignes à la racine, dans le journal.md ou à côté : ce qu’est le film, avec quels outils et quelles versions, comment rouvrir le montage, et ce qui a été supprimé et pourquoi. Vous écrivez cela pour vous dans deux ans, qui aura tout oublié, et pour l’atelier si le projet devient un livrable D.

C’est aussi votre matière première

Cette archive est ce dans quoi vous puiserez pour le livrable D en A4·A5, pour un dépôt à un appel à projets, et pour votre portfolio. Les étudiants capables de montrer un projet documenté deux ans plus tard sont simplement ceux qui l’ont gardé.

La timeline de montage complète
Capture 17-01
Une timeline complète d'un film du cours : les 20 plans vidéo, les quatre couches sonores de la Fig 16.1, et les nœuds d'étalonnage. Doit montrer visuellement que l'ambiance traverse toutes les coupes.
images/17-01-timeline-montage.png
Fig 17.1 — Le film assemblé. La couche d’ambiance, en bas, ne s’interrompt jamais.
Étape 14 · Le film

Ce que vous faites

Montage, étalonnage, habillage, export. Puis relisez votre fiche de problématique du chapitre 5, et regardez le film juste après.

Vous pouvez passer à la suite quand

  • Le film fait 60 secondes (± 3), générique inclus.
  • Les vingt plans partagent une palette et un grain.
  • Le générique déclare les outils employés.
  • L’export s’ouvre sur la machine de projection.
  • Le master et la version web existent, et le master a été exporté le premier.
  • Le projet est archivé en deux copies, dont une hors de votre machine.
  • Le film répond encore à la problématique de l’étape 2 — ou vous savez dire pourquoi il a bougé.

Ce dernier point est le seul qui compte vraiment. Un film techniquement irréprochable qui a perdu son sujet en route est un exercice réussi et un projet raté.

This is axis 4 of hybridising: the non-generative part, done in a traditional tool, where twenty clips become a film. Reserve three full days for it. The projects that fail are almost always the ones that reduced it to an evening.

17.1 What the edit repairs

You arrive with twenty imperfect clips. The good news is that editing fixes a great deal for free, and it is worth knowing what before you regenerate anything.

Fault in the shotWhat the edit does with it
The last third driftsCut before it. Your shot is 3 s; the take is 5.
The beginning is softCome in later.
An aberration passes briefly in a cornerReframe slightly, or mask it with a tighter shot.
The shot is slightly too slowSpeed up 10 to 20 %. Invisible and very effective.
Two consecutive shots cut badlyPre-lapped sound (16.3), or insert a very short third shot.
The shot is too short for its functionSlow it down, or loop it with a very short dissolve onto itself.
Colours diverge from the other shotsGrading. That is precisely what 17.3 handles.
Studio practice

Before relaunching a generation, always ask whether the edit can solve the problem. Two times out of three it can — in minutes rather than an hour of compute. That reflex is what separates a production under control from one that overruns.

17.2 Cutting the twenty shots

  1. Import only APPROVED/. The sixty takes do not enter the edit project: they would create permanent confusion.
  2. Lay the twenty shots in order, at the shot sheet's durations. You get your animatic back, in motion.
  3. Lay the chapter 16 soundtrack. It is already built: it is not re-edited here.
  4. Then, and only then, work the rhythm. Watch the film through without stopping, note what drags, fix, watch again. Five or six complete passes.
Do not edit shot by shot

The classic error is perfecting P01 and P02 for two hours before ever seeing the whole film once. Rhythm is a property of the whole: it can only be adjusted by looking at the whole. Get the complete film running as early as possible, however rough.

17.3 Grading · unification, at last

This is where the style divergence announced in chapter 12 is settled. You see the twenty shots side by side, in motion: the only place harmonisation can be judged.

  1. Choose a reference shot. The one whose light and colour best match your style bible. Often a block II shot.
  2. Align the other nineteen to it. One at a time, comparing two shots side by side, never in the abstract.
  3. Then apply an overall grade. One correction, across all shots, that installs your bible's palette.
  4. Add grain last, uniformly across the whole film. It is the gesture that unifies most for the least effort: shared grain makes twenty different sources pass for one film stock.
Uniform grain is your best ally

Generative models produce abnormally clean images, each with its own texture. One identical grain layer across twenty shots masks those texture differences, removes the characteristic smoothness of generation, and gives the film a common material. Maximum effect, minimum effort — provided you apply it to the whole and not shot by shot.

17.4 Undoing the AI look

A generative film announces itself before anyone can say why. The tells are few, identifiable, and most are fixed in the edit in a few minutes. Here is the list, in the order you deal with it.

Why these tells exist

A model returns the average of what it saw. The average is smooth, symmetrical, well lit and free of accident — because accidents, by definition, do not average. Everything below consists of putting the accident back: grain, weight, falloff, an ordinary corner. This is not make-up; it is what separates an image from a statistic.

What you seeWhyWhat you do
Abnormal cleanliness — no grain, no dustThe model has no sensorUniform grain across the whole film (§17.3)
Fast movement that is perfectly sharpThe model makes sharp frames whatever the speedSlight directional blur, only on the shots that move fast
A camera that floats, with no weightNothing has mass inside a modelSlight shake, and above all movement that accelerates and slows
Movement too fluid, like a video gameInterpolation applied by reflexDo not interpolate, except for a deliberate slow motion (§15.4)
Plastic skin, a face too symmetricalIt is the average of facesAvoid the close-up, add grain and texture
Light everywhere, with no falloffThe model lights everything it describesDarken the edges, impose a direction in the grade
Everything is beautiful, nothing is ordinaryThe ordinary is not in the averageDeliberately keep one plain element, one dirty corner
Steps across a sky or a fade8 bits plus a heavy gradeGrain, and a lighter grade (§10.4)
Hands, text, water, reflections that give it awayThe model does not model them, it imitates themDo not show them for long (§14.2)

Grain · once, across the whole

The gesture is already in §17.3, but here is the setting: grain you can plainly see is too strong. You want grain you notice only when you switch it on and off to compare. And it is identical across the twenty shots — grain applied shot by shot adds a texture difference instead of masking one.

Motion blur

A real camera at 24 fps holds its shutter open for roughly 1/48 s: anything crossing the frame in that time smears. Models often forget it, and fast movement comes out abnormally crisp. Add a very slight directional blur, oriented along the movement, and only on the shots concerned.

The opposite fault exists too: a shot that smears, with trails and ghost frames. That one does not repair — it gets cut short, or remade.

Weight, shake, stabilisation A3+

Two opposite faults, not to be confused:

  • The camera floats. The movement is perfectly even, from the first frame to the last. No real camera does that: a dolly starts, gathers speed, slows. Add that acceleration ramp in your editing tool, and a very small amount of shake. Weight reads in the start, not in the shake.
  • The camera drifts. The model invented a movement you did not ask for, a slow oscillation. Stabilise, accepting the slight reframe it costs — and it is precisely so that you can afford that reframe that §10.4 has you generate larger than you deliver.

Optical imperfection A3+

Three lens faults, each at the edge of visibility: a discreet vignette, minimal chromatic aberration at the edges, a very slight loss of sharpness in the corners. Separately nobody notices them; together, the image stops being a render and becomes a shot.

The fake-film trap

Pushed, those three settings produce a signature of their own — the "old film" filter everyone recognises instantly, which gives you away as much as the smoothness it was hiding. Set them until you stop seeing them, then stop.

Prevention costs ten times less than repair

All of this section is repair. Prevention is in chapter 12 — specific references, material that is yours — and in chapter 14 — not asking the model for what it cannot do. A film that needs heavy "de-AI-ing" at the grade was under-specified at generation. This is the chapter 1 return path again.

This is not concealment

Undoing the AI look is not hiding that the film is generative: chapter 18 requires you to declare it in the credits, and that declaration is not negotiable. The aim is for the image to have a material and a point of view instead of looking like a model's average. Honesty in the credits, specificity in the frame — the two are not in tension.

17.5 Titles and credits

A title card at the front if the film needs one, end credits always. The credits are not a formality: in this module they contain the declaration of tools required by chapter 18.

Text is made in the edit, not in generation

Do not try to have your title cards produced by an image model. Generated text deforms, and there is no reason for it to be approximate when your editing tool sets it perfectly. Models specialising in text-in-image are for signage within the set, not for credits.

17.6 Export

SettingValue
Container / codecMP4, H.264 (or H.265 if the screening allows)
Resolution1920 × 1080 minimum, at your timeline's frame rate
Bit rate20 – 40 Mb/s. A 60 s film fits easily.
AudioAAC 48 kHz, stereo, peaks at −3 dB
Frame rateYour timeline's, with no conversion — 24 fps (§10.4)
Colour spaceRec.709 / sRGB. Check the export in a browser before declaring the grade finished.
Loudness−14 LUFS integrated for web · see below for the room and for broadcast
FilenameSURNAME_Firstname_title_v01.mp4 — not final export FINAL 2.mp4
Test on the screening machine

A film that opens on your computer does not always open in the room. Test your export on the machine that will be used at the crit, the day before rather than the morning of, and bring a copy on a stick as well as the online submission.

The three versions to make

VersionWhat forSettings
MasterThe archive, and any submission that accepts a heavy fileProRes 422 HQ, or 10-bit H.265 · 1080p or more
WebEveryday use: the link you send, the portfolioMP4 H.264 · 1080p · 15 – 25 Mb/s
LightSubmissions with a size cap, often 100 MBMP4 H.264 · 1080p · 8 – 10 Mb/s

Export the master first and keep it. The other two rebuild from it in three minutes; the master requires reopening the edit project — and an edit project reopens badly two years later.

Subtitles

FormWhenWatch out
An .srt file beside the videoPlatforms, and any submission that accepts two filesLost the moment the submission accepts only one file
Burned into the imageA single-file submission, a screeningIrreversible: always keep a version without

If your film contains speech in French, make English subtitles. Open-call juries are often international, and they watch fast. Two lines maximum, around 40 characters per line, never less than a second on screen. This is not a typography exercise: it is legibility.

Loudness A3+

The §16.6 mix is done; what remains is calibrating it for its destination. The measure is LUFS, a perceived average across the film's duration — not a peak.

§16.6 had you aim for −16 LUFS with peaks around −3 dB. That is a cautious mixing target and it remains a good one: what follows is not a different value for the same thing, but a final calibration for where the film will be seen.

DestinationTargetWhy
Web, platforms, portfolio−14 LUFS integratedPlatforms normalise. Mixing louder does not come out louder: only more crushed.
Screening in a room−18 to −20 LUFS, without heavy compressionA room has dynamic range. This is the occasion to use it.
Television broadcast−23 LUFS (EBU R128)The European standard, if a competition cites it explicitly

In every case, true peak at −1 dBTP maximum. It is a ceiling rather than a target: above it, MP4 conversion manufactures distortion you cannot hear in your software. The −3 dB peaks from §16.6 are already below it.

17.7 Open calls and competitions

The film's life does not end at the crit. The realistic route is not the film festival — another world, with its own calendars and rules — but design open calls and competitions open to students. What they judge is not the same thing, and that changes what you prepare.

What an open call actually looks at

A design call almost never judges the film alone. It judges the project: the question asked, the process, the material, the coherence of the whole. That is precisely why Deliverable A exists — and it means you have already done most of the dossier. Your 00_brief/, your 01_references/, your bibles and your log are the dossier. What remains is laying it out.

Read the call before you export

Note these seven points in a table, in your journal.md, before you launch a single export. Each one can invalidate a render you have already made.

What to noteWhy it matters
Maximum durationTaking 60 s down to 45 s is not an export setting: it is a re-edit
File format and maximum sizeDetermines which of your three versions goes
Imposed aspect ratioIf it is not yours, that is a different breakdown, not a crop (§10.4)
Language and subtitlesAn international jury reads the subtitles, or does not understand the film
AnonymitySome calls forbid any name on screen: the credits then have to exist in two versions
Rights requestedRead the assignment clause. An exclusive assignment can stop you showing the film elsewhere, including in your portfolio.
Date and time zone"Midnight" is not your midnight if the call is somewhere else

The dossier

  • One opening image — a single one, the one that makes someone press play.
  • Four to six images from the film, exported at full resolution from the edit. Not screenshots.
  • The short text: the question, in five lines, without jargon. It is almost always the only thing read in full.
  • The long text, if asked for: the process, how the reference set was built, the tools declared.
  • The link to the film, as well as the file — a link survives a full mailbox.
  • The credits and the tool declaration from chapter 18, in the dossier and not only in the end titles.
The deadline is not the day you submit

Export the day before, and submit the day before. A 2 GB upload fails at 23:55, the platform saturates in the final hours, and no jury has ever made an exception for it. Note in the log what you submitted, where, and when: in six months you will not remember which version went.

17.8 Archiving the project

Two reasons to archive, and they have nothing to do with each other. You will want to reuse this work — a competition in six months, a portfolio, Deliverable D. And you may have to delete part of it, if a chapter 18 consent provided for that.

What to keepWhy
The complete project folder, except the rejected takes in 06_shots/The forty discarded takes weigh the most and serve nothing now
04_bibles/prompts.md, with the seedsIt is the only thing that lets you regenerate a shot in six months
05_storyboard/APPROVED/ and 06_shots/APPROVED/The approved frames and shots, at full resolution
The edit project and its mediaA project without its media does not reopen. The render cache, on the other hand, gets thrown away.
The master, and the whole 09_export/Remaking a master means reopening the edit; keeping it costs one file
00_brief/LICENCES/ and the signed consentsProof of what you were permitted to do, once the original page has changed

Two copies, one of them elsewhere

A project on a single disk is not archived: it is sitting there. Two copies, on two supports, one of them off your machine — the school's space and a disk of your own. That is the short and sufficient version of a professional backup rule.

The file that explains the archive

Ten lines at the root, in the journal.md or beside it: what the film is, with which tools and which versions, how to reopen the edit, and what was deleted and why. You are writing this for yourself in two years, who will have forgotten everything, and for the studio if the project becomes a Deliverable D.

It is also your raw material

This archive is what you will draw on for Deliverable D in A4·A5, for an open-call submission, and for your portfolio. The students who can show a documented project two years later are simply the ones who kept it.

The complete edit timeline
Shot 17-01
A complete timeline from a course film: the 20 video shots, the four sound layers from Fig 16.1, and the grading nodes. Must visually show that ambience runs through every cut.
images/17-01-timeline-montage.png
Fig 17.1 — The assembled film. The ambience layer, at the bottom, is never interrupted.
Stage 14 · The film

What you do

Edit, grade, titles, export. Then re-read your chapter 5 question sheet, and watch the film immediately afterwards.

Ready to move on when

  • The film runs 60 seconds (± 3), credits included.
  • The twenty shots share a palette and a grain.
  • The credits declare the tools used.
  • The export opens on the screening machine.
  • The master and the web version exist, and the master was exported first.
  • The project is archived in two copies, one of them off your machine.
  • The film still answers the stage 2 research question — or you can say why it moved.

That last point is the only one that really counts. A technically flawless film that lost its subject along the way is a successful exercise and a failed project.

Chapitre 18 · Son et livraison Chapter 18 · Sound and delivery

Droit, éthique et crédits

Law, ethics and credits

Ce chapitre arrive en dernier dans le manuel et se lit en premier. Trois de ses règles se décident sur le terrain, au chapitre 6, et ne se réparent pas après. Les autres décident si votre film peut être montré, diffusé, ou porté dans un portfolio professionnel.

Ce chapitre n’est pas un avis juridique

Il est écrit en août 2026 pour des étudiants en design travaillant dans l’Union européenne, dans un cadre pédagogique. Il vous donne les réflexes professionnels et les questions à poser ; il ne remplace pas l’avis d’un juriste, et le droit de ce champ évolue vite. Pour un projet de commande réel, faites vérifier.

18.1 La transparence · vos obligations effectives

Documenté · en vigueur depuis le 2 août 2026

Les obligations de transparence du règlement européen sur l’intelligence artificielle sont appliquées depuis le 2 août 2026. Deux niveaux, qu’il faut distinguer parce qu’ils ne vous concernent pas de la même façon.

  • Les fournisseurs de systèmes d’IA générative — les éditeurs des modèles et services que vous utilisez — doivent marquer leurs sorties dans un format lisible par machine, afin qu’elles soient détectables comme artificiellement générées ou manipulées. Cette obligation ne pèse pas sur vous : elle pèse sur l’outil.
  • Les déployeurs — c’est vous, dès lors que vous diffusez le film — doivent divulguer le contenu généré ou manipulé. Pour les hypertrucages, l’obligation s’applique même sans intention de tromper : un contenu qui ressemble à une personne réelle doit être signalé quand bien même vous n’avez cherché à tromper personne.

Il existe une exception pour les œuvres de création, et c’est elle qui s’applique à votre film. Lorsque le contenu fait partie d’une œuvre manifestement artistique, créative, satirique ou fictionnelle, l’obligation se limite à divulguer l’existence du contenu généré ou manipulé, de manière appropriée et qui n’entrave pas la présentation ou l’appréciation de l’œuvre.

Ce que cela veut dire concrètement pour votre film

Vous n’avez pas à incruster un bandeau « IA » sur l’image. Une mention claire au générique de fin satisfait l’obligation, parce qu’elle divulgue l’existence du contenu généré sans entraver l’œuvre. C’est la raison pour laquelle la déclaration des outils est exigée à l’étape 14 — et c’est aussi, indépendamment du droit, une pratique professionnelle honnête.

18.2 La déclaration des outils

Au générique. Précise, sans fausse modestie ni fausse honte. Gabarit :

Film réalisé avec des outils d'intelligence artificielle générative.

Écriture et découpage        assistés par [modèle]
Images                       générées avec [modèle]
Animation                    générée avec [modèle]
Voix                         [voix réelle de X] / [synthèse : modèle]
Musique                      [compositeur] / [générée avec modèle] / [licence]

Ambiances sonores et photographies de référence captées sur site
par [votre nom], à [lieu], [dates].
Les deux dernières lignes valent autant que les autres

Déclarer ce que vous êtes allé chercher vous-même est aussi important que déclarer ce que la machine a fait. C’est ce qui distingue votre film d’une commande de prompts, et c’est ce qu’un employeur regarde.

Les métadonnées de provenance A3+

Il existe une norme, C2PA — souvent présentée sous le nom de Content Credentials — qui inscrit dans le fichier lui-même ce qui l’a produit et ce qui l’a modifié. Certains générateurs l’écrivent, quelques plateformes l’affichent.

Sachez qu’elle existe, et ne comptez pas dessus. Ces métadonnées ne survivent presque jamais à une chaîne de production réelle : un import dans un outil de montage, un ré-encodage en MP4, un envoi par messagerie, et elles ont disparu. Inversement, leur absence ne prouve rien.

Ce qui vous met en règle, c’est la déclaration écrite du §18.1 et du §18.2, au générique et dans le dossier. Là où la provenance vous sert vraiment, c’est dans l’autre sens : conservez vos fichiers de captation originaux avec leurs métadonnées d’appareil. C’est ce qui établit que la matière du film est la vôtre.

Pour lire la norme : c2pa.org et contentcredentials.org.

18.3 Les licences des modèles

Tous les modèles ne se valent pas juridiquement, et la question n’est pas académique : elle décide si votre film peut servir dans un projet de commande ou dans votre portfolio commercial.

À vérifierLa question
Usage commercialLa licence l’autorise-t-elle ? Certains modèles ouverts sont réservés à la recherche ou à l’usage non commercial. Wan 2.2 et Gemma 4 sont sous Apache 2.0, qui l’autorise.
Propriété des sortiesQue disent les conditions du service sur ce que vous produisez avec lui ? Un service en ligne gratuit revendique parfois des droits d’usage sur vos images.
ConfidentialitéVos images de site partent-elles sur un serveur tiers ? Rédhibitoire sur un projet de commanditaire soumis à confidentialité — et l’un des arguments du laboratoire local du chapitre 3.
AttributionLa licence exige-t-elle une mention ? Si oui, elle va au générique.
Un cas concret · MiniMax H3 et le territoire de la licence

MiniMax H3 illustre exactement pourquoi cette section existe. Ses poids sont ouverts, téléchargeables sur Hugging Face, et il tourne nativement dans ComfyUI : rien, à l’installation, ne vous avertit de quoi que ce soit.

Mais il est publié sous la MiniMax H3 Community License Agreement, dont le territoire d’application n’inclut pas l’Union européenne — pas davantage que les États-Unis, le Royaume-Uni ou la Corée du Sud. L’éditeur fournit un formulaire de demande distinct pour ces régions.

Autrement dit : « poids ouverts » et « téléchargeable » ne veulent pas dire « utilisable par vous, ici, sur un projet de commande ». Avant d’employer H3 sur autre chose qu’un essai personnel, demandez à votre encadrant où en est l’atelier de cette autorisation. C’est la vérification que ce chapitre vous demande de faire pour chaque modèle — et c’est la première fois qu’elle a une réponse qui vous concerne directement.

Archivez la licence, pas le souvenir de la licence

Au moment où vous installez un modèle ou téléchargez une musique, copiez le texte de licence dans votre dossier de projet. Six mois plus tard, la page aura changé et vous ne pourrez plus prouver ce que vous étiez autorisé à faire. Un dossier 00_brief/LICENCES/ règle la question définitivement.

18.4 Les personnes

C’est le point le plus sérieux du chapitre, et celui où une erreur ne se corrige pas.

SituationRègle
Une personne reconnaissable dans vos photos de siteSon accord est nécessaire pour la diffusion. Sans accord : ne la photographiez pas, ou ne l’utilisez pas comme référence.
Un personnage généré inspiré d’une personne réelleAccord écrit indispensable. Générer le visage d’une personne réelle sans son accord est une manipulation de son image, quelle que soit votre intention.
Le clonage d’une voix réelleMême règle, plus strictement encore. La voix est une donnée personnelle.
Une personne publiqueN’ouvre aucun droit supplémentaire dans un travail de fiction. La notoriété n’est pas un consentement.
Vous-même, vos camaradesLa voie la plus simple et la plus sûre. Un accord écrit reste une bonne habitude professionnelle, même entre amis.
L’usage de votre propre visage n’est pas neutre non plus

Si vous entraînez un modèle sur votre visage, ce modèle existe après le projet. Sachez où sont les fichiers, et supprimez-les si vous ne voulez pas qu’ils circulent. La même prudence s’applique doublement au visage d’un camarade : demandez, et proposez la suppression à la fin du module.

18.5 Les références de style

Votre charte de style du chapitre 10 peut citer une lumière, une pellicule, une époque. Elle peut aussi être tentée de citer un nom.

  • Un procédé technique — « pellicule 35 mm », « éclairage clair-obscur », « esthétique VHS ». Aucun problème : ce sont des techniques, pas des œuvres.
  • Un mouvement, une époque — « film noir des années 50 », « photographie documentaire des années 70 ». Aucun problème.
  • Le nom d’un artiste vivantà éviter. C’est faible artistiquement, contesté juridiquement, et cela raconte que votre style est emprunté au lieu d’être décidé. Décrivez plutôt ce que vous voyez dans son travail : la palette, le contraste, la focale. Vous obtiendrez le même résultat et vous aurez appris quelque chose.
  • Une image trouvée en ligne comme référence — seulement si vous savez d’où elle vient et que sa licence le permet. Vos propres photos de site, elles, ne posent jamais ce problème : c’est un argument de plus pour le chapitre 6.

18.6 L’honnêteté du propos

Au-delà du droit, deux questions que ce module vous demande de vous poser, parce qu’elles sont le vrai sujet d’un cours de design.

Ce que votre film affirme

Un film génératif ancré dans un lieu réel ressemble à un document. Si vous montrez une halle bondée alors qu’elle est vide, ou une démolition qui n’a pas eu lieu, votre film affirme quelque chose de faux sur un lieu réel et des gens réels. La fiction est légitime ; la fiction non signalée qui se fait passer pour un constat ne l’est pas.

Ce que votre film prend

Vous travaillez avec des modèles entraînés sur le travail d’autres personnes, souvent sans leur accord. C’est un fait du champ, ni évitable individuellement ni indifférent. La réponse professionnelle n’est pas de s’en désintéresser : c’est de savoir ce que vous employez, de le déclarer, et d’apporter votre propre matière — ce que le pipeline entier de ce manuel vous fait faire.

Vérification finale · avant le dépôt

Ce que vous vérifiez

  • Le générique déclare tous les outils employés, sans en oublier.
  • Toute personne reconnaissable dans le film a donné un accord écrit, archivé.
  • Aucun visage ni aucune voix de personne réelle n’a été reproduit sans accord.
  • Toute musique a sa licence archivée.
  • Les licences des modèles employés autorisent l’usage que vous en faites.
  • Toute référence de style externe a une source connue et une licence compatible.
  • Si le film montre quelque chose qui n’a pas eu lieu, cela se comprend comme une fiction.

Cette liste tient en dix minutes. Elle est la différence entre un film que vous pourrez montrer pendant dix ans et un film que vous devrez retirer.

This chapter comes last in the manual and should be read first. Three of its rules are decided in the field, in chapter 6, and cannot be repaired afterwards. The others decide whether your film can be shown, distributed, or carried in a professional portfolio.

This chapter is not legal advice

It is written in August 2026 for design students working in the European Union, in a teaching context. It gives you the professional reflexes and the questions to ask; it does not replace a lawyer's opinion, and the law in this field moves fast. For a real commission, have it checked.

18.1 Transparency · your actual obligations

Documented · in force since 2 August 2026

The transparency obligations of the European AI Act have been enforced since 2 August 2026. Two levels, which must be kept apart because they do not affect you in the same way.

  • Providers of generative AI systems — the makers of the models and services you use — must mark their outputs in a machine-readable format so they are detectable as artificially generated or manipulated. That obligation is not on you: it is on the tool.
  • Deployers — that is you, as soon as you distribute the film — must disclose generated or manipulated content. For deepfakes the obligation applies even with no intent to deceive: content that looks or sounds like a real person must be labelled even though you were not trying to mislead anyone.

There is an exception for creative works, and it is the one that applies to your film. Where the content forms part of an evidently artistic, creative, satirical or fictional work, the obligation is limited to disclosing the existence of the generated or manipulated content, in an appropriate manner that does not hamper the display or enjoyment of the work.

What that means concretely for your film

You do not have to burn an "AI" banner into the picture. A clear mention in the end credits satisfies the obligation, because it discloses the existence of generated content without hampering the work. That is why the declaration of tools is required at stage 14 — and it is also, quite apart from the law, honest professional practice.

18.2 The declaration of tools

In the credits. Precise, with neither false modesty nor false shame. Template:

Film made using generative artificial intelligence tools.

Writing and breakdown        assisted by [model]
Images                       generated with [model]
Animation                    generated with [model]
Voice                        [real voice of X] / [synthetic: model]
Music                        [composer] / [generated with model] / [licence]

Ambient sound and reference photographs captured on site
by [your name], at [place], [dates].
The last two lines are worth as much as the others

Declaring what you went and got yourself matters as much as declaring what the machine did. It is what distinguishes your film from an order of prompts, and it is what an employer looks at.

Provenance metadata A3+

A standard exists, C2PA — usually presented as Content Credentials — which writes into the file itself what produced it and what modified it. Some generators write it, and a few platforms display it.

Know that it exists, and do not rely on it. This metadata almost never survives a real production chain: an import into an editing tool, a re-encode to MP4, a send over a messaging app, and it is gone. Conversely, its absence proves nothing.

What discharges your obligation is the written declaration of §18.1 and §18.2, in the credits and in the dossier. Where provenance genuinely helps you is the other way round: keep your original captured files with their camera metadata. That is what establishes that the film's material is yours.

To read the standard: c2pa.org and contentcredentials.org.

18.3 Model licences

Models are not legally equivalent, and the question is not academic: it decides whether your film can be used on a commission or in a commercial portfolio.

To checkThe question
Commercial useDoes the licence permit it? Some open models are restricted to research or non-commercial use. Wan 2.2 and Gemma 4 are Apache 2.0, which permits it.
Ownership of outputsWhat do the service's terms say about what you produce with it? A free online service sometimes claims usage rights over your images.
ConfidentialityDo your site images leave for a third-party server? Disqualifying on a client project under confidentiality — and one of the arguments for the local lab in chapter 3.
AttributionDoes the licence require a credit? If so, it goes in the credits.
A concrete case · MiniMax H3 and the licence territory

MiniMax H3 illustrates exactly why this section exists. Its weights are open, downloadable from Hugging Face, and it runs natively in ComfyUI: nothing at install time warns you of anything.

But it is released under the MiniMax H3 Community License Agreement, whose applicable territory does not include the European Union — nor the United States, the United Kingdom or South Korea. The publisher provides a separate application form for those regions.

In other words: "open weights" and "downloadable" do not mean "usable by you, here, on commissioned work". Before using H3 for anything beyond a personal trial, ask your tutor where the studio stands on that authorisation. It is the check this chapter asks you to make for every model — and it is the first time the answer concerns you directly.

Archive the licence, not the memory of the licence

At the moment you install a model or download a piece of music, copy the licence text into your project folder. Six months later the page will have changed and you will not be able to prove what you were permitted to do. A 00_brief/LICENCES/ folder settles it permanently.

18.4 People

This is the most serious point in the chapter, and the one where a mistake cannot be corrected.

SituationRule
A recognisable person in your site photographsTheir consent is needed for distribution. Without consent: do not photograph them, or do not use it as a reference.
A generated character based on a real personWritten consent essential. Generating a real person's face without their agreement is a manipulation of their image, whatever your intention.
Cloning a real voiceSame rule, more strictly still. A voice is personal data.
A public figureConfers no additional right in a work of fiction. Fame is not consent.
Yourself, your classmatesThe simplest and safest route. A written agreement remains good professional habit, even among friends.
Using your own face is not neutral either

If you train a model on your face, that model exists after the project. Know where the files are, and delete them if you do not want them circulating. The same caution applies doubly to a classmate's face: ask, and offer deletion at the end of the module.

18.5 Style references

Your chapter 10 style bible may cite a light, a film stock, a period. It may also be tempted to cite a name.

  • A technical process — "35 mm film", "chiaroscuro lighting", "VHS aesthetic". No problem: these are techniques, not works.
  • A movement, a period — "1950s film noir", "1970s documentary photography". No problem.
  • A living artist's nameavoid. It is artistically weak, legally contested, and it says your style is borrowed rather than decided. Describe instead what you see in their work: the palette, the contrast, the focal length. You will get the same result and you will have learned something.
  • An image found online as a reference — only if you know where it came from and its licence permits it. Your own site photographs never raise the problem: one more argument for chapter 6.

18.6 Honesty of argument

Beyond the law, two questions this module asks you to put to yourself, because they are the real subject of a design course.

What your film asserts

A generative film grounded in a real place looks like a document. If you show a crowded hall when it is empty, or a demolition that did not happen, your film asserts something false about a real place and real people. Fiction is legitimate; unmarked fiction passing itself off as a finding is not.

What your film takes

You are working with models trained on other people's work, often without their agreement. That is a fact of the field, neither individually avoidable nor a matter of indifference. The professional answer is not to lose interest in it: it is to know what you are using, declare it, and bring your own material — which is what this manual's entire pipeline makes you do.

Final check · before submission

What you verify

  • The credits declare every tool used, with none omitted.
  • Every recognisable person in the film has given written consent, archived.
  • No real person's face or voice has been reproduced without consent.
  • All music has its licence archived.
  • The licences of the models used permit the use you are making of them.
  • Every external style reference has a known source and a compatible licence.
  • If the film shows something that did not happen, it reads as fiction.

This list takes ten minutes. It is the difference between a film you can show for ten years and a film you will have to take down.

Référence Reference

Index Dérive → Correction

Drift → Fix index

Classé par ce que vous voyez ou entendez, et non par chapitre. Cherchez votre symptôme, lisez la cause, appliquez la correction. La colonne de droite renvoie au chapitre qui explique pourquoi.

Avant tout · la règle du chemin de retour

Vous remarquerez que presque toutes les corrections ci-dessous se situent en amont de l’endroit où le problème se voit. C’est la règle du chapitre 1 : un défaut constaté en aval a été commis en amont. Regénérer le plan fautif est rarement la réponse.

Cohérence

Ce que vous constatezCause probableCorrectionCh.
Le visage du personnage change d’un plan à l’autreLa charte personnage est trop vague, ou le bloc de cohérence n’a pas été collé en entierCherchez le nom du personnage dans vos vingt prompts : vous devez avoir vingt résultats. Complétez la charte avec des traits chiffrés, puis passez aux références multiples10, 11
Les vêtements changent de couleur ou de matièreLa charte ne précise ni la couleur exacte ni la matièreRéécrivez la signature vestimentaire : pièce, couleur précise, matière, état. Puis retouche par instruction sur les plans fautifs plutôt que regénération10
Un accessoire distinctif disparaît sur certains plansPlus de deux accessoires dans la charte : le modèle en abandonneRéduisez à un ou deux accessoires, les plus visibles10
Le personnage paraît plus jeune ou plus vieux selon les plansL’âge est écrit en approximation (« la quarantaine »)Écrivez un nombre : a 45-year-old man10
On ne reconnaît pas le lieu d’un plan à l’autrePas de charte de lieu, ou deux zones du site mélangées dans un seul blocUne charte de lieu par zone, et la colonne place de la feuille de plans dit laquelle appliquer10
Un plan est nettement plus saturé ou plus contrasté que les autresLe suffixe de style a été modifié en cours de routeRetrouvez la version du suffixe dans le journal, réappliquez-la partout. Si le suffixe doit changer, il change pour les vingt plans10
Le film est joli mais pourrait se passer n’importe oùAucune référence injectée : le modèle a produit sa moyenneRemplissez la colonne ref_images et branchez les références. Si votre référentiel est trop pauvre, retournez sur site — ou réécrivez les cinq règles du monde (§6.6)2, 6, 12
La lumière vient de la gauche dans un plan, de la droite dans le suivantLa colonne light n’est pas constanteUne seule valeur pour les vingt lignes, avec direction cardinale explicite. Contrôle sur papier avant regénération9

Image

Ce que vous constatezCause probableCorrectionCh.
Les mains sont déformées, doigts en tropFaiblesse structurelle classique, amplifiée en gros planCadrez plus large, sortez la main du champ, ou corrigez par retouche par instruction. N’animez jamais un plan dont les mains sont déjà fausses11, 12
L’image est dure, saturée, contours cassantsGuidage (CFG) trop élevéDescendez à 3 – 5. Une seule variable à la fois12
Le modèle ignore une partie du promptPrompt surchargé, ou guidage trop basCoupez le prompt de moitié. Un élément fort par image vaut mieux que six éléments moyens11, 12
Une image plaisait et vous ne la retrouvez plusLa graine n’a pas été notéeTrop tard pour celle-ci. Ajoutez une colonne seed et notez-la dès la passe 212
Le texte dans l’image est illisible ou déforméLe modèle employé n’est pas fait pour le texteSignalétique dans le décor : modèle spécialisé. Cartons et générique : au montage, jamais en génération3, 17
Le cadrage demandé n’arrive jamais, quoi que vous écriviezLa géométrie du plan est plus spécifique que ce que le texte peut décrireFournissez la géométrie : contours ou profondeur d’une photo, d’une maquette, ou d’une prévisualisation 3D13
Chaque image est belle mais la planche contact est incohérenteLe contrôle de raccord de 12.5 n’a pas été faitOuvrez les images par groupes de trois voisines et vérifiez lumière, lieu, échelle12
Les vingt images se ressemblent trop, le film est monotoneUne seule échelle domine le découpageTrois échelles dominantes, et sautez au moins une échelle entre deux plans voisins du même sujet9
Des marches visibles dans un ciel ou un fonduÉtalonnage appuyé sur une image 8 bitsAjoutez du grain, allégez la courbe, passez en 10 bits si l’outil le permet10
Les couleurs sont délavées dans le navigateur, justes dans le montageDécalage d’espace colorimétrique à l’exportExportez en Rec.709 / sRGB, et jugez l’étalonnage sur le fichier exporté17
Vous avez généré 400 images et validé aucun planPas de budget d’itération, pas de critère de sortieDix images maximum en passe 1. Un plan qui résiste à dix essais est un problème de découpage, pas de prompt12

Vidéo et mouvement

Ce que vous constatezCause probableCorrectionCh.
Le dernier tiers du plan se dégradeDérive de fin de plan, panne la plus fréquente en i2vCoupez avant au montage, ou contraignez avec une dernière image15, 17
Le personnage se déforme en cours de planL’action demandée est trop complexe pour trois secondesUne seule action par plan. Découpez en deux plans — c’est pour cela qu’il y en a vingt14
La bouche ne suit pas la paroleLa synchronisation labiale ne tient pas en génération courteNe montrez pas la bouche : dos, nuque, mains, plan de coupe, voix hors champ14, 16
La démarche est flottante, les jambes incertainesMarche vers la caméra, cas le plus difficileFaites marcher de profil ou de dos, ou laissez le personnage immobile et bougez la caméra14
L’arrière-plan grouille dès que ça bougeArrière-plan trop détaillé dans l’image cléSimplifiez le fond dans l’image clé des plans à mouvement12
Le mouvement de caméra part n’importe oùMouvement trop complexe, ou trop peu décritUn seul mouvement simple, avec sa vitesse et ce qu’il révèle. Sinon, vidéo de contrôle9, 14, 15
Les plans vidéo n’ont plus le style des imagesLe suffixe de style n’a pas été recopié dans le prompt vidéoLe suffixe va aussi dans les prompts vidéo, à l’identique14
Deux plans consécutifs ne se raccordent pasDécoupage fautif, ou absence de contrainte de raccordUtilisez l’image d’arrivée de Pn comme image de départ de Pn+1. À défaut, son en avance au montage15, 16
La caméra flotte, le mouvement n’a aucun poidsLe modèle ne connaît pas l’inertie : sa vitesse est constanteRampe d’accélération au montage, plus un tremblement de très faible amplitude17
Le mouvement est trop fluide, comme un jeu vidéoInterpolation appliquée par réflexeN’interpolez pas. Réservez-la aux ralentis assumés.15
La génération est trop lente pour finir dans les délaisModèle trop lourd pour la machine, coût jamais mesuréMesurez une prise, multipliez par 80, et changez de modèle si le total dépasse votre temps disponible3, 14

Son

Ce que vous constatezCause probableCorrectionCh.
Le film ressemble à vingt saynètes séparéesL’ambiance est coupée à chaque changement de planUne seule ambiance continue par-dessus les vingt coupes. C’est la correction la plus efficace du manuel16
Le son est plat, l’espace ne s’entend pasAucun événement sonore hors champTrois événements minimum venant de choses qu’on ne voit pas16
L’ambiance s’entend bouclerAmbiance trop courte, captée ou construiteTrois minutes minimum par zone. Si c’est trop tard, croisez deux ambiances décalées6, 16
La voix off explique le filmRéflexe d’explication ; ferme la question du dernier planUne phrase maximum, placée à la bascule, qui n’explique rien16
On n’entend pas bien la voixPas de creux sous la voixBaissez les autres couches de 4 à 6 dB pendant la phrase16
Le film sature en projectionNiveau général trop hautCrêtes à −3 dB, moyenne autour de −16 LUFS, écoute sur deux systèmes16

Montage, rythme et projet

Ce que vous constatezCause probableCorrectionCh.
Le film paraît beaucoup plus long que soixante secondesLe bloc II s’étire, la bascule arrive trop tardSupprimez un plan du bloc II. C’est visible à l’animatique, gratuitement7, 13
Deux plans « sautent » visuellementÉchelles de plan trop proches : faux raccordChangez l’échelle de l’un des deux9
Les couleurs divergent d’un plan à l’autreChaque image a été générée indépendamment — c’est normalÉtalonnage au montage, plan de référence puis correction d’ensemble. N’uniformisez pas avant12, 17
Le film a l’air lisse, artificiel, « fabriqué »Absence de grain, propreté anormale de la générationUne couche de grain identique sur tout le film, en dernier17
Le film ne répond plus à sa problématiqueDérive de projet accumulée sur six semainesRelisez la fiche de problématique de l’étape 2, puis revoyez le film immédiatement. Corrigez au montage ce qui peut l’être5, 17
Vous ne savez plus quel fichier est la bonne versionPas de dossier APPROVED/, nommage improviséCréez APPROVED/ maintenant et n’y mettez qu’un fichier par plan, sous son nom court4
Il reste trois jours et le montage n’est pas commencéTout le temps est passé en générationArrêtez de générer. Montez avec ce que vous avez : un film monté avec dix-huit plans corrects vaut mieux que vingt plans jamais assemblés17
Le film saccade à la projection alors qu’il est fluide chez vousCadences mélangées sur la timeline, ou conversion 24 → 25Une seule cadence du début à la fin, décidée au §10.410
Le dépôt refuse le fichier : trop lourd, mauvais format, trop longL’appel à projets n’a pas été lu avant l’exportRelevez les sept contraintes avant d’exporter, pas après17
Trois spectateurs racontent trois histoires différentesLe découpage n’est pas lisibleProblème de fond. Retour au chapitre 7 : la forme narrative n’est pas tenue, ou deux formes sont mélangées7, 13

Organised by what you see or hear, not by chapter. Find your symptom, read the cause, apply the fix. The right-hand column points to the chapter that explains why.

First of all · the return-path rule

You will notice that almost every fix below sits upstream of where the problem shows. That is the chapter 1 rule: a fault noticed downstream was made upstream. Regenerating the offending shot is rarely the answer.

Consistency

What you observeProbable causeFixCh.
The character's face changes shot to shotThe character bible is too vague, or the consistency block was not pasted in fullSearch your twenty prompts for the character's name: you must get twenty hits. Complete the bible with numeric traits, then move to multiple references10, 11
Clothing changes colour or materialThe bible states neither exact colour nor materialRewrite the clothing signature: garment, precise colour, material, condition. Then instruction-edit the offending shots rather than regenerating10
A distinctive accessory disappears in some shotsMore than two accessories in the bible: the model drops someCut back to one or two accessories, the most visible10
The character looks younger or older depending on the shotAge written as an approximation ("fortyish")Write a number: a 45-year-old man10
The place is not recognisable shot to shotNo place bible, or two site zones mixed into one blockOne place bible per zone, and the shot sheet's place column says which to apply10
One shot is markedly more saturated or contrasted than the restThe style suffix was modified along the wayRecover the suffix version from your log and reapply it everywhere. If the suffix must change, it changes for all twenty shots10
The film is pretty but could be set anywhereNo references injected: the model produced its averageFill the ref_images column and wire the references in. If your reference set is too thin, go back to the site — or rewrite the five rules of the world (§6.6)2, 6, 12
Light comes from the left in one shot and the right in the nextThe light column is not constantOne value across twenty rows, with an explicit cardinal direction. Check on paper before regenerating9

Image

What you observeProbable causeFixCh.
Hands are deformed, extra fingersClassic structural weakness, amplified in close-upFrame wider, take the hand out of frame, or fix by instruction editing. Never animate a shot whose hands are already wrong11, 12
The image is hard, saturated, with brittle edgesGuidance (CFG) too highCome down to 3 – 5. One variable at a time12
The model ignores part of the promptOverloaded prompt, or guidance too lowCut the prompt in half. One strong element per image beats six average ones11, 12
You liked an image and cannot find it againThe seed was not recordedToo late for that one. Add a seed column and record it from pass 2 onwards12
Text in the image is illegible or deformedThe model used is not built for textSignage within the set: a specialist model. Cards and credits: in the edit, never in generation3, 17
The requested framing never arrives, whatever you writeThe shot's geometry is more specific than text can describeSupply the geometry: edges or depth from a photograph, a maquette, or 3D previz13
Every image is fine but the contact sheet is incoherentThe 12.5 cut-matching check was not doneOpen the images in groups of three neighbours and check light, place, size12
The twenty images look too alike; the film is monotonousOne shot size dominates the breakdownThree dominant sizes, and skip at least one size between neighbouring shots of the same subject9
Visible steps across a sky or a fadeHeavy grade on an 8-bit imageAdd grain, lighten the curve, work in 10 bits if the tool allows10
Colours are washed out in the browser, right in the editColour-space mismatch at exportExport Rec.709 / sRGB, and judge the grade on the exported file17
You have generated 400 images and approved no shotNo iteration budget, no exit criterionTen images maximum in pass 1. A shot resisting ten attempts is a breakdown problem, not a prompt problem12

Video and movement

What you observeProbable causeFixCh.
The last third of the shot degradesEnd-of-shot drift, the commonest i2v failureCut before it in the edit, or constrain with an end frame15, 17
The character deforms mid-shotThe requested action is too complex for three secondsOne action per shot. Split into two shots — that is why there are twenty14
The mouth does not follow the speechLip sync does not hold in short generationDo not show the mouth: back, nape, hands, cutaway, voice off14, 16
The gait floats, legs are uncertainWalking towards camera, the hardest caseHave them walk in profile or away, or keep the character still and move the camera14
The background crawls as soon as it movesBackground too detailed in the key frameSimplify the back in the key frame of moving shots12
The camera move goes anywhere it likesMovement too complex, or too little describedOne simple move, with its speed and what it reveals. Failing that, a control video9, 14, 15
The video shots no longer share the images' styleThe style suffix was not copied into the video promptThe suffix goes into video prompts too, identically14
Two consecutive shots do not cut togetherFaulty breakdown, or no cut constraintUse Pn's end frame as Pn+1's start frame. Failing that, pre-lapped sound in the edit15, 16
The camera floats, the movement has no weightThe model has no notion of inertia: its speed is constantAn acceleration ramp in the edit, plus a very small amount of shake17
Movement is too fluid, like a video gameInterpolation applied by reflexDo not interpolate. Keep it for deliberate slow motion.15
Generation is too slow to finish on timeModel too heavy for the machine; cost never measuredTime one take, multiply by 80, and change model if the total exceeds the time you have3, 14

Sound

What you observeProbable causeFixCh.
The film feels like twenty separate sketchesAmbience is cut at every shot changeOne continuous ambience across all twenty cuts. The most effective single fix in the manual16
The sound is flat; space is not audibleNo off-screen sound eventsThree events minimum, from things you cannot see16
You can hear the ambience loopingAmbience too short, captured or constructedThree minutes minimum per zone. If it is too late, cross two offset ambiences6, 16
The voice-over explains the filmThe explaining reflex; it closes the last shot's questionOne sentence maximum, placed at the turn, explaining nothing16
The voice is hard to hearNo ducking under the voiceDrop the other layers 4 to 6 dB during the sentence16
The film clips in the screening roomOverall level too highPeaks at −3 dB, average around −16 LUFS, monitor on two systems16

Edit, rhythm and project

What you observeProbable causeFixCh.
The film feels far longer than sixty secondsBlock II drags; the turn arrives too lateDelete a shot from block II. Visible at the animatic, for free7, 13
Two shots visually "jump"Shot sizes too close: jump cutChange the size of one of the two9
Colours diverge shot to shotEvery image was generated independently — that is normalGrade in the edit: reference shot, then overall correction. Do not unify before12, 17
The film looks smooth, artificial, "manufactured"No grain; the abnormal cleanliness of generationOne identical grain layer across the whole film, last17
The film no longer answers its research questionProject drift accumulated over six weeksRe-read the stage 2 question sheet, then watch the film immediately. Fix in the edit what can be fixed5, 17
You no longer know which file is the right versionNo APPROVED/ folder; improvised namingCreate APPROVED/ now and put only one file per shot in it, under its short name4
Three days left and the edit has not startedAll the time went into generationStop generating. Cut with what you have: a finished film with eighteen decent shots beats twenty shots never assembled17
The film judders at the screening though it is smooth at homeMixed frame rates on the timeline, or a 24 → 25 conversionOne frame rate start to finish, decided in §10.410
The submission rejects the file: too heavy, wrong format, too longThe open call was not read before exportingNote the seven constraints before you export, not after17
Three viewers tell three different storiesThe breakdown is not legibleA substantive problem. Back to chapter 7: the narrative form is not held, or two forms are mixed7, 13
Référence Reference

FAQ Étudiants

Student FAQ

Les questions réellement posées en atelier. Utilisez la recherche en haut de page si la vôtre n’y est pas.

Démarrage et méthode
Je n’ai pas de personnage dans mon film. Est-ce grave ?

Non, et c’est souvent plus fort. Un film de soixante secondes sur un lieu se tient parfaitement sans figure humaine, et vous vous épargnez la moitié des problèmes de cohérence. Dans ce cas la charte de lieu devient votre document central, et vous n’écrivez pas de charte personnage. Prévenez simplement votre encadrant pour que l’évaluation porte sur les bons axes.

Puis-je faire un film plus long que soixante secondes ?

Demandez à votre encadrant : le format est un choix pédagogique, pas une limite technique. Sachez ce que vous achetez. Trente plans au lieu de vingt, c’est 50 % de génération en plus, 50 % de dérive de cohérence en plus, et un montage nettement plus difficile — pour un exercice qui n’enseigne rien de neuf. Faites d’abord soixante secondes qui tiennent.

Est-ce que je peux travailler en binôme ?

Question d’encadrement, mais un conseil de méthode : si vous êtes deux, ne divisez pas par plans (« toi P01 à P10, moi P11 à P20 »). Vous obtiendrez deux films. Divisez par rôle — l’un tient l’image, l’autre le son et le montage — avec des chartes communes signées par les deux. C’est aussi la répartition professionnelle.

Le journal de projet est-il vraiment noté ?

Il fait partie du livrable A et il porte l’axe « méthode » de l’évaluation. Il ne s’agit pas d’un carnet de bord littéraire : trois lignes par décision suffisent, à condition qu’elles disent pourquoi. En jury, c’est le document qui vous permet de défendre un choix au lieu de le justifier après coup.

Dois-je vraiment faire la répétition à blanc de l’étape 1 ?

Oui, et c’est l’étape que le plus d’étudiants sautent en pensant gagner du temps. Elle sert à découvrir vos blocages techniques avant qu’ils ne coûtent quelque chose. Quatre-vingt-dix minutes maintenant contre deux jours perdus plus tard.

Écriture et découpage
Le LLM me sort un scénario correct dès le premier essai. Pourquoi insister ?

Parce que « correct » est exactement le problème. Un LLM produit la moyenne de ce qu’il a lu : trois actes, un obstacle, une résolution. C’est compétent et interchangeable. Le geste qui vous rend auteur est de demander trois versions du bloc III et d’en écarter deux — en notant pourquoi dans le journal.

Puis-je écrire mon scénario sans LLM ?

Absolument, et le résultat est souvent meilleur. Le LLM est utile pour structurer (répartir sur vingt plans, vérifier les durées, produire les vingt prompts sans variantes involontaires) plus que pour inventer. Si vous écrivez à la main, gardez la structure en cinq blocs et la feuille de plans : ce sont elles qui sont évaluées, pas l’usage du LLM.

Mon plan demande deux actions. Comment faire ?

Vous le coupez en deux plans. C’est la réponse dans tous les cas. Un modèle vidéo ne tient pas deux actions successives en trois secondes, et votre budget de vingt plans existe précisément pour cela. Si vous n’avez plus de plan disponible, supprimez-en un du bloc II : il en a presque toujours un de trop.

Combien de plans avec mouvement de caméra ?

Cinq à huit sur vingt, pas plus. Ce n’est pas une limite de l’outil mais un principe de montage : le mouvement ne signifie quelque chose que s’il est rare. Douze à quinze plans fixes ou à mouvement minimal donnent un film plus tenu, et ils sont beaucoup plus fiables en génération.

Faut-il vraiment remplir les treize colonnes de la feuille de plans ?

Oui, et la colonne qu’on saute — intent — est celle qui vous servira le plus au chapitre 15, quand il faudra choisir entre trois prises. Sans elle, vous choisirez la plus jolie ; avec elle, vous choisirez la juste.

Cohérence
Mon personnage change de visage malgré la charte. Que faire ?

Dans cet ordre : d’abord vérifiez que le bloc est bien présent, intégralement, dans les vingt prompts — cherchez le nom du personnage, vous devez avoir vingt résultats. Ensuite précisez les traits en valeurs chiffrées plutôt qu’en impressions. Ensuite passez aux références multiples : trois à cinq images du personnage sous des angles différents, branchées en entrée. C’est la méthode la plus efficace aujourd’hui, et elle rend l’entraînement d’une LoRA inutile dans la plupart des cas.

Dois-je entraîner une LoRA de mon personnage ?

Seulement si votre personnage apparaît en plan rapproché ou en gros plan sur plus de dix plans. En dessous, le coût — quelques heures, et un jeu d’images à constituer — n’est pas rentable face aux références multiples. Commencez toujours par les références.

Le suffixe de style ne me plaît plus au plan 14. Je le change ?

Alors vous le changez pour les vingt plans et vous regénérez tout, ou vous ne le changez pas. Il n’y a pas de troisième option : deux suffixes dans un film font deux films. Notez la question dans le journal, finissez la série, et décidez à froid une fois les vingt images faites.

Puis-je assumer une dérive de style comme un choix ?

Oui, à une condition : qu’elle soit écrite avant d’être constatée. Un basculement de style au moment de la bascule narrative est un parti fort. Le même basculement découvert après coup et rebaptisé « choix » ne trompe personne en jury. Écrivez-le dans la feuille de plans et dans la charte, et il devient un choix.

Génération
Combien d’images dois-je générer par plan ?

Dix maximum en passe d’exploration, puis trois à six en verrouillage, puis une ou deux en finition. Si un plan résiste à dix tentatives, arrêtez : ce n’est pas un problème de prompt mais de découpage, et la réponse est au chapitre 9. Regénérer une onzième fois n’a jamais rien réglé.

Pourquoi noter la graine ? Je ne m’en sers jamais.

Vous vous en servirez le jour où il faudra régénérer P07 en plus grande résolution, ou refaire une image après un changement de charte, ou prouver en jury que votre livrable est reproductible. Une image sans graine notée n’existe qu’une fois. C’est une colonne dans un tableur : le coût est nul.

Faut-il générer les images au format final ?

Explorez en 1280 × 720 pour la vitesse, finissez en 1920 × 1080. Mais générez toujours au bon rapport de cadre dès l’exploration : une composition trouvée en carré ne se recadre pas en 16:9 sans perdre ce qui la rendait bonne.

Mon PC portable suffit-il ?

Pour la partie texte, oui — les petites tailles de Gemma 4 tournent sur un portable. Pour l’image, à partir d’environ 12 Go de VRAM avec les modèles allégés. Pour la vidéo, c’est là que ça se joue : mesurez une prise au chronomètre comme le demande le chapitre 3, multipliez par 80, et vous saurez. Si le total dépasse votre temps disponible, utilisez les postes de l’atelier pour la vidéo.

Que faut-il installer sur ma machine, exactement ?

Le client LlmOnLan, pour la partie texte : installeur d’environ 100 Mo, plus environ 700 Mo téléchargés au premier lancement. Comptez 1 Go et faites-le avant la séance, à la maison — vingt-cinq téléchargements en même temps saturent le réseau de l’école.

Plus ComfyQ Discovery, vivement conseillée : c’est elle qui vous montre quelle machine de l’atelier est libre et vous ouvre sa page de réservation. ComfyQ lui-même s’ouvre dans un navigateur — y compris depuis un téléphone — donc pour l’image, la vidéo et le son il n’y a rien d’autre à installer.

Un avertissement de sécurité au premier lancement est normal : les installeurs ne sont pas signés. Détails et contournements par système au chapitre 3.

J’ai un Mac Intel. Est-ce que ça marche ?

Pour le client LlmOnLan, non : il n’existe qu’en version Apple Silicon (M1 et suivants). Trois solutions — utilisez un poste de l’atelier pour la partie texte, passez par un autre modèle de conversation que votre encadrant vous indiquera, ou travaillez à deux.

Cela ne bloque pas le reste du cours : ComfyQ fonctionne dans n’importe quel navigateur, donc toute la partie image, vidéo et son — l’essentiel du module — reste accessible depuis un Mac Intel. Et ComfyQ Discovery existe bien en version Intel.

Le modèle refuse un plan ou produit toujours la même erreur. Pourquoi ?

Trois causes, par ordre de fréquence : le prompt est surchargé et le modèle arbitre à votre place ; la géométrie demandée est trop spécifique pour du texte, et il faut la fournir en carte de profondeur ou en contours (chapitre 13) ; ou le plan demande quelque chose que la table 14.2 signale comme hors de portée en trois secondes.

Puis-je utiliser un service en ligne au lieu du laboratoire ?

Demandez à votre encadrant. Deux points vous concernent : la reproductibilité — beaucoup de services ne vous rendent pas la graine, et votre livrable B en devient non reproductible — et la confidentialité, si votre site relève d’un commanditaire. Vérifiez aussi ce que les conditions du service disent de la propriété de vos sorties, comme le demande le chapitre 18.

Son, montage, rendu
Je n’ai pas pu enregistrer de son sur site. Comment je fais ?

Retournez-y si c’est possible : trois minutes de téléphone valent mieux que rien, et c’est l’axe d’hybridation le plus rentable du module. Si le site est inaccessible, combinez plusieurs ambiances libres de droits de même nature acoustique et déclarez-le au générique. Mais dites-le franchement en jury : c’est une limite du travail, pas un détail à cacher.

Faut-il de la musique ?

Posez-vous d’abord la question inverse. Sur un film ancré dans un lieu réel, la musique recouvre souvent exactement ce que vous êtes allé chercher. Essayez une version sans : beaucoup d’étudiants la préfèrent. Si vous en mettez, elle entre à la bascule et sort avant le dernier plan.

Mes plans ont des couleurs différentes. Je regénère ?

Non. C’est normal et c’est le travail de l’étalonnage, au montage, où vous voyez les vingt plans côte à côte en mouvement. Uniformiser avant la génération vidéo est du travail à refaire, parce que le modèle vidéo réinterprète les couleurs.

L’animatique est-elle obligatoire ?

C’est l’étape 10 et c’est l’opération la plus rentable du manuel. Une heure de travail, aucun calcul GPU, et elle révèle les défauts de découpage que ni la feuille de plans ni la planche contact ne montrent. La sauter, c’est accepter de découvrir un problème de rythme après huit heures de génération vidéo.

Il me reste trois jours et six plans ne sont pas finis.

Arrêtez de générer et montez. Un film complet à dix-huit plans, monté, étalonné et mixé, vaut infiniment mieux que vingt plans jamais assemblés. Regardez d’abord si le montage peut absorber les manques : deux plans peuvent souvent fusionner, un plan de coupe peut remplacer un plan complexe. Notez la décision dans le journal — un arbitrage assumé se défend très bien en jury.

Je travaille en 24 ou en 25 images par seconde ?

24, parce que c’est ce que sortent les modèles vidéo. Ne passez à 25 que si un dépôt l’exige par écrit, et alors une seule fois, à la fin, sur le film terminé, avec correction de hauteur sur l’audio. Voir §10.4.

Mon film est juste dans le montage et délavé dans le navigateur. Pourquoi ?

Un décalage d’espace colorimétrique à l’export. Exportez en Rec.709 / sRGB, puis ouvrez le fichier exporté dans le navigateur qui servira à le montrer — et ne déclarez l’étalonnage terminé qu’après ce test. Voir §17.6.

Il y a des marches dans mon ciel. C’est le modèle ?

Presque jamais. C’est votre étalonnage sur une image 8 bits : 256 niveaux ne suffisent pas à une courbe appuyée. Ajoutez du grain, allégez la correction, et travaillez en 10 bits si votre outil le permet. Voir §10.4.

Comment faire pour que ça ne « fasse pas IA » ?

Au montage : grain uniforme, un peu de flou sur les mouvements rapides, des mouvements qui accélèrent et ralentissent, et un élément banal quelque part. Mais l’essentiel se joue avant — un référentiel spécifique et des demandes que le modèle sait tenir. Tout le §17.4 est là pour ça.

Combien de temps je garde les fichiers ?

Le dossier archivé, indéfiniment : sans les prises écartées, il pèse peu. Les soixante prises non retenues, jetez-les à la fin du module. Et si une autorisation prévoyait la suppression d’un modèle entraîné sur un visage, supprimez-le et notez-le dans le journal. Voir §17.8.

Droit et évaluation
Je peux déposer mon film à un appel à projets ?

Oui, et c’est encouragé. Lisez la clause de cession avant : certains appels demandent une exclusivité qui vous interdirait de montrer le film ailleurs, portfolio compris. Vérifiez aussi que les licences de vos sons et de vos images de référence couvrent une diffusion hors de l’école. Voir §17.7 et §18.3.

Dois-je écrire « fait avec de l’IA » sur l’image ?

Non. Pour une œuvre manifestement créative, l’obligation de transparence européenne se limite à divulguer l’existence du contenu généré de manière appropriée et qui n’entrave pas l’œuvre : une mention claire au générique de fin suffit. Le marquage lisible par machine, lui, incombe aux fournisseurs des outils, pas à vous. Voir le chapitre 18.

Puis-je m’inspirer du visage de quelqu’un que je connais ?

Avec son accord écrit, oui. Sans, non — et ce n’est pas une formalité : générer le visage d’une personne réelle sans son accord est une manipulation de son image, quelle que soit votre intention. Le plus simple et le plus sûr reste vous-même ou un camarade consentant, avec la possibilité de supprimer les fichiers à la fin du module.

Puis-je citer un photographe ou un réalisateur dans mon prompt ?

Un mouvement, une époque, un procédé technique : sans problème. Le nom d’un artiste vivant : à éviter, pour trois raisons — c’est juridiquement contesté, c’est artistiquement faible, et cela raconte que votre style est emprunté. Décrivez plutôt ce que vous voyez dans son travail : palette, contraste, focale, qualité de lumière. Vous obtiendrez le même rendu et vous aurez appris à regarder.

Sur quoi suis-je réellement noté ?

Quatre axes annoncés dès le préambule : l’ancrage (le film parle-t-il du site que vous avez documenté ?), la cohérence (tient-elle sur vingt plans ?), l’intention (le découpage sert-il un propos ?) et la méthode (quelqu’un d’autre pourrait-il refaire votre film à partir du dossier ?). La qualité technique des images n’est pas un axe : elle sert les quatre autres.

Un film entièrement en technique « Base » peut-il avoir une bonne note ?

Oui, et c’est régulièrement le cas. Les techniques avancées — LoRA, contrôle par profondeur, reconstruction 3D — ne rapportent aucun point en elles-mêmes. Un film au découpage solide, cohérent et bien monté avec les seuls outils de base passe devant un film qui empile les techniques sans propos. C’est écrit dans le préambule et c’est vrai.

The questions actually asked in the studio. Use the search box at the top if yours is not here.

Getting started and method
I have no character in my film. Is that a problem?

No, and it is often stronger. A sixty-second film about a place holds perfectly well with no human figure, and you spare yourself half the consistency problems. In that case the place bible becomes your central document and you write no character bible. Just tell your tutor so the assessment addresses the right axes.

Can I make a film longer than sixty seconds?

Ask your tutor: the format is a teaching decision, not a technical limit. Know what you are buying. Thirty shots instead of twenty is 50 % more generation, 50 % more consistency drift, and a markedly harder edit — for an exercise that teaches nothing new. First make sixty seconds that hold.

Can I work in a pair?

A question for your tutor, but one piece of method advice: if there are two of you, do not divide by shots ("you do P01 to P10, I'll do P11 to P20"). You will get two films. Divide by role — one holds the image, the other sound and edit — with shared bibles signed by both. That is also the professional split.

Is the project log really marked?

It is part of Deliverable A and it carries the "method" axis of the assessment. It is not a literary diary: three lines per decision is enough, provided they say why. At the crit it is the document that lets you defend a choice instead of justifying it after the fact.

Do I really have to do the stage 1 dry run?

Yes, and it is the stage most students skip believing they are saving time. Its purpose is to find your technical blockers before they cost anything. Ninety minutes now against two days lost later.

Writing and breakdown
The LLM gives me a decent screenplay first time. Why push further?

Because "decent" is exactly the problem. An LLM produces the average of what it has read: three acts, an obstacle, a resolution. Competent and interchangeable. The gesture that makes you the author is asking for three versions of block III and rejecting two — noting why in the log.

Can I write my screenplay without an LLM?

Absolutely, and the result is often better. The LLM is more useful for structuring (distributing across twenty shots, checking durations, producing twenty prompts with no unintended variants) than for inventing. If you write by hand, keep the five-block structure and the shot sheet: those are what is assessed, not your use of an LLM.

My shot needs two actions. What do I do?

Split it into two shots. That is the answer in every case. A video model will not hold two successive actions in three seconds, and your budget of twenty shots exists precisely for this. If you have no spare shot, delete one from block II: it almost always has one too many.

How many shots with camera movement?

Five to eight out of twenty, no more. This is not a limitation of the tool but a principle of editing: movement only means something if it is rare. Twelve to fifteen static or minimal-movement shots give a tighter film, and they are far more reliable in generation.

Do I really have to fill all thirteen shot-sheet columns?

Yes, and the one everyone skips — intent — is the one that will serve you most in chapter 15, when you have to choose between three takes. Without it you will choose the prettiest; with it you will choose the right one.

Consistency
My character's face changes despite the bible. What now?

In this order: first check the block really is present, in full, in all twenty prompts — search for the character's name, you must get twenty hits. Then make the traits numeric rather than impressionistic. Then move to multiple references: three to five images of the character from different angles, wired in as input. That is the most effective method available today, and it makes training a LoRA unnecessary in most cases.

Should I train a LoRA of my character?

Only if your character appears in medium close-up or close-up in more than ten shots. Below that, the cost — several hours, plus assembling an image set — does not pay against multiple references. Always start with references.

I no longer like the style suffix at shot 14. Do I change it?

Then you change it for all twenty shots and regenerate everything, or you do not change it. There is no third option: two suffixes in a film make two films. Note the question in the log, finish the series, and decide coolly once all twenty images exist.

Can I own a style drift as a choice?

Yes, on one condition: that it is written before it is observed. A style shift at the moment of the narrative turn is a strong premise. The same shift discovered afterwards and relabelled "a choice" fools nobody at a crit. Write it into the shot sheet and the bible, and it becomes a choice.

Generation
How many images should I generate per shot?

Ten maximum in the exploration pass, then three to six while locking, then one or two in finishing. If a shot resists ten attempts, stop: it is not a prompt problem but a breakdown problem, and the answer is in chapter 9. An eleventh regeneration has never fixed anything.

Why record the seed? I never use it.

You will use it the day you have to regenerate P07 at higher resolution, or remake an image after a bible change, or prove at a crit that your deliverable is reproducible. An image with no recorded seed exists only once. It is one column in a spreadsheet: the cost is zero.

Should I generate images at final resolution?

Explore at 1280 × 720 for speed, finish at 1920 × 1080. But always generate at the right aspect ratio from the exploration onwards: a composition found in square does not crop to 16:9 without losing what made it good.

Is my laptop enough?

For the text part, yes — the small Gemma 4 sizes run on a laptop. For image, from about 12 GB of VRAM with the lighter models. For video, that is where it is decided: time one take with a stopwatch as chapter 3 asks, multiply by 80, and you will know. If the total exceeds the time you have, use the studio machines for video.

What exactly do I have to install on my machine?

The LlmOnLan client, for the text side: roughly a 100 MB installer, plus about 700 MB downloaded on first launch. Allow 1 GB and do it before the session, at home — twenty-five simultaneous downloads will saturate the school network.

Plus ComfyQ Discovery, strongly advised: it is what shows you which studio machine is free and opens its booking page. ComfyQ itself opens in a browser — including on a phone — so for image, video and sound there is nothing else to install.

A security warning on first launch is normal: the installers are unsigned. Per-OS details and bypasses are in chapter 3.

I have an Intel Mac. Does this work?

For the LlmOnLan client, no: it exists only as an Apple Silicon build (M1 and later). Three options — use a studio workstation for the text side, use another chat model your tutor will point you to, or pair up with someone.

It does not block the rest of the course: ComfyQ works in any browser, so the whole image, video and sound side — the bulk of the module — stays available from an Intel Mac. And ComfyQ Discovery does ship an Intel build.

The model refuses a shot or keeps making the same error. Why?

Three causes, in order of frequency: the prompt is overloaded and the model is arbitrating for you; the requested geometry is too specific for text and must be supplied as a depth or edge map (chapter 13); or the shot asks for something table 14.2 flags as out of reach in three seconds.

Can I use an online service instead of the lab?

Ask your tutor. Two points concern you: reproducibility — many services do not return the seed, which makes your Deliverable B non-reproducible — and confidentiality, if your site belongs to a client. Also check what the service's terms say about ownership of your outputs, as chapter 18 requires.

Sound, edit, delivery
I could not record sound on site. What do I do?

Go back if you can: three minutes on a phone beats nothing, and it is the module's highest-return hybrid axis. If the site is inaccessible, combine several licensed ambiences of the same acoustic nature and declare it in the credits. But say so plainly at the crit: it is a limitation of the work, not a detail to hide.

Do I need music?

Ask the opposite question first. On a film grounded in a real place, music often covers exactly what you went out to get. Try a version without: many students prefer it. If you use it, it enters at the turn and exits before the last shot.

My shots have different colours. Do I regenerate?

No. That is normal and it is the grading's job, in the edit, where you see all twenty shots side by side in motion. Unifying before video generation is work to redo, because the video model reinterprets colour.

Is the animatic compulsory?

It is stage 10 and it is the highest-return operation in the manual. An hour's work, no GPU compute, and it reveals the breakdown faults neither the shot sheet nor the contact sheet shows. Skipping it means accepting that you will find a rhythm problem after eight hours of video generation.

I have three days left and six shots are unfinished.

Stop generating and edit. A complete film at eighteen shots, cut, graded and mixed, is worth infinitely more than twenty shots never assembled. First see whether the edit can absorb the gaps: two shots can often merge, a cutaway can replace a complex shot. Note the decision in the log — an owned trade-off defends very well at a crit.

Do I work at 24 or 25 frames per second?

24, because it is what video models output. Move to 25 only if a submission demands it in writing, and then once, at the end, on the finished film, with pitch correction on the audio. See §10.4.

My film is right in the edit and washed out in the browser. Why?

A colour-space mismatch at export. Export Rec.709 / sRGB, then open the exported file in the browser you will show it in — and do not declare the grade finished until after that test. See §17.6.

There are steps across my sky. Is it the model?

Almost never. It is your grade on an 8-bit image: 256 levels are not enough for a steep curve. Add grain, lighten the correction, and work in 10 bits if your tool allows. See §10.4.

How do I stop it looking like AI?

In the edit: uniform grain, a little blur on fast movement, movement that accelerates and slows, and one ordinary element somewhere. But most of it is decided earlier — a specific reference set, and only asking for what the model can hold. All of §17.4 is about this.

How long do I keep the files?

The archived folder, indefinitely: without the rejected takes it weighs very little. Throw away the sixty unused takes at the end of the module. And if a consent provided for deleting a model trained on a face, delete it and note it in the log. See §17.8.

Law and assessment
Can I submit my film to an open call?

Yes, and you are encouraged to. Read the assignment clause first: some calls ask for an exclusivity that would stop you showing the film anywhere else, portfolio included. Check too that the licences of your sounds and reference images cover distribution outside the school. See §17.7 and §18.3.

Do I have to write "made with AI" on the picture?

No. For an evidently creative work, the European transparency obligation is limited to disclosing the existence of generated content in an appropriate manner that does not hamper the work: a clear mention in the end credits is enough. Machine-readable marking, meanwhile, falls on the providers of the tools, not on you. See chapter 18.

Can I base a character on the face of someone I know?

With their written consent, yes. Without it, no — and this is not a formality: generating a real person's face without their agreement is a manipulation of their image, whatever your intention. The simplest and safest route remains yourself or a consenting classmate, with the option of deleting the files at the end of the module.

Can I name a photographer or director in my prompt?

A movement, a period, a technical process: no problem. A living artist's name: avoid it, for three reasons — it is legally contested, artistically weak, and it says your style is borrowed. Describe instead what you see in their work: palette, contrast, focal length, quality of light. You will get the same look and you will have learned to look.

What am I actually marked on?

Four axes announced in the front matter: grounding (is the film about the site you documented?), consistency (does it hold across twenty shots?), intent (does the breakdown serve an argument?) and method (could someone else remake your film from the dossier?). Technical image quality is not an axis: it serves the other four.

Can a film made entirely with "Core" technique get a good mark?

Yes, and it regularly does. Advanced techniques — LoRA, depth control, 3D reconstruction — earn no marks in themselves. A film with a solid breakdown, consistent and well cut using only core tools, comes ahead of a film that piles on technique with nothing to say. It is written in the front matter and it is true.

Référence Reference

Glossaire FR / EN

Glossary FR / EN

Les termes anglais de la deuxième colonne sont ceux à écrire dans un prompt ou à chercher dans une interface. La plupart des outils n’existent qu’en anglais.

The English terms in the second column are the ones to write in a prompt or look for in an interface. Most tools exist only in English.

FrançaisEnglishDéfinitionDefinition
AgrandissementUpscalingAugmentation de la résolution d’une image ou d’une vidéo. Amplifie les artefacts autant que les détails.Increasing the resolution of an image or video. Amplifies artefacts as much as detail.
AmbianceAmbience, room toneEnregistrement long du fond sonore d’un lieu. Sert de couche continue sous tout le film.A long recording of a place's background sound. Serves as the continuous bed under the whole film.
AnimatiqueAnimaticMontage des images fixes à leurs durées définitives, avec le son. Le film avant la vidéo.The stills cut at their final durations, with sound. The film before the video.
C2PAC2PA Norme de métadonnées de provenance inscrites dans un fichier. Ne survit presque jamais à un ré-encodage : son absence ne prouve rien.A provenance-metadata standard embedded in a file. Almost never survives a re-encode: its absence proves nothing.
CadenceFrame rate Nombre d’images par seconde. 24 dans ce cours, décidé une fois et jamais changé en cours de route.Frames per second. 24 in this course, decided once and never changed midway.
Carte de profondeurDepth mapImage en niveaux de gris codant la distance. Sert à imposer les volumes d’une scène au modèle.A greyscale image encoding distance. Used to impose a scene's volumes on the model.
Charte de cohérenceConsistency bibleTexte court, immuable, recopié dans chaque prompt pour tenir un personnage, un lieu ou un style.A short, immutable text copied into every prompt to hold a character, place or style.
Contre-plongéeLow angleCaméra sous le sujet, regardant vers le haut. Grandit, monumentalise.Camera below the subject, looking up. Enlarges, monumentalises.
DébruitageDenoiseLe processus par lequel un modèle de diffusion transforme du bruit en image. Le réglage denoise dose ce qui est conservé d’une image d’entrée.The process by which a diffusion model turns noise into an image. The denoise setting controls how much of an input image is kept.
DécoupageShot breakdownDivision d’un scénario en plans numérotés, avec échelle, angle, durée et intention.Dividing a screenplay into numbered shots, with size, angle, duration and intent.
DériveDriftPerte progressive de cohérence au fil d’un plan ou d’une série de plans. La panne caractéristique de la génération.Progressive loss of consistency along a shot or a series of shots. Generation's characteristic failure.
ÉchantillonneurSamplerL’algorithme de débruitage employé. Affecte le rendu à la marge.The denoising algorithm used. Affects the look at the margin.
Échelle de planShot sizeLa part du sujet occupant le cadre, du très large au très gros plan.How much of the subject fills the frame, from very wide to extreme close-up.
Espace colorimétriqueColour space L’ensemble des couleurs qu’un fichier décrit, et la façon de les interpréter. Rec.709 / sRGB ici, du modèle jusqu’à l’export.The set of colours a file describes, and how they are interpreted. Rec.709 / sRGB here, from the model through to export.
ÉtalonnageColour gradingHarmonisation et mise en style des couleurs au montage. C’est là que les vingt plans deviennent un film.Harmonising and styling colour in the edit. Where twenty shots become one film.
Faux raccordJump cut, continuity errorRupture visuelle entre deux plans consécutifs : échelles trop proches, lumière qui change, direction inversée.A visual break between consecutive shots: sizes too close, light changing, direction reversed.
Feuille de plansShot sheet, shot listLe tableau d’une ligne par plan qui pilote toute la production. Le document pivot du projet.The one-row-per-shot table that drives the whole production. The project's pivot document.
GraineSeedLe nombre qui détermine le point de départ aléatoire d’une génération. Même graine, même résultat.The number determining a generation's random starting point. Same seed, same result.
GrainFilm grainTexture ajoutée uniformément en fin de montage. L’outil d’unification le plus efficace pour le moins d’effort.Texture added uniformly at the end of the edit. The most effective unifying tool for the least effort.
GuidageGuidance, CFGLe degré d’obéissance du modèle au texte. Trop haut : image dure. Trop bas : prompt ignoré.How closely the model obeys the text. Too high: hard image. Too low: prompt ignored.
Hors-champOff-screenCe qui existe dans la scène sans être dans le cadre. Le son hors champ est le moyen le plus économique de créer de l’espace.What exists in the scene without being in frame. Off-screen sound is the cheapest way to create space.
HypertrucageDeepfakeContenu généré ou manipulé ressemblant à une personne réelle. Soumis à une obligation de divulgation même sans intention de tromper.Generated or manipulated content resembling a real person. Subject to disclosure even with no intent to deceive.
Image cléKey frameL’image validée qui sert de première image à un plan vidéo. Jugée comme un départ de mouvement, pas comme une image.The approved image that serves as a video shot's first frame. Judged as a start of movement, not as an image.
Image vers vidéoImage-to-video, i2vGénération d’un clip à partir d’une image de départ. Le mode employé dans tout ce cours.Generating a clip from a start frame. The mode used throughout this course.
InterpolationFrame interpolationCréation d’images intermédiaires pour fluidifier ou ralentir. Invente des images fausses sur un mouvement rapide.Creating intermediate frames to smooth or slow motion. Invents false frames on fast movement.
LLMLLM, large language modelModèle de langage. Écrit, restructure, et — s’il est multimodal — décrit vos images.Language model. Writes, restructures, and — if multimodal — describes your images.
LoRALoRAPetit modèle additionnel entraîné sur un sujet ou un style précis, appliqué par-dessus un modèle principal.A small additional model trained on a specific subject or style, applied on top of a base model.
LUFSLUFS Unité de niveau sonore perçu, moyennée sur la durée. −14 LUFS pour le web ; voir §17.6.Unit of perceived loudness, averaged over duration. −14 LUFS for web; see §17.6.
MasterMaster L’export de meilleure qualité, gardé à l’archive. Toutes les autres versions en découlent ; lui seul exige de rouvrir le montage.The highest-quality export, kept in the archive. Every other version derives from it; only it requires reopening the edit.
Modèle de diffusionDiffusion modelModèle d’image qui part de bruit et le débruite jusqu’à l’image. Sans aucune mémoire entre deux générations.An image model that starts from noise and denoises to an image. With no memory between generations.
Modèle omni-modalOmni-modal modelModèle qui lit plusieurs modalités — texte, image, vidéo, son — dans un seul contexte et peut en produire plusieurs. Il occupe à lui seul des rôles jusque-là séparés.A model that reads several modalities — text, image, video, sound — in one context and can output several. It fills roles that used to be separate.
NommageNaming conventionLe système de noms de fichiers. P07_t02.mp4 : plan 07, prise 02.The filename system. P07_t02.mp4: shot 07, take 02.
PanoramiquePanRotation de la caméra sur son axe. Le décor qui entre dans le cadre est inventé au fur et à mesure.Rotating the camera on its axis. The set entering frame is invented as it goes.
PhotogrammétriePhotogrammetryReconstruction d’un volume 3D à partir de photographies se recouvrant.Reconstructing a 3D volume from overlapping photographs.
PlanShotL’unité du film : une prise continue, ici trois secondes. Aussi l’unité de nommage, de suivi et d’évaluation.The unit of the film: one continuous take, here three seconds. Also the unit of naming, tracking and assessment.
Planche contactContact sheetVignettes de toutes les images côte à côte. Le seul moyen de voir si vingt images forment un film.Thumbnails of all the images side by side. The only way to see whether twenty images form a film.
PlongéeHigh angleCaméra au-dessus du sujet, regardant vers le bas. Domine, cartographie.Camera above the subject, looking down. Dominates, maps.
PostérisationBanding Marches visibles dans un dégradé, produites par un étalonnage appuyé sur une image 8 bits. Le grain les masque.Visible steps in a gradient, produced by a heavy grade on an 8-bit image. Grain masks them.
Première / dernière imageFirst / last frame, FLF2VGénération contrainte aux deux extrémités du plan. Supprime la dérive de fin et garantit les raccords.Generation constrained at both ends of the shot. Removes end drift and guarantees cuts.
PriseTakeUne génération vidéo parmi plusieurs pour le même plan. On en garde une.One video generation among several for the same shot. You keep one.
Profondeur de bitsBit depth Nombre de niveaux par canal de couleur. Les modèles sortent en 8 bits, d’où la postérisation dès qu’on étalonne fort.Number of levels per colour channel. Models output 8 bits, hence banding as soon as you grade hard.
Profondeur de champDepth of fieldL’étendue de netteté. Courte pour isoler un sujet, grande pour montrer un décor.The range of sharpness. Shallow to isolate a subject, deep to show a set.
PromptPromptL’instruction textuelle donnée au modèle. Ici toujours structurée en trois blocs.The text instruction given to the model. Here always structured in three blocks.
Prompt négatifNegative promptCe que le modèle doit éviter. À garder court, et à n’étoffer qu’après avoir constaté un défaut.What the model should avoid. Keep it short, and only extend it after observing a fault.
PrévisualisationPrevizBlocage grossier d’un plan en 3D pour en fixer la caméra et l’action avant génération.Rough 3D blocking of a shot to fix its camera and action before generation.
RaccordCut, match cutLe passage d’un plan au suivant. Tient par la continuité de l’espace, de la lumière et du mouvement.The passage from one shot to the next. Holds by continuity of space, light and movement.
Rapport de cadreAspect ratio La forme du cadre — 16:9 par défaut. Se choisit avant la première image et ne se recadre pas après.The shape of the frame — 16:9 by default. Chosen before the first image, not cropped to afterwards.
Référence multipleMulti-referencePlusieurs images fournies en entrée pour ancrer une identité ou un lieu. Aujourd’hui la méthode de cohérence la plus efficace.Several images supplied as input to anchor an identity or a place. Currently the most effective consistency method.
Son en avancePre-lapLe son du plan suivant commençant avant la coupe. Fait tenir un raccord fragile.The next shot's sound starting before the cut. Holds a fragile cut together.
Splats gaussiensGaussian splattingReconstruction 3D photoréaliste à partir de prises de vue, sans maillage. Rapide, et bonne sur les matières que la photogrammétrie rate.Photorealistic 3D reconstruction from footage, without a mesh. Fast, and good on materials photogrammetry misses.
Suffixe de styleStyle suffixLa chaîne invariable ajoutée à la fin de chaque prompt. Ne change jamais, pas une virgule.The invariable string appended to every prompt. Never changes, not one comma.
Transfert de mouvementMotion transferApplication à votre image du mouvement extrait d’une vidéo de référence : pose, rythme, caméra.Applying movement extracted from a reference video to your image: pose, rhythm, camera.
TravellingDolly, tracking shotDéplacement de la caméra elle-même. dolly in est le mouvement le plus fiable en génération après le plan fixe.Movement of the camera itself. dolly in is the most reliable move in generation after the static shot.
Unité de temps et d’espaceUnity of time and placeLa contrainte de continuité : une heure, une direction de lumière, une géographie tenue sur les vingt plans.The continuity constraint: one hour, one light direction, one geography held across twenty shots.
VRAMVRAMLa mémoire de la carte graphique. La seule contrainte qui décide de ce que vous pouvez charger.Graphics card memory. The only constraint that decides what you can load.

Récits génératifs — Manuel de production · Édition 2026.1

Zaki Jawhari · L’École de Design Nantes Atlantique

Ce manuel est un document vivant. Les noms de modèles cités datent d’août 2026 ; la méthode est faite pour leur survivre. Signalez toute erreur ou tout modèle périmé à votre encadrant.

Outils de l’atelier — le pipeline décrit ici repose sur deux outils développés à l’École de Design Nantes Atlantique par b2renger : ComfyQ, réservation et file d’attente devant ComfyUI, et LlmOnLan (MIT), client de conversation adossé aux GPU de l’école. Sans eux, ce cours demanderait à chaque étudiant d’installer et d’administrer sa propre chaîne.

Generative Narratives — Production Manual · Edition 2026.1

Zaki Jawhari · L'École de Design Nantes Atlantique

This manual is a living document. The model names quoted date from August 2026; the method is built to outlive them. Report any error or stale model to your tutor.

Studio tools — the pipeline described here rests on two tools built at L'École de Design Nantes Atlantique by b2renger: ComfyQ, booking and job queue in front of ComfyUI, and LlmOnLan (MIT), a chat client backed by the school's GPUs. Without them this course would require every student to install and administer their own chain.